Prévention, Risques et Traitements des Blessures en Stand Up Paddle

La pratique du Stand Up Paddle (SUP) rencontre un succès populaire depuis longtemps et davantage ces deux dernières années. Ce sport, qui semble accessible à tous, même sans expérience préalable, nécessite une préparation physique et une vigilance accrue pour éviter les accidents. Malgré une apparente tranquillité sur les lacs et les cours d’eau, le SUP comporte des risques réels qu'il convient de comprendre pour garantir une pratique longue et sûre.

Fondamentaux de la sécurité en SUP

La première étape pour éviter les blessures en stand up paddle est de choisir le bon équipement. Assurez-vous d’avoir une planche adaptée à votre niveau de compétence et à votre taille. Le choix de votre équipement est crucial pour pratiquer le SUP sans risques. Le saviez-vous ? Votre chiropratique peut également vous conseiller sur l’équipement pour éviter les blessures liées à de mauvaises postures ou à un matériel mal adapté.

En ce qui concerne les règles de navigation, si dans la zone des 300 mètres, proche des côtes, il n’est pas obligatoire de porter un gilet de sauvetage, cela est recommandé. Dès qu’on dépasse cette zone des 300 mètres, on entre dans la catégorie « embarcation homologuée mer ». Soit, pour le SUP une planche rigide de plus de 11,6 pieds minimum ou un paddle gonflable de 11,6 pieds minimum avec double chambre. Le gilet est alors obligatoire. Notez enfin que certains plans d’eau, fleuves, rivières ou lacs, ont des réglementations spécifiques et peuvent exiger le port du gilet. Sur les eaux suisses, les paddleurs doivent emporter avec eux une veste de sauvetage ou une aide à la flottabilité reconnue. Il est également conseillé de consulter les prévisions météorologiques et de se renseigner sur la température de l’eau avant de prendre le large.

Les conditions météorologiques peuvent avoir un impact significatif sur votre sécurité en stand up paddle. Évitez de vous aventurer par temps venteux ou par temps de tempête. Une vérification des prévisions météorologiques et un bon équipement s’imposent. Sur l’eau, il est essentiel de respecter les règles de priorité pour éviter les collisions et les blessures.

Gestion des chutes et utilisation du leash

La plupart des accidents de paddle sont des chutes. Les paddleurs perdent l'équilibre, tombent sur la planche ou se blessent en touchant le fond de l'eau. Le leash est un cordon qui relie la planche au paddleur. Il lui évite de perdre sa planche au cas où il tomberait à l'eau. Ce cordon doit être suffisamment long pour éviter que la planche heurte la tête ou le corps du paddleur en cas de chute.

Lire aussi: Tout savoir sur le syndrome de l'épaule du nageur

En eau libre, le leash devrait être fixé à une ceinture de sécurité portée autour de la taille. Sur une rivière, si vous tombez de la planche alors que vous êtes en train de passer sous un pont ou près d'un arbre, le leash risque de rester accroché à une branche ou de s'enrouler autour de la pile du pont. Si le courant est fort, vous n'avez aucun moyen d'ouvrir le leash attaché à votre pied. Avec une ceinture de sécurité à la taille, il suffit d'appuyer sur un bouton pour se libérer et remonter à la surface. Mettez le leash en lac, mais pas sur les cours d’eau. Grâce à ces quelques règles, vos sorties en SUP se dérouleront sans encombre.

Pathologies de l'épaule et surmenage neuromusculosquelettique

Comme toute activité physique, la planche à pagaie sollicite votre corps et nécessite une préparation adéquate ainsi qu’une posture optimale pour protéger votre système neuromusculosquelettique. Au centre des débats scientifiques que ce soit dans le sport ou en dehors, l’épaule suscite beaucoup de questions. Malheureusement, avec le recul que l’on commence à avoir sur la pratique du SUP, c’est sans grande surprise que l’on relate de nombreuses blessures d’épaule lors de la pratique. La majorité de ces blessures sont des pathologies de surcharge de type tendinopathies.

L’épaule est une articulation qui permet des mouvements de grandes amplitudes et dans tous les plans de l’espace. Pour la plupart des gens, l’épaule se résume à l’articulation qui se trouve sous le muscle deltoïde, ce qui est extrêmement réducteur. Il est nécessaire de distinguer les muscles stabilisateurs, qui permettent à l’épaule d’être stable et bien positionnée en statique et dynamique, et les muscles mobilisateurs, qui permettent les mouvements amples et la force.

Pour prévenir ces douleurs, un travail de mobilité est essentiel. Le travail de mobilité passif, type étirements passifs, doit être réalisé en dehors des séances car le stretching passif avant l’effort provoque une diminution des performances, et après l’effort provoque une aggravation des micro-lésions musculaires causées par l’entraînement. Maintenez la position entre 30 secondes et 1 minute. Le travail de mobilité active consiste à réaliser des gestes spécifiques demandant une grande amplitude de mouvement en augmentant la vitesse d’exécution progressivement, comme les étirements balistiques ou le mouvement de balancier.

Traumatismes des membres inférieurs et autres blessures

Environ la moitié des blessures concernent les membres inférieurs. Les blessures au genou représentent 12 % des accidents. Il s'agit surtout de luxations, d'entorses, de foulures et de déchirures musculaires, ligamentaires et des ménisques. Des paddleurs ayant marché sur des pierres ou des cailloux coupants présentent souvent aussi des plaies ouvertes aux pieds. Les blessures touchent également les mains et les doigts ainsi que le tronc et le postérieur.

Lire aussi: Salons Nautiques: définition et événements clés

Il est crucial d'apprendre à pagayer correctement, à garder l’équilibre et à manœuvrer votre planche. Avant de vous lancer dans une session de SUP, prenez le temps de vous échauffer correctement. Pendant votre session de stand up paddle, assurez-vous de rester hydraté en buvant régulièrement de l’eau. Enfin, écoutez toujours votre corps et respectez vos limites. Ne vous surestimez pas et ne prenez pas de risques inutiles. Si la douleur persiste au-delà de quelques jours, ne la négligez pas, consultez votre chiropraticien.

Risques thermiques et conditions de baignade

L'hydrocution ou choc thermique est un facteur de syncope et de noyade. Provoqué par une différence trop importante de température entre l’air et l’eau, par exemple plus de 10°C, il constitue une énorme situation de stress pour le corps. Un saut dans l’eau froide sans période d’adaptation préalable peut conduire à une rétractation des veines et à une forte chute de la pression sanguine. Cela exerce alors une pression énorme sur la circulation, ce qui peut conduire, dans le pire des cas, à un infarctus ou à un AVC.

Certains signes préviennent d’une hydrocution, comme des crampes, des frissons, des troubles visuels ou auditifs, des maux de tête, des démangeaisons, une sensation de malaise ou de fatigue intense. En cas de choc thermique, il est impératif de faire des gestes de la main, demander de l’aide en premier lieu, sortir de l’eau et se réchauffer. Pour éviter un choc thermique ou un coup de soleil, il faudra prévoir une combinaison en néoprène et une protection solaire. La pratique du paddle exige un certain savoir-faire, et prendre des précautions de sécurité et bien choisir son équipement permet de réduire le risque d'accident. La Fédération Française de Surf ne peut être qu’attristée de l’accident survenu jeudi dernier sur la rivière Tarn, sur la commune de Couffouleux, suite auquel une jeune fille de 16 ans est décédée de ses blessures à l'hôpital, malgré l’intervention des pompiers qui étaient parvenus à la réanimer à sa sortie de l’eau, alors qu’elle était en arrêt cardio-respiratoire. De même, des drames peuvent survenir dans des zones où la baignade et les activités nautiques sont strictement interdites par arrêté municipal.

Comparaison avec les contraintes mécaniques du padel

Le paddle-tennis, bien qu'étant un sport de raquette distinct, partage certaines problématiques de traumatologie sportive. Reconnaître et comprendre les blessures les plus courantes associées à la pratique du paddle-tennis est essentiel pour prévenir leur apparition ou les identifier précocement. L'épicondylite, ou tennis elbow, représente l'une des blessures les plus courantes, se manifestant par une douleur aiguë et une faiblesse de la préhension.

Le lumbago, dû aux mouvements constants de flexion, d'extension et de rotation, est également fréquent. Les entorses de la cheville, causées par des changements brusques de direction et des mouvements intenses, provoquent douleurs et gonflements. La tendinite de la coiffe des rotateurs survient en raison de mouvements de frappe répétitifs, tandis que la rupture fibrillaire du mollet et la tendinite d'Achille illustrent les risques liés aux changements de direction rapides et aux tensions excessives. Comme pour le SUP, la prévention passe par une formation spécifique et un renforcement musculaire adapté. Lorsqu’il s’agit de soigner des blessures sportives, le choix d’un centre spécialisé devient un facteur crucial pour assurer une guérison réussie.

Lire aussi: Voile SUP pour débutants

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *