Le Kayak à Voile en Polyéthylène et ses Configurations Polyvalentes : Un Guide Complet pour la Navigation Assistée

L'attrait des vastes étendues maritimes et la quête d'une navigation moins dépendante de l'effort physique ont conduit de nombreux passionnés à envisager le kayak à voile. L'idée de recourir de temps en temps à la voile, notamment pour faire face à des distances parfois grandes entre les îles, s'est imposée comme une solution ingénieuse. Cette approche permet de transformer l'expérience du kayak, offrant une propulsion d'appoint pour diminuer la fatigue sur de longues distances, sans pour autant viser les records de vitesse. Que ce soit sur la mer Ionienne en Grèce ou le long des côtes françaises comme la Corse, l'intégration d'un gréement à un kayak, y compris ceux fabriqués en polyéthylène, ouvre de nouvelles perspectives pour les expéditions nautiques.

Le Concept du Kayak à Voile : Propulsion d'Appoint et Réduction de la Fatigue

L'objectif principal de l'ajout d'une voile sur un kayak est de fournir une assistance supplémentaire, particulièrement bienvenue lors de longs parcours. La voile sur kayak signifie avant tout une propulsion d’appoint pour diminuer la fatigue sur de longues distances, et non un moyen de battre des records de vitesse. Cette philosophie met l'accent sur le confort et l'endurance, permettant aux kayakistes d'explorer davantage sans s'épuiser. L'utilisation de la voile peut ainsi transformer une expédition exigeante en une aventure plus accessible et agréable.

L'efficacité de cette propulsion d'appoint varie considérablement selon les conditions de vent et la configuration du gréement. Dans des conditions de vent favorable, notamment au portant ou au grand largue, l'assistance de la voile peut être très significative, réduisant considérablement la nécessité de pagayer. Cette capacité à naviguer avec le vent est particulièrement appréciée pour les traversées entre îles, où les distances peuvent être importantes et la fatigue s'accumuler rapidement. Une petite voile de 0.45 m², par exemple, utilisée derrière l’hiloire d’un kayak monoplace (K1), peut être impeccable jusqu'à force 4, du largue au vent arrière. Cependant, par force 5 à 6 et des creux de 1.50m en vent arrière, la traction d’un mat avant ou d’un cerf-volant peut être plus adaptée, exigeant parfois des manœuvres de direction plus délicates. L'intégration de la voile modifie donc non seulement la dynamique de propulsion mais aussi les techniques de navigation requises, invitant le pagayeur à développer de nouvelles compétences véliques.

Le Choix du Kayak et les Adaptations Matérielles

Le choix du kayak constitue une étape fondamentale dans la concrétisation d'un projet de kayak à voile. Les spécificités du kayak, qu'il soit monoplace ou biplace, ainsi que son matériau, influencent directement les adaptations nécessaires et les performances attendues.

Kayak Double vs. Monoplace pour la Navigation Solo

Une question récurrente concerne le choix entre un kayak monoplace et un kayak biplace pour une personne naviguant seule. Il est clair qu'un kayak double, même utilisé en solo, représente une dépense d'énergie potentiellement plus importante qu'un monoplace pour une seule personne. En effet, on dépense évidemment plus d’énergie pour faire avancer tout seul un bateau plus lourd, avec plus de prise au vent. Les réponses à ce dilemme sont pragmatiques : pour deux personnes, un kayak double sera plus économique que deux monoplaces en termes d'effort partagé ; en revanche, pour une personne, un kayak monoplace sera plus économique qu’un double.

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Cependant, au-delà de la simple dépense énergétique, l'utilisation d'un kayak double en solo pose des problèmes d'équilibrage. Si la personne doit pagayer toute seule dans un kayak biplace, sa position dans le bateau, nécessairement à l’arrière (sur un bateau à deux hiloires), va entraîner des difficultés d'équilibrage et l'obliger à charger l'avant pour naviguer correctement. Cette contrainte peut altérer le comportement du bateau et rendre la navigation moins agréable. Certains modèles comme le Wayland Amazon II Expedition, un biplace démontable de 530 cm x 90 cm, proposent un seul hiloire, ce qui permet au navigateur solo de se positionner plus au centre et d'optimiser ainsi l'équilibre du bateau, surtout lorsqu'il est chargé et assisté par la voile.

Adaptations Spécifiques et Exemples de Modèles

Pour transformer un kayak classique en kayak à voile, des adaptations sont souvent nécessaires, surtout si le constructeur n'a pas d'expérience directe dans ce domaine. Le constructeur polonais de kayaks Aquarius, par exemple, se propose à faire les adaptations nécessaires sur leurs kayaks pour pouvoir monter une voile, mais il est crucial de lui spécifier les exigences exactes. Le modèle Aquarius Explorer 565, long de 565 cm et large de 70 cm, en diolen/kevlar, est un exemple de kayak pour lequel de telles modifications peuvent être envisagées.

D'autres modèles, comme le Klepper Aerius biplace de 520 cm, sont réputés pour leur capacité à être équipés d'un gréement performant, avec des systèmes dérives/voiles jugés très efficaces. Le Nautiraid est également mentionné comme un kayak pouvant être adapté à la voile. Les solutions existent aussi pour les kayaks démontables et les bateaux plus artisanaux, ou « bicolages », soulignant la polyvalence des adaptations possibles.

Matériaux du Kayak et Protection

Le matériau du kayak joue un rôle dans sa durabilité et sa capacité à supporter les contraintes du gréement. Alors que le diolen/kevlar est mentionné pour l'Aquarius Explorer 565, la question du polyéthylène, bien que moins détaillée pour la coque dans les informations fournies, est pertinente car ce matériau est très répandu pour les kayaks de loisir et d'expédition.

Les kayaks en "plastique", souvent fabriqués en polyéthylène, peuvent bénéficier de renforcements pour mieux résister aux chocs et à l'usure. L'idée serait d’ajouter une couche tampon "réparable" pour protéger le dessous du kayak. Certains kayakistes ont protégé la pointe arrière de leur kayak, l’un avec du kevlar carbone, l’autre avec du carbone avec bande de soudure sur les arrêtes, à l'instar des bateaux de slalom. Une seule couche de fibre appliquée sur du scotch autour de la pointe arrière peut suffire et bien tenir. Ces protections sont importantes, d'autant que le kayak à voile, surtout s'il est équipé de stabilisateurs, peut être soumis à des contraintes différentes de celles d'un kayak de pagayage pur. De plus, il est utile de se rappeler que la résine est aussi un matériau polymère, ce qui ouvre la voie à diverses solutions de réparation et de renforcement pour les kayaks, qu'ils soient en polyéthylène ou en composites.

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Gréement de Voile : Mâts et Voiles pour Kayak

La configuration du gréement, incluant le nombre et le positionnement des mâts ainsi que le type de voiles, est essentielle pour l'efficacité et la maniabilité d'un kayak à voile. Ces choix dépendent largement de l'objectif de navigation, qu'il s'agisse de simple propulsion d'appoint ou d'une ambition plus vélique.

Nombre de Mâts : Un ou Deux ?

La question de savoir s'il suffit d'un seul mât ou s'il en faut deux est cruciale. Le Belouga 2, à peine 25 cm plus long que l’Aquarius, en est équipé de deux. Cependant, pour minimiser l'encombrement du kayak et si l'objectif est une voile d'appoint sans grande surface, un seul mât peut suffire. Un gréement simple est souvent préféré pour la facilité de montage, de démontage et de stockage, des considérations importantes en kayak. L'idée du mat "bipodes" a également été évoquée, offrant une alternative potentiellement stable.

Positionnement du Mât : Avant, Central ou Arrière ?

Le positionnement du mât a un impact direct sur l'équilibre du bateau et sa capacité à capter le vent. Trois emplacements principaux sont envisagés : au milieu du bateau entre les deux pagayeurs, devant le pagayeur de tête, ou même derrière l’hiloire. Un positionnement central (mât et dérives) paraît souvent simple à mettre en œuvre. Cependant, un positionnement à l’avant n’est pas impossible et correspond mieux à l’équilibre d’un voilier classique, influençant favorablement la position de la poussée vélique par rapport au centre de gravité du bateau. Pour des petites voiles, un positionnement derrière l’hiloire peut être suffisant, comme pour une voile de 0.45 m² sur un K1. Ce choix doit également prendre en compte l'interaction du mât et de la voile avec les pagayeurs.

Types de Voiles et Surfaces

La variété des voiles adaptables aux kayaks est large. On peut envisager une seule voile ou deux. Une voile d’avant, comme un foc, un génois, ou un spinnaker, est souvent la première option. Elle peut être équilibrée par une voile "arrière". Certaines voiles, comme celles proposées par SailboatsToGo, sont un mélange de "voile latine/pince de crabe", fonctionnant bien, mais plutôt à l’avant. La voile "Égyptienne" est la plus archaïque, très efficace en vent arrière et seulement. Pour des surfaces plus importantes, le cerf-volant type kite à 2 brins apporte une solution intéressante, notamment par l’absence de mât et de couple renversant, bien que non encore testée par tous. La toile de cerf-volant se trouve sans problème au mètre, offrant une option pour la fabrication artisanale de voiles.

La surface de la voile est un autre facteur important. Un gréement de 5 m², comme le S2, est mentionné pour un Klepper Aerius biplace. Si la voile est destinée à être une simple assistance aux allures portantes, une surface modérée est préférable. Le choix d’une surface réduite est également sage pour une première expérimentation avec des éléments de récupération.

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Interaction avec la Pagaie

L'un des défis majeurs du kayak à voile est la coordination entre la propulsion vélique et la pagayée. Quand la voile est trop proche de soi, on n’arrive pas à pagayer en même temps, c'est soit l'un, soit l'autre. En navigation solo, cela peut être géré plus facilement, mais à deux, l'utilisation d'un foc sans les haubans peut être nécessaire car autrement, la personne proche du mât ne peut pagayer. Cette contrainte influe sur le positionnement du mât et sur le type de gréement choisi, privilégiant souvent des configurations qui libèrent l'espace de pagayage.

Le Rôle Crucial des Dérives pour la Performance Vélique

Les dérives sont des appendices essentiels pour tout bateau à voile, et le kayak ne fait pas exception, surtout lorsque l'on souhaite sortir des allures portantes pour naviguer plus près du vent. Leur présence est déterminante pour la capacité du kayak à remonter au vent et à maintenir un cap précis.

Types de Dérives : Sabre, Pivotante, Latérales

Il existe plusieurs types de dérives, chacune ayant ses spécificités. La dérive sabre, comme celle que l'on trouve sur les Belouga, est un choix courant et offre une bonne performance. Une autre option est la dérive pivotante, qui permet de réduire la profondeur de tirant d'eau en la relevant. Enfin, les dérives latérales, comme celles utilisées sur les démontables Kleeper, offrent une grande flexibilité et peuvent être positionnées de manière asymétrique (par exemple, seulement celle sous le vent). Le choix d'une dérive sabre a été fait par certains, tandis que d'autres louent l'efficacité des systèmes dérives/voiles de Klepper, Nautiraid, et les réalisations "bricolées" de Pataphilippe, qui permettent de remonter le vent sans trop de problème.

Importance de la Dérive pour la Remontée au Vent

La dérive centrale est indispensable pour remonter au vent. Sans elle, le kayak, par sa forme de coque peu propice à la stabilité de cap sous voile, dériverait fortement latéralement. Cependant, aux allures portantes (vent arrière ou grand largue), la dérive est moins cruciale, le gouvernail devenant alors l'élément clé pour diriger le bateau. S'il s’agit de n’utiliser la voile qu’au portant, on peut même se passer de dérive et utiliser seulement le gouvernail. Des expériences ont montré que jusqu’au grand largue, le dérapage est à peine perceptible, même avec un Nautiraid. En revanche, si l'on souhaite naviguer au travers ou remonter un peu le vent, la dérive devient utile. Pour ne pas compliquer l’adaptation du bateau, le plus simple est d’opter pour les dérives latérales. Il est même possible d’envisager de ne placer que celle sous le vent, à condition de pouvoir la déplacer bâbord ou tribord selon la navigation.

Pour espérer remonter un peu le vent, un gréement "équilibré" (voile d’avant + marconi ou mieux houari à l’arrière) combiné à des dérives latérales et un gouvernail est recommandé. Il est important de noter que le kayak ne prend pas toutes les aptitudes d’un dériveur classique, et la remontée au vent restera toujours un compromis.

Une ou Deux Dérives

La question du nombre de dérives se pose également. Pour un kayak long de 565 cm, une seule dérive sabre peut suffire, mais des configurations avec deux dérives, comme sur le Belouga 2 à voiles, sont également courantes et peuvent offrir une meilleure performance et un meilleur équilibre. Pour les configurations multicoques ou "side-boat", une dérive à "guillotine" peut être placée entre les deux coques, optimisant la portance anti-dérive.

Stabilisation et Configurations Multicoques : Prao et Trimaran

La navigation à voile sur un kayak, particulièrement avec des surfaces véliques importantes, pose des défis significatifs en termes de stabilité. Pour y remédier, l'ajout de stabilisateurs ou la transformation du kayak en une configuration multicoque (prao, trimaran) sont des solutions fréquemment adoptées.

La Nécessité de Stabilisateurs

L'ajout d'une voile complique grandement la stabilité du bateau. Il devient difficile de faire un rappel efficace pour contrecarrer la gîte provoquée par le vent. C’est pourquoi beaucoup de "kayakistavoiles" ajoutent des stabilisateurs latéraux. Ces derniers, souvent des flotteurs ou balanciers, offrent une portance supplémentaire, augmentant la largeur effective du bateau et, par conséquent, sa stabilité initiale. Cependant, cette solution n'est pas sans inconvénients : elle augmente le volume et le poids emportés ainsi que la traînée dans l’eau, ce qui n'est pas un avantage lors de la navigation à la pagaie. Il y a donc un choix à faire entre la simplicité d'un kayak monocoque et l'efficacité vélique accrue mais complexifiée par les stabilisateurs.

Distinction Prao / Trimaran / Catamaran

La terminologie des configurations multicoques peut être source de confusion. Ce n'est pas d’un catamaran dont il est question lorsqu'un kayak est équipé d'un seul flotteur latéral, mais plutôt d'un prao. Un catamaran possède deux coques parallèles de taille similaire. Un trimaran, quant à lui, est constitué d'une coque centrale et de deux flotteurs latéraux. Pour un kayak, il est souvent préférable de s’orienter vers une configuration trimaran, avec un flotteur sur chaque bord, pour une stabilité équilibrée. Il a été suggéré qu'un prao avec son flotteur sous le vent se comporte comme un trimaran, tandis que si son flotteur est au vent, il se comportera comme un cata.

Un projet intéressant a été mené avec un canoë (résine et fibre de verre) transformé en trimaran à voile, où les flotteurs étaient des demi-planches à voile. Des gouvernails sur les flotteurs ou sur la coque du canoë, et des dérives fixes sur les flotteurs ou "à guillotine" sur le côté du canoë, ont été expérimentés.

Le Prao : Amphidrome ou Monodrome ? Flotteur au Vent ou Sous le Vent ?

Le prao est une configuration particulière avec une coque principale et un seul flotteur latéral. Un prao se doit d’être amphidrome, c'est-à-dire pouvant naviguer dans les deux sens sans virer de bord de manière classique, ce qui n’est en général pas le cas d’un kayak monocoque. Cependant, le prao peut également être monodrôme, naviguant dans un seul sens, avec son flotteur alternativement au vent et sous le vent. C'est la solution choisie par certains pour transformer un Nautiraid en fibre en Prao ou en "pirogue à balancier".

La position du flotteur est un sujet de débat :

  • Flotteur sous le vent : Si le flotteur est sous le vent, il contribue efficacement à la stabilité. Cette configuration se comporte comme un trimaran.
  • Flotteur au vent : Les praos (amphidromes) du Pacifique ont traditionnellement tous leur flotteur "au vent". Cette configuration se comporte plus comme un catamaran. Le flotteur, dans cette position, agit comme un contrepoids. L'idée de se mettre du même côté que le flotteur peut largement contribuer à la stabilité. L'essai de soulever un poids de 10 kilos au bout d’une perche de 2m donne une idée du moment de redressement important que le flotteur procure lorsqu’il est en configuration "contrepoids". Cependant, certains doutent de son efficacité s'il ne pèse pas "un âne mort" ou de la praticité de changer sa position en navigation, surtout en mer agitée.

Le principal défi avec un prao monodrôme réside dans la manœuvre de virement de bord, qui peut être complexe par vent faible ou trop fort. La question de rester au sec n'est pas toujours garantie dans ces configurations, et une bonne combinaison ou une eau bien chaude sont souvent de mise.

Projets et Réalisations DIY

L'ingéniosité des kayakistes pousse à de nombreuses réalisations artisanales. L'aménagement d'un kayak pliant pour le transformer en "catamaran" (plus probablement un trimaran ou un prao) avec des tubes d'aluminium récupérés est une démarche écologique et économique. Des bras de liaison en aluminium peuvent relier un kayak (fibre et résine) à un canoë pour créer un "side-boat", avec une largeur hors tout d'environ 2 mètres et une dérive à "guillotine" placée entre les deux coques, propulsé par un mât et une voile de planche à voile.

La fabrication de voiles à partir de toile de cerf-volant et l'assemblage avec du double face fin (5 mm) avant couture machine en point zig-zag sont des techniques déterminantes pour éviter le glissement des différentes pièces de tissu. Les barres de stabilisateurs peuvent également être conçues et ajustées après des tests en conditions réelles. Ces projets "bricolés" montrent la créativité et la capacité d'adaptation des passionnés pour créer des embarcations uniques et fonctionnelles.

Équipement et Sécurité du Kayakiste à Voile

Au-delà du kayak et de son gréement, l'équipement personnel et la sécurité sont des aspects primordiaux pour toute navigation, à la pagaie comme à la voile. La protection du kayak et la conformité avec les réglementations maritimes complètent ce tableau.

Gilet de Flottabilité : Un Impératif de Sécurité

La sécurité en kayak est non négociable, et le port d'un gilet de flottabilité est essentiel. Le gilet de flottabilité 50N Expedition Kayak PE ISO a été spécialement conçu pour le kayak et le canoë, offrant un excellent confort et une liberté de mouvement maximale. Sa coupe dégagée au niveau des bras permet des mouvements de pagaie sans restriction, ce qui est crucial pour maintenir une bonne cadence de pagayage, même lorsque la voile est en place. Sa coupe haute empêche le gilet de remonter en position assise, assurant ainsi un ajustement sûr et évitant les désagréments pendant de longues heures sur l'eau. Les bretelles réglables, la ceinture ajustable, les panneaux latéraux élastiques et la sangle sous-cutale garantissent un maintien sûr et personnalisé pour différentes morphologies. La fermeture zippée latérale facilite l’enfilage rapide, un avantage non négligeable en cas d'urgence ou de changement rapide de conditions.

Il est également impératif de tenir le sachet en polyéthylène et les autres matériaux d’emballage, ainsi que leur contenu, hors de portée des enfants pour éviter tout risque. Ce rappel souligne l'importance de la vigilance au-delà de la seule utilisation en mer.

Protection du Kayak

La coque du kayak, qu'elle soit en polyéthylène, en fibre ou en Kevlar, peut subir des contraintes importantes lors de la navigation à voile, surtout avec l'ajout d'éléments comme des dérives ou des stabilisateurs, ou lors d'échouages. Pour protéger les zones vulnérables, des renforcements peuvent être appliqués. Par exemple, il est possible de protéger la pointe arrière d'un kayak avec du Kevlar carbone ou du carbone, en utilisant une bande de soudure sur les arêtes, à l'image des bateaux de slalom. Une seule couche de fibre appliquée sur la zone, après l'avoir entourée de scotch, peut s'avérer suffisante et offrir une excellente tenue. Ces protections sont amovibles pour la revente du bateau, offrant une solution pratique et efficace. L'idée d’ajouter une couche tampon "réparable" est également pertinente, notamment pour les kayaks en "plastique" qui peuvent nécessiter une protection supplémentaire pour les fixations des cales-pieds ou d'autres points de tension.

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