Choisir son kayak de mer : le guide technique complet pour naviguer en toute sécurité

La mer a toujours exercé une fascination puissante sur l'être humain, l'invitant à repousser ses limites et à explorer des horizons infinis. Si vous désirez voyager différemment, relever des défis nouveaux ou tout simplement partir à l’aventure le temps d’un week-end, le kayak deviendra vite votre moyen de déplacement favori. Evoluer en pleine mer ou au beau milieu d'une rivière à bord d'un kayak rigide ou d'un kayak gonflable offre une sensation de liberté inégalée. Vous pourrez, en effet, accéder à des endroits uniques et reculés, souvent inaccessibles en voiture ou à pied ! Cette communion intime avec l'élément aquatique nécessite toutefois une embarcation parfaitement adaptée à vos ambitions et aux contraintes imposées par la nature. La préparation physique du kayakiste et la connaissance des éléments ne suffisent pas si le matériel ne répond pas aux exigences techniques requises par la navigation côtière ou hauturière. De plus, la multiplicité des offres commerciales et la diversité des architectures navales rendent la prise de décision complexe.

Mais choisir un kayak n’est pas chose aisée. Pour vous aider dans votre choix, l'équipe de Picksea vous donne ses conseils pour trouver votre kayak. Trouver le meilleur kayak pour vos aventures est une tâche qui repose sur plusieurs facteurs. Cela vous fait déjà pas mal d’informations à retenir ! La signification de certains mots vous échappe ? Le kayak est une embarcation qui se propulse grâce à une pagaie double (à deux pales). Pour s'orienter efficacement dans cet univers technique, il est indispensable d'adopter une démarche progressive, allant de la compréhension physique de l'objet jusqu'à la réglementation en vigueur.

Anatomie et architecture d'un kayak de mer

Pour comprendre le fonctionnement de cette embarcation et faire un choix éclairé, il convient de se pencher sur ses éléments de structure fondamentaux, qui ont été optimisés au fil du temps pour faire face aux exigences de la mer. Avant de rentrer immédiatement dans les différents types de kayak et des critères de sélection, commençons par un petit rappel sur la construction de votre future embarcation, histoire de devenir un kayakiste hors pair. Vous trouverez ci-dessous les différents éléments composant votre kayak, que l'on retrouve généralement sur tous les modèles.

  • Poignée : les poignées se situent à l'avant et l'arrière du kayak et permettent de faciliter la manipulation de votre kayak lorsque vous le mettrez à l'eau ou au sec. Elles sont cruciales lors des phases d'embarquement et de débarquement sur les plages de galets ou de sable fin, ainsi que pour les manœuvres de secours si l'on doit saisir rapidement l'une des extrémités du bateau dans le ressac.
  • Filières : les filières se situent tout autour de votre kayak et vous permettent, avec des sangles ou des sandows, de fixer tout le matériel qui ne serait pas rentré dans le(s) coffre(s). Elles servent également de ligne de saisie pour le kayakiste à l'eau lors d'une tentative de récupération ou de ré-embarquement.
  • Coffre : les coffres sont situés à l'avant et à l'arrière du kayak et permettent de stocker vos affaires personnelles et votre nourriture. Ils sont fermés d'un couvercle et parfois complétés par une jupe néoprène. Si vous partez faire une randonnée en kayak sur plusieurs jours, pensez bien à équilibrer les charges entre l'avant et l'arrière de l'embarcation afin de ne pas modifier l'assiette du bateau et d'éviter un comportement instable dans les vagues.
  • Hiloire : grand, petit ou en forme de serrure, l'hiloire correspond à l'endroit où vous serez. Plus il est grand et large, plus il est pratique et sécurisant. Lorsqu'il est plus petit, il évite d'embarquer trop d'eau et vous protège plus efficacement du froid. La forme en trou de serrure (keyhole) est particulièrement appréciée des randonneurs car elle combine une entrée aisée et un bon maintien des cuisses pour le contrôle du bateau.
  • Largeur ou maître-bau : le maître-bau correspond à la partie la plus large de votre kayak. Si le kayak est plus large à l'avant, il sera plus confortable et aura une meilleure tenue en cas de mer agitée. Si le maître-bau est situé sur l'arrière, votre kayak sera plus rapide et plus stable. Les designs modernes ajustent la position du maître-bau pour modifier le comportement de la coque dans la houle de l'océan.
  • Dossier : le dossier assure un confort non négligeable pour vos dos et vos reins. Veillez à ne pas choisir un dossier trop haut sous peine qu'il vous gêne dans vos mouvements avec le gilet et la jupe néoprène. Un dossier trop volumineux peut entraver la rotation du buste lors du pagayage et rendre le ré-embarquement par l'arrière particulièrement difficile en cas de dessalage.
  • Filet : bien pratique pour avoir à portée de main votre gourde, votre en-cas ou votre appareil photo, le filet permet de stocker tout votre petit matériel utile lors de votre randonnée en kayak. Il est généralement disposé sur le pont avant, directement sous le regard du pagayeur.

De son ancêtre inuit, le kayak de mer a gardé l’apparence générale élancée et les qualité premières : rapidité et stabilité. Il se distingue du kayak de rivière par une étrave effilée, permettant une bonne vitesse de croisière et une proue (avant) plutôt relevée pour ne pas enfourner dans les vagues. Chaque pointe est munie d’un anneau de remorquage. L’équipement de base comprend habituellement un quadrillage de gros élastiques placés sur le pont et permettant de garder à portée de la main les accessoires de sécurité et d’orientation. Une corde faisant le tour du pontage (ligne de vie) complète habituellement cet équipement de base. Lors de parcours en mer, il est très important d’ajouter un compas à son équipement. Il est composé d’une coque et d’un pont moulés qui forment un tout rigide et étanche. Les compartiments étanches sont créés en construisant des cloisons qui créent des sections indépendantes et étanches. Les compartiments étanches sont pourvus d’ouvertures étanches qui permettent d’y entreposer bagages et nourriture pour des excursions de plusieurs jours. Certains modèles duos mesurent jusqu’à 7 mètres (22 pi) de longueur et offrent trois énormes compartiments étanches. Un équipage habitué peut y caser tout le nécessaire pour 3 à 4 semaines en autonomie complète ou installer confortablement un jeune enfant dans le compartiment central. Le trou d’homme est habituellement conçu pour une seule personne. Ces volumes étanches garantissent que le kayak ne coulera pas, même si le cockpit central venait à être complètement inondé par une déferlante.

Hydrodynamique : physique de la carène, longueur et largeur

La physique de l'eau impose des contraintes précises sur le design des coques de kayak de mer. Chaque kayak dispose de caractéristiques particulières selon sa taille, sa carène, son poids… Bien sûr, un kayak stable ne pourra pas être le plus rapide et vice et versa. C’est à vous de choisir selon vos besoins et votre utilisation. La résistance à l'avancement est composée de la friction de l'eau sur la coque et de la résistance de vague. Plus un kayak est long, plus il est facile de le garder stable et de rester dans la bonne direction. Une forme allongée permet aussi au kayak de glisser aisément dans l’eau et optimise la portée de chaque coup de pagaie.

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Bien que le marché offre des modèles d’aussi peu que 3 mètres (9 pi 6 po) de long, un minimum de 4 mètres (13 pi) est recommandé pour un usage en milieu maritime. Cette longueur assure un meilleur comportement dans la houle et facilite la tenue d’un cap. Il existe de nombreuses formes de kayak et, une fois encore, le choix dépend de l’utilisation que vous ferez de votre embarcation. Vous trouverez des coques rondes, plates ou plus en V de longueurs différentes. Ce que vous perdrez en vitesse, vous le gagnerez en stabilité. L’inverse est tout aussi vrai ! Si vous débutez le kayak, mieux vaut préférer un modèle polyvalent, large et plat, qui sera adapté à différentes situations et qui vous permettra de progresser rapidement. Les formes de coques influent directement sur la gite et la réaction face aux lames de fond. Evitez à tout prix des coques plates qui ne manqueront pas de vous renverser en cas de mer formée ! Préférez des coques rondes ou en V, pour une meilleure stabilité en cas de vagues importantes. Les carènes en V prononcé offrent une excellente stabilité secondaire, ce qui signifie que lorsque le kayak gîte sous l'effet du vent ou des vagues, la force de flottabilité augmente progressivement pour redresser l'embarcation, tandis que les coques plates ont tendance à suivre la pente de la vague, augmentant ainsi le risque de chavirage dans les eaux tumultueuses.

Matériaux de construction : la science des structures rigides

Les matériaux choisis déterminent les performances mécaniques du kayak, sa durabilité et sa facilité de transport. Deux types de matériaux sont utilisés : le polyéthylène linéaires (plastique) et les matériaux composites (fibre de verre, Kevlar et fibre de carbone). Le polyéthylène offre une excellente résistance aux chocs, un poids élevé, une glisse moyenne, une rigidité faible et un prix modéré. Son principal avantage est de permettre la fabrication de kayaks de série de bonne qualité et à meilleur prix. Ce plastique est obtenu par rotomoulage ou extrusion-soufflage, créant des coques très denses capables d'absorber l'énergie des collisions avec les rochers. Néanmoins, il est sensible aux rayons ultraviolets sur le long terme et présente une certaine souplesse structurelle.

Quant aux matériaux composites, ils offrent une bonne résistance aux chocs, un poids moindre, une bonne glisse et une rigidité élevée, permettant la construction d’embarcations performantes. Les modèles sont plus sophistiqués et plus légers, avec insertion de renforts aux points de stress. La rigidité intrinsèque des composites empêche la coque de se déformer sous la pression des vagues, maintenant ainsi une glisse optimale. En utilisant le Kevlar et la fibre de carbone, on peut gagner de 5 à 13 kg (11 à 28 lb) sur le poids de l’embarcation. Bien sûr, pour chaque kilo gagné, le prix augmente de façon exponentielle. Ces fibres composites exigent une mise en œuvre artisanale par stratification sous vide avec des résines époxy ou polyester, ce qui justifie leur coût élevé mais garantit des ratios rigidité-poids inégalés pour la haute performance en mer.

La réinvention des kayaks démontables et pliants

Pour surmonter les contraintes de stockage inhérentes aux modèles rigides de grande taille, les ingénieurs ont développé des concepts novateurs qui s'inspirent des méthodes de construction traditionnelles tout en utilisant des matériaux modernes de haute technicité. La première mention d’une telle embarcation date de 1651, mais c’est au début du XXème siècle que le kayak pliant fait une apparition marquée en Europe. De son ancêtre rigide, il a gardé le principe d’une structure porteuse sur laquelle est tendue une “peau” composée d’une toile imperméable. Le “squelette” démontable facilite grandement son transport et son stockage. Les matériaux maintenant utilisés pour la structure comprennent le bois (frêne), l’aluminium et des plastiques tels que le polyéthylène à haute densité et le polycarbonate.

Sur de nombreux modèles, le trou d’homme est beaucoup plus grand que sur les coques rigides, permettant alors d’accueillir une, deux voire trois personnes. Une jupette vient assurer l’étanchéité lorsque nécessaire. Des boudins de flottaison gonflables, situés de chaque côté, assurent la mise en tension de la toile et rendent le trou d’homme insubmersible. Le montage par une personne habituée s’effectue en 10 à 40 minutes suivant les modèles. Son comportement en mer est aussi bon (meilleur diront ses partisans) que celui des kayaks rigides, même si l’ensemble structure et toile est plus flexible. Ses détracteurs lui reprochent d’être plus fragile à l’abrasion, de demander un entretien périodique (surtout en milieu marin) et d’être moins rapide. Les modèles à boudin latéral extérieur sont sensiblement plus larges qu’un kayak rigide, ce qui déplaira aux personnes de petite taille. Son poids est supérieur ou égal à un kayak en fibre de verre, mais plus léger qu’un kayak en polyéthylène. Un kayak démontable haut de gamme regroupe beaucoup d’avantages, peu encombrant, armature rigide et toile hyper costaud, le must pour la marque Nautiraid avec un large choix en mono ou en bi, très stable et marin, des petites merveilles ou chaque detail a été pensé.

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Ergonomie d'assise : Sit-On-Top contre Sit-In (ponté)

Le positionnement par rapport à la ligne de flottaison est déterminant pour le confort thermique, le contrôle de l'assiette et la sécurité globale du navigateur. Un kayak sit on top ou ponté ? Le sit on top à l'avantage d'être accessible à tous dès le 1er jour, sans avoir besoin d'aucune technique. Le principale avantage du kayak Sit-On-Top est qu’il est accessible à tous quelque soit son niveau. Alors que le kayak Sit-In ou ponté nécessite un peu de technique. Le sit-on-top, littéralement “assis dessus”, est insubmersible car il est conçu autour d’une double coque. Non ponté, il est particulièrement adapté aux débutants et aux personnes souhaitant réaliser des courtes randonnées en bord de plage. Vous serez à l’aise sur ce type de kayak ouvert, toutefois vous ne pourrez pas l’utiliser pour de longues expéditions.

Les kayaks à cockpit ouvert, soit rigides ou gonflables, sont parfaits pour les plans d’eau tranquilles. Contrairement aux kayaks à cockpit fermé (où l’on est assis en partie sous la surface de l’eau), les modèles à cockpit ouvert ont une assise relativement haute. Comme cette position au-dessus de l’eau est moins stable, ils ont une coque plus large afin d’assurer un maximum de flottaison. Ils offrent une stabilité hors pair, une assise confortable (avec siège ajustable et appuie-pieds moulés pour différentes longueurs de jambes dans la plupart des cas) et de multiples élastiques sur la coque pour accrocher du matériel.

À l'opposé, les modèles pontés sont conçus pour faire corps avec l'embarcation et affronter des mers formées. Les kayaks à cockpit fermé s’utilisent autant de manière récréative sur des plans d’eau tranquilles que pour des sorties plus sportives en kayak de mer ou en kayak de rivière. Leur structure, faite de plastique rigide, est effilée et offre une assise basse, proche de la surface de l’eau, ce qui les rend très stables et faciles à manœuvrer. Cette configuration permet l'usage d'une jupe ou jupette étanche qui empêche toute intrusion d'eau dans l'hiloire. En cas de dessalage, le kayakiste ponté doit maîtriser la technique de la récupération ou de l'esquimautage pour redresser le bateau sans en sortir, ce qui nécessite un apprentissage préalable.

Kayaks gonflables : praticité et compromis de glisse

Le kayak gonflable s'est imposé comme une alternative séduisante pour la randonnée familiale et le transport sans contrainte, bien qu'il impose des concessions physiques spécifiques. Un kayak gonflable ou un kayak rigide ? Le kayak gonflable présente l’avantage de ne prendre que très peu de place, ce qui facilite vraiment la vie. Mais d’un autre côté, ce type de kayak est plus fragile et demande un entretien attentif (rinçage, séchage, pilage). Pour ce qui est du kayak rigide, il présente l’avantage d’être beaucoup plus sécurisant, ne demande pas de précaution particulière et est quasiment inusable. Le kayak gonflable ou démontable a l’avantage de prendre peu de place, par contre il est fragile et nécessite un entretien méticuleux après chaque sortie, rinçage /séchage / pliage, pour une durée de vie de 2 à 5 ans avec une valeur de revente quasi nulle.

Le kayak gonflable est une alternative intéressante au kayak rigide et il convient à de très nombreuses utilisations. Les fabricants rivalisent d’ingéniosité afin de proposer des kayaks gonflables durables, résistants et surtout pratiques. En effet, les principales qualités d’un kayak gonflable sont son encombrement minime et sa simplicité d’utilisation. Il se gonfle rapidement et se range dans un sac généralement porté sur le dos, il est léger mais solide car il est gonflé sous haute pression. Certains modèles de kayaks gonflables disposent même de technologies améliorant leur rigidité. Le kayak gonflable est l’embarcation familiale par excellence, il vous permettra de vous divertir en toute sécurité dans des eaux calmes. Cependant, il n’est pas le plus adapté au grand large et offre un volume de chargement réduit.

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Fabriqués à base de caoutchouc et remplis d’air, ces derniers ont tendance à rebondir sur l’eau. En revanche, ils sont très stables, et ils ont l’avantage d’être compacts une fois repliés dans leur sac (et donc faciles à transporter sur le dos). Ils constituent souvent les meilleurs kayaks pour les familles avec enfants souhaitant initier toute la tribu aux joies des activités nautiques. La sensibilité au vent latéral (fardage) est cependant plus élevée sur ces modèles en raison de leurs boudins volumineux qui dépassent de la surface de l'eau, ce qui rend la navigation par vent fort physique et exigeante.

La révolution des kayaks modulables

À côté des gonflables et des pliants traditionnels, le segment modulaire offre d'autres atouts remarquables pour résoudre les problèmes d'espace de stockage et de logistique routière. C’est la révolution du moment dans le domaine du kayak. Inventé par le spécialiste suédois de la conception de kayak Point 65°N, le kayak modulable présente l’avantage de ne pas prendre de place. Les inconvénients traditionnels concernant le stockage et le transport disparaissent définitivement, puisqu’on peut facilement transporter son kayak sur la banquette arrière de son véhicule. L’autre grand avantage du kayak modulable réside dans la possibilité de le personnaliser. En effet on peut rajouter à ce kayak un nombre infini de section supplémentaire pour, pourquoi pas, pratiquer le kayak à 5, 10 ou 100 personnes ! Les différentes sections sont assemblées via un système de sangles et de loquets à tension élevée qui assure l'intégrité de la coque face aux efforts de torsion rencontrés dans les vagues.

Typologie d'utilisation : adapter l'embarcation au milieu

Seconde question lorsque vous achetez un kayak, c’est de savoir le genre d’utilisation que vous allez en faire. Si vous souhaitez avoir une utilisation plus estivale pour faire des balades en rivière ou bien en mer, vous ne choisirez pas le même type de kayak. Le terrain sur lequel vous allez évoluer est aussi un critère à prendre en compte. Certains kayaks sont beaucoup plus adaptés à la mer et d'autres au lac ou à la rivière. Au moment de choisir les dimensions de votre kayak, pensez aussi à sa capacité. Un kayak récréatif sera parfait si vous comptez faire des sorties de quelques heures ou de courts séjours en camping. Pour des excursions plus « sportives », orientez-vous vers les kayaks de mer ou de rivière et les modèles à cockpit fermé. Les kayaks récréatifs sont idéals pour les cours d’eau tranquilles comme les lacs ou les rivières à faible courant. Si vous visez des plans d’eau agités, tournez-vous vers un modèle de kayak de mer ou de kayak de rivière à cockpit fermé. Il existe une panoplie de types de kayaks pour aller pagayer sur les plans d’eau du Québec et de l’Ontario, ou le long des côtes européennes.

Quel kayak pour quelle utilisation ?

  • Kayak d’eaux vives : Plus petit et plus court que le kayak de mer, le kayak d’eaux vives est pensé pour vous permettre d’évoluer dans des rivières et dans les torrents les plus fougueux. Ils peuvent parfois être très trapus, s'il s'agit de descendre des eaux très tumultueuses. Un kayak dédié aux aventurières et explorateurs en quête d’adrénaline ! Ce type de kayak est spécifique à la descente de rivière avec rapides (de R1 - facile pour débuter - à R5 - obstacles, chutes, courant fort pour experts seulement). Très solides et courts (entre 6 et 8 pieds), les kayaks de rivière possèdent un « nez » recourbé à la manière d’un bec de canard. Ils sont extrêmement manœuvrables, mais exigent une très bonne connaissance de la navigation en eau vive et des techniques de secours (l’esquimautage, par exemple).
  • Kayak de course : Sa forme très étroite et son profil en V le rendent idéal pour fendre l’eau et donc gagner en vitesse. Ils sont naturellement plus instables qu’un kayak de mer et se dirigent grâce à un gouvernail actionné avec les pieds. Le kayak de course est parfaitement adapté à la compétition et est plutôt réservé aux kayakistes chevronnés.
  • Kayak de pêche : Avec un kayak de pêche, votre priorité ne sera pas la vitesse, mais bien la stabilité. Assez court mais large, ce type de kayak est souvent paré de couleurs “camouflage”, idéales pour avancer discrètement dans des milieux naturels. Vous pourrez vous tenir debout sur certains, alors que d’autres disposent d’un système de propulsion au niveau des pieds, ce qui vous permet de pêcher tout en avançant. Pour être dans les meilleures situations lors de vos journées pêche, le kayak de pêche est un très bon atout. La grande majorité des kayaks de pêche ont un cockpit ouvert afin d’offrir un maximum d’espace et de liberté de mouvement. Leur coque est faite pour glisser silencieusement sur l’eau tout en offrant une stabilité optimale et une plateforme confortable pour pêcher debout. Certaines marques proposent même des modèles de kayaks de pêche à pédales. C’est le cas d’Old Town avec son modèle Sportsman PDL 120 Pro, par exemple, et de la marque québécoise Pelican avec son kayak Catch 110HDII.
  • Kayak de mer : Court ou long, le kayak de mer doit pouvoir résister au vent et à une mer formée. La stabilité est donc primordiale, tout comme le confort et la réactivité du kayak, vous permettant de ne pas vous épuiser inutilement. Le kayak de mer est généralement plus long que ses cousins pour garder le cap durant sa randonnée en kayak. Evitez à tout prix des coques plates qui ne manqueront pas de vous renverser en cas de mer formée ! Préférez des coques rondes ou en V, pour une meilleure stabilité en cas de vagues importantes. Equipé d'une dérive pour conserver sa trajectoire, le kayak de mer doit absolument répondre aux spécifications de la division D240. Une utilisation en mer nécessite un choix plus attentif de son kayak, car à la différence de la rivière qu'on descend toujours avec le courant qui pousse dans le bon sens, quand on pratique en mer, on part d'une plage et on y revient, donc on va avoir contre soi pendant la moitié du temps le vent, le courant, le clapot, le courant de marée, et parfois plusieurs éléments réunis. Dites-vous bien qu'on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre ( à moins d'être crémier ! ), donc si on vous dit d'un modèle que c'est le plus stable et le plus rapide, on vous raconte des sornettes pour vous vendre un produit qui ne répondra pas à vos attentes. Les kayaks de mer sont toujours rigides et à cockpit fermé. Leur longueur varie entre 13 et 18 pieds (4 à 5,5 m), et ils sont habituellement munis d’un gouvernail ou d’une dérive pour maximiser la manœuvrabilité.

Contrôle de la dérive : gouvernail ou safran

Le contrôle de la trajectoire par vent latéral ou par courant fort est une problématique majeure en milieu marin. Bien choisir son kayak : dérive ou safran ? La dérive ou le safran concernent principalement les kayaks de mer, pour lesquels, il est important, en cas de vent ou de mer formée, de mieux contrôler la direction. Une chose est sûre : vous ne pourrez pas faire sans lors de vos escapades en kayak ! Située sous le kayak, la dérive est utilisée pour contrebalancer les effets du vent et les mouvements de la coque. Le safran, sorte de gouvernail, est, quant à lui, placé derrière l’embarcation. Il équilibre, lui aussi, le kayak mais il permet surtout de vous diriger sans avoir recours à l’utilisation de la pagaie. Le safran se contrôle grâce à des pédales situées au niveau des pieds et limite la sensation de fatigue ainsi que l’apparition de douleurs. Vous pouvez choisir d’utiliser les deux accessoires, mais le safran est à privilégier.

Est-il nécessaire d’avoir un gouvernail ? Le débat fait rage dans la communauté, chaque camp y trouvant ses arguments. Le gouvernail donne au débutant un bon contrôle de la direction et permet au pagayeur plus aguerri de corriger la dérive provoquée par le vent ou le courant. Il peut être remonté sur le pontage lors du transport ou en eau peu profonde. On le contrôle avec les pieds grâce à un système de pédales et de câbles. De nombreux kayaks de mer (rigides surtout) en sont équipés. Ses détracteurs lui reprochent son risque de bris, le poids et la mécanique qu’il ajoute au kayak et le trouvent gênant lors des esquimautages. Une dérive rétractable, quant à elle, offre un compromis idéal pour les puristes qui préfèrent diriger leur embarcation à la gîte, sans la traînée hydrodynamique engendrée par la pale d'un gouvernail externe.

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