Biarritz, Berceau du Surf : Entre Histoire, Passion et Défis de l'Affluence

Vous ne le savez peut-être pas, mais Biarritz est le berceau du surf en France et même en Europe. Cette ville, célèbre station balnéaire du Pays Basque français, a cultivé au fil des décennies une relation unique avec ce sport de glisse. Des modestes débuts au XIXe siècle, jusqu’à son statut actuel de capitale du surf, Biarritz est devenue un véritable paradis pour les chasseurs de vagues, attirant des surfeurs du monde entier. Cette popularité, bien que bénéfique, soulève des questions d'affluence et de gestion des pratiques, transformant Biarritz en un véritable laboratoire des enjeux du surf moderne.

L'Émergence du Surf à Biarritz : Une Histoire Inoubliable

L’histoire du surf en France commence véritablement à Biarritz. La discipline, arrivée à la fin des années 50 à la faveur d’un tournage à la Côte des Basques, a attisé la curiosité de quelques jeunes locaux qui jouèrent les pionniers. C’est lors du tournage du film Le soleil se lève aussi, inspiré du roman d’Hemingway, en 1956, que l’amour naissant entre Biarritz et le surf commence à germer. Parmi les pionniers, on compte notamment Joel Tudor, surfeur professionnel américain, et Peter Viertel, écrivain et scénariste hollywoodien.

À l’époque, la Côte Basque ne compte qu’une poignée de surfeurs initiés et les plages sont essentiellement convoitées pour la baignade. Cependant, les surfboards importés de Californie changent vite la donne. Ils suscitent la curiosité des habitants, intrigués par cette nouvelle expérience aquatique. En parallèle, les « Tontons Surfeurs » conçoivent les premières planches de surf françaises en plastique, marquant une étape cruciale dans l'autonomie de la pratique.

Dans les années 1960, Biarritz, encore considérée comme bourgeoise, va changer de visage jusqu’à devenir une référence mondiale du surf. Tout commence en 1959 avec la création du premier club de surf français : le Waïkiki Surf Club. Dès l’année suivante, l’histoire du surf à Biarritz connaît un nouveau tournant, attirant des surfeurs des quatre coins du monde grâce à une technique simple inspirée de la Californie. Dès lors, la passion du surf déferle sur Biarritz. La Fédération française de surf riding est créée en 1964 pour rassembler toute une communauté de surfeurs. En 1965, c’est l’ouverture du premier surfshop de la Côte Basque. L’appel de l’écume se fait de plus en plus fort pour le grand public. D’autant plus que les meilleurs spots de surf à Biarritz rivalisent sans problème avec les vagues de Malibu.

Dans les années 1980, le surf à Biarritz devient un état d’esprit et un art de vivre à part entière. Il fait partie de la culture locale, s’inscrit au cœur de l’identité de la région et même de l’économie de la ville. Les magnifiques plages biarrotes et les rouleaux basques continuent de faire de l’œil aux surfeurs du monde entier. Les débutants ne sont pas en reste grâce aux premières écoles de surf. La Biarritz Pays Basque Maider Arosteguy, créée en 1984, témoigne de cette effervescence en devenant la plus ancienne compétition de surf en Europe.

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Dans les années 1990, l’histoire du surf à Biarritz franchit un nouveau cap. La ville accueille des prestigieuses compétitions de surf professionnel, à l’instar du Quicksilver Maïder Arosteguy puis du Roxy Jam. Ces événements attirent les meilleurs surfeurs du monde et font de Biarritz un passage incontournable sur le circuit professionnel du surf. Désormais, le surf à Biarritz est bien plus qu’un sport. En 2017, Biarritz se voit de nouveau mise à l’honneur en accueillant pour la deuxième fois les championnats du monde de surf à l’occasion des 60 ans de la pratique en France. Durant plus d’une semaine, les ISA World Surfing Games transforment la perle balnéaire en véritable sanctuaire dédié au sport de glisse. Cette compétition, qui réunit des stars internationales, confirme le statut de Biarritz comme étant le berceau du surf européen. Tom Curren, triple champion du monde de surf, désigné comme parrain de l’événement, apporte toute son expérience et sa passion, distillant une tension palpable tout au long du championnat.

Les Spots de Surf Biarrots : Diversité et Conditions

Biarritz, berceau du surf, possède 6 plages aux caractéristiques différentes permettant de répondre aux envies de tous les niveaux. La Côte des Basques est un endroit privilégié pour apprendre à surfer car les vagues sont faciles pour les débutants. Marbella est essentiellement fréquentée par les locaux, tandis que Milady sera idéale à marée basse pour les surfeurs débutants et à mi-marée pour les confirmés compte tenu de ses fonds sableux et rocheux. La Grande Plage de Biarritz offre un beau beach break facile à surfer. Son exposition lui permet, comme pour la plupart des spots du coin, de prendre la houle de manière optimale. Ainsi, les vagues se forment facilement, pour peu que les prévisions météo soient correctes. Ce spot de surf est plutôt conseillé pour les débutants qui souhaitent pratiquer le surf à Biarritz. Le cadre est magnifique et le confort optimal car il est proche du centre-ville de Biarritz, ville de surf française par excellence.

Pour profiter pleinement du surf à Biarritz, quelques éléments clés sont à connaître avant de se mettre à l’eau. Le surf est possible toute l’année grâce aux houles de l’Atlantique. Les conditions varient fortement selon la marée ; il est donc crucial de consulter les horaires de marée et les prévisions de houle avant votre session. La houle, le vent et la météo sont des facteurs déterminants pour la qualité des vagues. Par exemple, sur le spot de La Grande Plage, les prévisions peuvent indiquer une houle orientée idéalement (ouest), donnant des vagues de petite taille (plus ou moins 0.4m en fonction des séries), avec une période entre deux ondulations courte (8.9 secondes) et un vent sideshore faible (environ 12km/h avec des rafales jusqu'à 25km/h). Les vagues sur ce spot peuvent être globalement de bonne qualité, atteignant une note easyREPORT de B1.

Avant de prendre votre première vague à Biarritz, il est utile de connaître quelques termes essentiels du surf, comme la "baïne", une piscine naturelle formée par la houle et les courants, qui peut présenter des dangers. Il est impératif de respecter les zones surveillées et les consignes des sauveteurs, et de vérifier son niveau par rapport aux conditions du jour. Des informations inexactes ou incomplètes peuvent exister, et si vous ne connaissez pas un spot, le mieux est de se renseigner auprès de surfeurs locaux. Il peut y avoir des courants (baïnes, courants de marées), des rochers immergés ou d’autres dangers qui rendent la pratique du surf risquée. Il est donc essentiel de n'aller à l’eau que si vous êtes sûr de ne courir aucun danger et d’avoir le niveau adéquat. Des webcams, comme les cinq présentes sur le spot de la Grande Plage, peuvent aider à connaître la météo des surfeurs dans les environs.

Le Défi de l'Affluence : Quand la Passion Rencontre la Surcharge

Malgré son attrait indéniable, Biarritz est confrontée à un défi majeur : l'affluence, qui se traduit souvent par un "trop de monde" sur ses spots de surf. L'été, le spot de la Grande Plage est bondé car les touristes affluent, incitant les surfeurs locaux à préférer d'autres spots du coin pour pratiquer plus sereinement et sans danger les sports de glisse. Ce phénomène n'est pas isolé à Biarritz, mais s'inscrit dans une tendance plus large de tourisme de surf de masse. Ce tourisme consiste à voyager vers des destinations pour surfer, une pratique popularisée par des films comme The Endless Summer de Bruce Brown en 1966, qui a rencontré un grand succès au box-office. Ces films ont parfois créé une impression de domination culturelle occidentale, présentant les vagues comme des ressources inexploitées.

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Les écoles de surf, bien qu’essentielles pour enseigner aux nouveaux venus, exacerbent également l’encombrement. Pendant les hautes saisons, des plages comme la Côte des Basques à Biarritz deviennent surpeuplées, tendant les relations entre surfeurs expérimentés, instructeurs et novices. Le démarrage de saison des écoles de surf biarrotes a été contrasté, avec des écoles comme Biarritz Surf Training arrivant à travailler avec deux groupes par jour de 10 à 12 élèves malgré les conditions, tandis qu'ailleurs, le ton est plus réservé. Thomas Gouffrant, de l’école Lagoondy, tranche : « C’est vide. C’est super calme. On bosse que les week-ends actuellement. » Les conditions météorologiques, avec des vagues souvent puissantes dans la continuité de l’hiver, n'ont pas forcément facilité le travail des écoles, surtout avec des débutants. « Les cours débutants, ça reste toujours un peu dans la mousse », résume Pol Plantec de l’école Hastea. À Jo Moraiz, certains jours, il a fallu « caler un cours pile au meilleur moment » et regrouper tout le monde sur le même créneau à cause des grosses vagues et du manque de plage.

La clientèle des écoles a également évolué, devenant très dépendante de la météo. « Ils ne réservent plus une semaine de cours. Ils vont réserver un cours, trois cours », observe Thomas Gouffrant. Même constat chez Pol Plantec : « Avant, on avait des semaines très établies. Maintenant, c’est plus : on vient trois jours, on regarde la météo. » Le marché est devenu ultra-réactif, très dépendant du soleil, et de plus en plus digital, avec des réservations beaucoup plus fréquentes par Internet. Cette numérisation s'accompagne d'une concurrence renforcée entre écoles sur la Côte des Basques.

Un paradoxe est souvent souligné : « On a l’impression qu’il y a beaucoup de monde dans Biarritz, mais pas beaucoup de monde qui a fait des cours de surf », résume une monitrice de Jo Moraiz. Dès que le soleil revient, les réservations repartent.

Cette surpopulation conduit parfois à des tensions. Les spots ne sont pas extensibles, et les surfeurs doivent partager une ressource limitée, les vagues, accessible à tous. Bruno Claverie, président de l'association Grande Plage Surf Club, explique qu'« on en arrive parfois à des injures, voire à des bagarres. Et vu qu’il y a de plus en plus de surfeurs, pour les plus expérimentés, ça devient mission impossible de rappeler les règles. Ils sont moins écoutés que par le passé. » Une réponse à ce surtourisme est le localisme, où les surfeurs locaux affirment leur propriété sur les vagues, décourageant parfois ou même intimidant les étrangers. Ce phénomène, observé à Hawaï dans les années 1970 et 1980 et persistant à l’échelle mondiale, notamment à Boucau-Tarnos dans la région Nouvelle-Aquitaine, reflète la tension entre la mondialisation du surf et les communautés locales.

Règles de Sécurité et Éthique : Impératifs pour une Cohabitation Sereine

Face à cette affluence, la connaissance et le respect des règles de sécurité et d'éthique sont plus que jamais indispensables. Le surf est un sport de passion, mais aussi un sport de partage. Sur une même vague, plusieurs surfeurs peuvent se retrouver au même endroit, au même moment. Sans règles, la situation devient rapidement dangereuse. Sur les spots de Biarritz - Grande Plage, Côte des Basques, Marbella ou Milady - connaître les règles de priorité est essentiel pour surfer en sécurité, respecter les autres, prendre plus de vagues, et progresser sereinement.

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Voici les règles officielles que tout surfeur doit connaître : il ne faut pas « dropper » une vague, ce qui signifie partir sur une vague alors qu’un autre surfeur est déjà dessus. C’est l’erreur la plus courante et la plus dangereuse. Si quelqu’un est déjà lancé, on ne rame pas dessus, mais on attend la prochaine vague. De plus, la plupart des vagues se surfent dans une seule direction, mais si elle ouvre des deux côtés, deux surfeurs peuvent partir, chacun dans une direction, à condition de ne pas se gêner. En remontant au line-up, il faut toujours passer derrière la trajectoire du surfeur déjà lancé, en contournant la zone de déferlement, afin de ne jamais le gêner. Si deux surfeurs sont à égalité, celui qui a commencé à ramer le premier peut être considéré comme prioritaire, mais uniquement si la règle du pic n’est pas déjà claire. Le « snaker », qui consiste à se faufiler derrière quelqu’un au dernier moment pour voler la priorité, est mal vu, pas fair-play et inutile dans un bon esprit de surf. Au surf comme ailleurs, on attend son tour. Enfin, dans les zones débutants, souvent proches du bord, la priorité est donnée à l’apprentissage pour garantir sécurité, apprentissage serein et moins de collisions.

Au-delà des règles formelles, le surf repose sur le respect, le partage, la communication et une ambiance positive à l’eau. Un sourire, un « vas-y », un « désolé » ou un encouragement changent tout et renforcent l’esprit surf basque. Appliquer ces règles permettra d’éviter les accidents, de surfer plus de vagues, de progresser plus vite, et de garder une ambiance sereine à l’eau. Ces règles de priorité font partie intégrante de l’enseignement dans les écoles de surf à Biarritz.

Pour sensibiliser les pratiquants, trois panneaux en forme de planche de surf ont été installés le long de la Grande Plage de Biarritz, devant trois des principales entrées (de part et d'autre du Casino, et près de l'Hôtel du Palais). Installées depuis le 24 juillet, ces planches d’information en bois déclinent en sept règles élémentaires le Code des surfeurs, en français, en basque et en anglais (avec un QR code pour d'autres langues), et en images. Elles rappellent des principes comme connaître son niveau avant d’aller à l’eau, rester en-dehors de la zone de baignade, ne pas couper la trajectoire d’un autre surfeur déjà sur une vague, ou toujours passer derrière lui.

La règle la plus importante, de l'avis des habitués rencontrés, est la priorité. Seul le surfeur le plus proche du déferlement de la vague, de là où elle s'enroule et se brise, peut la prendre ; les autres doivent attendre leur tour. Cependant, certains grillent la priorité, et plusieurs surfeurs se retrouvent sur la même vague. Jules, 15 ans, témoigne avoir eu une entorse aux cervicales après qu'un autre surfeur n'ait pas compris le principe de la priorité, le percutant et lui causant un K.O., nécessitant l'intervention des maîtres-nageurs et un transport en hélicoptère.

Cet incident n'est pas rare. Le surf ne cesse de se démocratiser et d'attirer de plus en plus d’adeptes. Un maître-nageur sauveteur, sur la Grande Plage depuis neuf ans, constate qu'« on doit aller secourir de plus en plus de surfeurs blessés par la planche d’un autre ». Il observe un nombre croissant de débutants qui ne connaissent pas forcément les règles élémentaires, surfent dans les zones de baignade et pourraient blesser des baigneurs en les percutant avec leur planche ou en les coupant avec l’aileron. Les incidents entre surfeurs sont encore plus importants et représentent même la majorité des problèmes traités au poste de secours. « Quand certains chutent, leur planche peut aller jusqu’à six, sept mètres autour d’eux selon la longueur du câble qui les relie à leur surf. Ils peuvent blesser des voisins. Et ensuite, il faut régler les responsabilités, pour la réparation du matériel etc. »

Certains surfeurs expérimentés avouent être passés à côté des panneaux sans y prêter attention, à l’image d’Hippolyte, 21 ans, qui « n'a pas lu le Code du surfeur » mais estime que les planches sont « très bien placées, aux entrées de la plage », servant aussi de piqûre de rappel pour des règles parfois oubliées, comme crier la direction que l'on prend. Aucune sanction n’existe à l’encontre des contrevenants. La conseillère municipale de Biarritz déléguée au surf reconnaît que « les surfeurs expérimentés connaissent les règles, mais certains les enfreindront quand même parce qu’ils en ont marre d’être trop nombreux sur le spot. À un moment donné, ils foncent, sans se préoccuper des autres. »

Le co-auteur des planches pédagogiques, Bruno Claverie, estime que ces planches sont un « moyen partiel » de sensibiliser à la bonne pratique du surf, et que d’autres actions peuvent être menées. La mairie de Biarritz prévoit d’installer des planches similaires sur toutes les autres plages de la ville, dont la Côte des Basques, très prisée par les adeptes, au printemps prochain. Elle promet aussi de donner aux clubs de surf et aux loueurs de planches des prospectus rappelant le Code du surfeur, charge à eux de les distribuer ensuite à leurs clients. Renaud Fabier, surfeur depuis plus de 50 ans et président de l’association Local Grande Plage Miarritze, salue la distribution prochaine de ces flyers, mais veut aller plus loin en plaidant pour la création de zones de niveau, avec les débutants et les loueurs de planches d’un côté, et les plus expérimentés de l’autre. Il observe les dérives des surfeurs, « la plupart débutants » selon lui et Pierre, autre surfeur historique de la Grande Plage, qui a lui-même reçu six points de suture à la tête suite à un choc avec une autre planche. Pierre est persuadé que « les seuls qui vont lire ces planches d’information sont les débutants, mais certains louent des planches, prennent pas de cours et ne maîtrisent rien. Ils ne seront pas en capacité d’appliquer les règles de base, une fois dans l’eau. Donc ces planches ne sont pas très utiles selon moi. » Géraldine Verget, la conseillère municipale, balaie cette proposition, estimant qu'« instaurer des zones de niveau serait attentatoire aux libertés, et contraire à l’esprit même du surf. »

Le Surf à Biarritz : Au-delà des Vagues, entre Tourisme et Enjeux Locaux

Biarritz est une destination surf, mais pas seulement. Quand on pose la planche, il faut prendre le temps de découvrir la ville. Thomas, vacataire à l’Office de Tourisme, en est un exemple éloquent ; déjà sacré champion de France de para surf, il a participé à deux reprises aux Championnats du monde de para surf en Californie, illustrant la diversité des pratiques et des parcours liés au surf.

Le tourisme de surf, au niveau mondial, a vu son essor stimulé par les médias et le tourisme, popularisé par les sociétés de production californiennes et leur imagerie d'aventure estivale et d'évasion. Si des destinations comme l’Indonésie (Bali, Mentawai) ou le Maroc ont connu un essor touristique grâce aux surfeurs, elles ont aussi vu l’infrastructure touristique se développer pour répondre à la demande. Ce succès a apporté des avantages économiques significatifs à de nombreuses régions côtières.

Cependant, il a également introduit des défis sociaux et environnementaux, incluant le localisme, la surpopulation et la pression écologique. La ville de Biarritz, à l'instar d'autres destinations de surf, est confrontée à ces enjeux. Sa politique de transport, axée sur le « tout-voiture et tout-parking », engendre un engorgement et une pollution, alors que des alternatives comme le vélo, les navettes gratuites ou la voiture électrique pourraient être explorées. Le problème s'étend au logement : il reste encore des locaux sur la Côte Basque, mais ils ont de plus en plus de mal à se loger dans une ville comme Biarritz où l’immobilier a tellement flambé qu’il est maintenant inaccessible aux classes moyennes. Greg, par exemple, fait partie de ces jeunes actifs qui ont quitté Biarritz pour un village avoisinant.

En réponse à ces défis, des initiatives publiques ont émergé pour promouvoir un tourisme de surf durable. Au Costa Rica, le gouvernement a créé des zones marines protégées et réglementé les activités touristiques. Dans le sud-ouest de la France, les municipalités utilisent des délégations de service public (DSP), des autorisations d’occupation temporaire (AOT) et d’autres outils pour réguler les écoles de surf opérant sur les plages publiques. Malgré ces mesures, de nombreuses régions côtières sont confrontées à une action insuffisante pour répondre aux défis environnementaux et sociaux posés par le tourisme de surf. Des situations comme le décret de 2010 aux Fidji, déréglementant l’industrie du tourisme de surf et éliminant les droits indigènes traditionnels, montrent les dérives possibles. Biarritz, comme d'autres, doit continuer à réfléchir et à proposer une politique de transport et de gestion de l'afflux qui permette de préserver son identité et la qualité de vie de ses habitants et de ses visiteurs.

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