La nage sur le côté est un symptôme alarmant chez les poissons combattants (Betta splendens) qui préoccupe de nombreux aquariophiles. Lorsqu'un combattant flotte sur le côté, ou peine à maintenir une position stable dans l'eau, cela indique souvent un trouble sous-jacent. Il est important de noter que le poisson peut alors sembler comme mort, mais il n’en est rien. Ce comportement est, dans la plupart des cas, le signe d'un dysfonctionnement de la vessie natatoire, un organe essentiel pour la flottaison et l'équilibre du poisson. Comme ce n’est pas réellement une maladie, les problèmes de vessie natatoire ne sont pas contagieux, mais ils peuvent avoir un certain nombre de causes différentes, pouvant aller de problèmes d'alimentation à des conditions environnementales inadéquates, voire à des maladies plus graves. Certains poissons ne guérissent jamais de ce trouble, mais d’autres ont juste besoin de plus d’espace de nage et d’une alimentation adaptée. Une observation attentive et une réaction rapide sont essentielles pour identifier la cause et mettre en œuvre les solutions appropriées, offrant ainsi les meilleures chances de rétablissement à votre poisson.
Le Symptôme Caractéristique : Un Dysfonctionnement de la Vessie Natatoire
Le poisson malade affecté par des troubles de la vessie natatoire perd totalement le contrôle de sa nage, flotte en surface ou au contraire coule en nageant vers le fond. Les poissons, y compris les combattants, possèdent un organe interne appelé vessie natatoire. Le rôle de la vessie natatoire est d’aider le poisson à rester stable dans l’eau et à contrôler la façon dont il flotte. Cet organe se remplit d’eau ou d’air suivant les besoins du poisson pour se déplacer dans l’eau. Si le poisson veut nager vers le haut, alors il lui faudra plus d’air dans sa vessie natatoire et moins d’eau. Inversement, si le poisson veut nager vers le bas, il va libérer de l’air de la vessie natatoire et se remplir d'eau. C’est cet excès d’air, ou l’incapacité du poisson à réguler l’apport air/eau, qui cause la flottaison plus ou moins contrôlée du poisson près de la surface. Il peut alors remonter ventre en premier vers la surface, et rester à l’envers ou penché d'un côté.
Les observations comportementales typiques incluent un poisson qui "flotte sur le côté" depuis une semaine, même s'il reste "très vif" quand on s'approche de l'aquarium. Il peut "agir bizarrement, manger moins et nager moins aussi". Puis, "d'un coup il s'est arrêté et s'est remis sur le côté". Certains rapportent que le poisson "ne peut pas aller au fond de son aquarium car sa queue semble «flotter» comme une bouée", le faisant ainsi "se ramasser sur le côté". D'autres décrivent que le poisson "essaie de descendre il semble avoir du mal et remonte comme un bouchon. À la limite il se met à l'horizontale mais remonte très vite". La plupart du temps, il "ne bouge pas et reste sur le côté dans un coin de l'aquarium", se remettant "à nager lorsqu'il a peur". Il a été constaté qu'un poisson qui arrive à nager, même difficilement, pourra vivre à peu près normalement, ce qui souligne l'importance d'un diagnostic et d'une intervention rapides.
Les Causes Alimentaires : Un Impact Direct sur l'Équilibre et la Nage
Les habitudes alimentaires des poissons sont l'une des causes les plus courantes d’un trouble de la vessie natatoire. L'excès de nourriture est une raison fréquente des problèmes de vessie natatoire chez le poisson combattant. Dans un cas particulier, un combattant ayant sept mois d'âge, nourri initialement avec trois larves de moustiques séchées chaque soir, a développé un flottement sur le côté. Après avoir changé son alimentation pour des granulés "aliment composé pour Betta" et l'avoir mis à la diète un jour, aucune amélioration n'a été constatée. Cependant, une diète prolongée d'une journée a montré une amélioration significative : le poisson "ne flotte plus, il se déplace tranquillement dans tout l'aquarium", suggérant que la cause principale était l'excès de nourriture. Les aquariophiles reconnaissent souvent que les combattants sont en général "très gourmands" et que l'on a "tendance à craquer sur les quantités".
La constipation provoque un excès de nourriture dans l'intestin, qui gonfle et appuie contre la vessie natatoire. Avaler trop d’air en mangeant, ou manger un mauvais type de nourriture qui fermente dans l'intestin, peut également entraîner ce type de problème. Un Betta présentant un ventre "très gros" ou "un peu gros" peut souffrir d'un gavage excessif, et une "petite diète" est alors préconisée pour "faire revenir les choses à la normale". Le type de nourriture est également crucial. Les granulés spécifiquement formulés pour Betta sont considérés comme "mieux" pour le poisson que des larves de moustiques séchées. L'absence d'accès à des artémias fraîches, par exemple en l'absence de congélateur, peut limiter la variété alimentaire pourtant bénéfique pour la santé digestive du poisson. L'expérience montre qu'une diète de quelques jours, suivie d'une reprise progressive de l'alimentation en "toute petite quantité", est une stratégie efficace pour résoudre les troubles liés à l'alimentation.
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L'Importance Cruciale de l'Environnement et de la Qualité de l'Eau
L'environnement dans lequel évolue le poisson combattant joue un rôle primordial dans sa santé et sa capacité à nager correctement. Plusieurs facteurs environnementaux peuvent être à l'origine de problèmes de vessie natatoire ou d'autres affections.
Volume de l'Aquarium et Surpopulation
Un volume d'eau insuffisant est une cause fréquente de stress et de problèmes de santé chez le poisson combattant. Un petit aquarium de 5L, un bac de 3L rectangulaire sans chauffage ni filtre, ou encore un aquarium de 4,5L, sont considérés comme des "prisons pour Betta" et sont insuffisants pour les besoins de ce poisson. La taille du bac peut entraver le bon développement du poisson. Les troubles de la croissance peuvent survenir vis-à-vis d'un petit litrage. Un combattant est passé d'un petit aquarium de 5L à un aquarium de 20L après deux mois, ce qui représente une amélioration, bien que certains conseillent d'acquérir "un 30L tout équipé d'urgence". La pollution peut également altérer la croissance d'un poisson. Si le trouble est dû à des troubles sévères de la croissance, la maladie peut être jugée incurable. Des aquariums en surpopulation peuvent aussi engendrer des problèmes.
Température de l'Eau : Un Facteur Déterminant
Une température de l'eau stable et adéquate est vitale pour le poisson combattant. L'eau trop froide qui change tout le temps de température est une cause majeure de maladies. Des températures variant entre 23°C et 25°C, ou chutant jusqu'à 20°C, voire 17°C sur une période de quelques heures, sont problématiques et peuvent entraîner des problèmes graves. Le fait qu'un combattant "ne bouge plus et se met sur le côté" alors que la température est passée de 23/25°C à 17°C en une journée est une preuve flagrante de l'impact du froid sur sa santé. Le Betta est un mauvais nageur et est souvent paresseux surtout lorsque l'eau n'est pas chauffée. Monter le chauffage de l'aquarium à 24-25°C est une mesure essentielle, et une température de 28°C est même souvent recommandée pour les traitements de certaines maladies. La chaleur "fait des miracles", et une température de 25°C, ou idéalement entre 25°C et 26°C, est considérée comme la température idéale de maintenance d'un betta.
Qualité de l'Eau et Filtration
Une eau de mauvaise qualité est un facteur de stress et de maladie majeur. Changer l'eau "que" quand elle est "sale" est une pratique à proscrire, car "l'eau d'un bac ne doit jamais être sale". Des changements d'eau réguliers sont cruciaux. Il faut changer l'eau toutes les semaines. Dans des aquariums de petit volume, des changements d'eau encore plus fréquents, comme tous les 3 jours, sont parfois nécessaires. Lors des changements, il est conseillé de remplacer la moitié du volume d'eau. L'eau du robinet doit idéalement avoir "reposé 24H" avant chaque changement, et l'utilisation d'un aclimateur et de bactéries vivantes est recommandée pour maintenir un environnement sain.
Le cycle de l'azote est un processus biologique fondamental qui doit se mettre en place dans l'aquarium pour une eau saine. Pour un nouveau bac, il est souvent dit qu'il faut attendre 1 mois, voire 3 à 4 semaines, avant que "le cycle de l'eau" ne se fasse, pour que l'eau se nettoie correctement. L'installation d'un filtre, même s'il s'agit d'un filtre avec mousse et des petites billes (souvent des supports bactériens en argile), est un ajout bénéfique. Un aquariophile, hésitant à installer un filtre de peur que cela ne cause "trop de choc" à son poisson malade, a finalement été conseillé de l'installer tout en continuant les changements d'eau réguliers. Un filtre permet d'espacer un peu les changements d'eau par la suite. Pendant les premières semaines après l'installation du filtre, il est important de continuer à changer l'eau régulièrement, comme d'habitude, pour justement éviter le pic de nitrite. Le taux de nitrite doit toujours être à 0, et il est recommandé d'investir dans un test en gouttes pour le mesurer. Une fois le filtre installé, un petit courant dans l'aquarium peut être observé, mais cela ne semble généralement pas gêner le poisson qui peut "tenter des approches pour voir ce que c'est".
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Plantes et Enrichissement du Milieu
L'ajout de vraies plantes dans l'aquarium est fortement recommandé, car un bac "a besoin de vraies plantes". Les plantes offrent des cachettes, des zones de repos et contribuent à l'équilibre biologique de l'aquarium. Un poisson qui flotte depuis deux semaines et qui a trouvé "son arche pour se caler" montre l'importance d'avoir des supports dans l'aquarium pour son repos. De plus, une plante en plastique peut "gêner le poisson", et il est préférable de la retirer. L'introduction de plantes doit se faire avec discernement, car la fiabilité des conseils en animalerie est parfois remise en question.
Les Problèmes de Santé Spécifiques et leurs Manifestations
Au-delà des causes environnementales et alimentaires, le poisson combattant peut être sujet à des maladies spécifiques qui se manifestent, entre autres, par des troubles de la nage.
Oodinium (Maladie du velours)
L'Oodinium est une infection parasitaire souvent liée à des conditions d'eau froides et instables. Les "nageoires collées" sont généralement un symptôme d'Oodinium, et la maladie peut être "à un stade bien avancé" si les symptômes correspondent. Un poisson dont la température de l'eau changeait constamment a été diagnostiqué avec de l'Oodinium et était dans un "sale état", avec une "eau trop froide qui change tout le temps de température". Dans ces cas, un traitement anti-Oodinium qui contient du cuivre est important, comme l'Oodinol de chez JBL qui est très bien. Si un traitement spécifique n'est pas disponible en animalerie, le sel d'aquarium et le catappa peuvent être utilisés comme solutions temporaires ou adjuvants. Il est idéalement recommandé de monter la température à 28°C pour aider à combattre l'infection. Les "petits points" caractéristiques de l'Oodinium peuvent être difficiles à voir à l'œil nu. L'expérience d'un aquariophile a montré qu'un poisson atteint "s'en est bien remis" après un traitement au sel et des changements d'eau très fréquents.
Hydropisie et Autres Affections Graves
L'hydropisie est une maladie grave qui se manifeste par un gonflement généralisé du corps et des écailles hérissées. Si le ventre est "très gros" et que le poisson mange peu, cela peut être le signe d'une tumeur, qui, apparemment, peut affecter les bettas. D'autres symptômes graves peuvent inclure des "yeux bizarres", notamment une exophtalmie où l'œil "continue à sortir de son orbite". Lorsqu'un poisson est "gonflé de partout" et que "ses écailles sont hérissées", c'est qu'il est en "phase terminale", avec "très peu de chance de survie malgré le traitement". L'hydropisie est la conséquence de problèmes d'origines diverses, alors il est parfois difficile de déterminer la cause. Il est malheureusement "difficile de réchapper un poisson qui en est sévèrement atteint".
Blessures et Facteurs Génétiques
Les causes des troubles de la vessie natatoire peuvent être diverses et variées. Cela peut provenir d'une blessure suite à une attaque, un choc, un pincement. Cela peut également survenir par consanguinité ou par sélection pour des malformations. Pour ces raisons, les poissons rouges japonais, les mollies ballon, etc., en sont généralement atteints. En effet, à un certain stade de leur croissance, la vessie natatoire ne se développe plus convenablement et se retrouve compressée et comprimée par d'autres organes. Ces troubles sur le plus long terme, dus à des tumeurs ou à des tares génétiques, peuvent rendre la maladie incurable.
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Approches Thérapeutiques et Préventives pour un Rétablissement Optimal
La guérison d'un poisson combattant nageant sur le côté nécessite souvent une combinaison de mesures correctives et préventives.