Comparaison de petits voiliers : Analyse des options abordables et performantes

L'acquisition d'un voilier neuf de 35 pieds peut s'avérer financièrement hors de portée pour de nombreux passionnés de voile. C'est pourquoi il est pertinent d'explorer des alternatives plus accessibles, notamment les petits voiliers. Cet article se penche sur un comparatif de ces unités, en s'appuyant sur les informations issues de revues spécialisées et des discussions de passionnés.

L'attrait des petits voiliers

Les petits voiliers, souvent délaissés au profit des modèles plus grands, offrent pourtant de nombreux avantages. Ils sont généralement plus faciles à manœuvrer, à entretenir et à mettre à l'eau. De plus, leur coût d'acquisition et d'entretien est considérablement plus faible.

Critères de sélection et budget

Face à l'envolée des prix des bateaux, il est judicieux de se poser la question suivante : que trouve-t-on aujourd'hui sur le marché du neuf pour 50 000 € ? La réponse est intéressante, avec des unités certes au-dessous de 7 mètres, mais faciles à utiliser et à entretenir, et plutôt bien équipées en série. Pour un budget limité, il est donc possible d'acquérir un voilier neuf offrant une expérience de navigation agréable.

Panorama du marché des petits voiliers

L'offre sur le créneau des petits voiliers est assez équitablement répartie entre semi-rigides et coques dures. Tous sont transportables sur remorque, faciles à mettre à l'eau et à prendre en main. On constate que, de plus en plus, les chantiers préfèrent développer des unités de plus de 8 mètres plutôt que des modèles d’entrée de gamme. Si c’est le cas, c’est alors au détriment de son équipement standard.

Équipements et aménagements

Malgré leur taille réduite, les petits voiliers offrent des équipements et aménagements intéressants. Alors que, sur certains modèles plus grands, les bains de soleil sont parfois proposés en option, ils font majoritairement partis de l’inventaire de l’équipement de série de ces « petits » bateaux. Qu’il s’agisse des semi-rigides ou des coques open, tous dissimulent une soute sous la banquette arrière de cockpit et un ou plusieurs coffres dans le V de pointe ou sous le siège installé devant la console de pilotage. Souvent, les banquettes de cockpit dissimulent une soute pratique pour ranger le sac de sécurité, parfois même aussi les coussins du bain de soleil. Sur les semi-rigides comme sur les coques open, un coffre est logé sous la banquette située dans la pointe. Certains modèles disposent d’un espace de rangement dans la console, accessible soit par l’avant soit par une porte à gauche du poste de pilotage.

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Exemples de modèles emblématiques

Parmi les petits voiliers ayant marqué l'histoire, le First 22, dessiné par Jean-Marie Finot et construit par Bénéteau, reste une référence. Lancé en 1978, il a connu un véritable succès et continue d'être apprécié pour ses qualités marines et son habitabilité.

Alternatives aux voiliers neufs : le marché de l'occasion

Si le budget est un facteur déterminant, le marché de l'occasion offre également de nombreuses opportunités. Il est possible de trouver des voiliers plus grands et mieux équipés pour un prix inférieur à celui d'un petit voilier neuf. Cependant, il est important de bien inspecter le bateau avant l'achat et de prévoir les éventuels frais de rénovation.

Les voiliers de plus de 11 mètres : une autre perspective

Les voiliers de plus de 11 mètres composent la catégorie reine de la plaisance hauturière. Des unités recherchées par tous ceux et celles qui souhaitent naviguer loin le temps d’une longue croisière, d’une année sabbatique autour de l’atlantique ou d’un tour du monde. Le Django 12.70, un voilier de croisière haut de gamme adapté aux longues traversées en mer. Son cockpit impressionne, très large, doté d’un bel accastillage et d’une jolie casquette rigide. Un air de coursier océanique, taillé pour filer au large tout en gardant à l’abri son équipage. Un croiseur hauturier très bien pensé et bien fini. Le Django 12.70 est atypique. Plus petit que le Pogo 44 ou le JPK 45, plus grand que le RM 1180 et le JPK 39 FC. Pourtant il partage avec eux le même programme : la croisière au long cours et des aménagements très marins. Gréement de cotre et grand-voile full-batten classique. Une GV à corne est proposée en option. Voici le fameux cockpit en T, modèle d’efficacité et de sécurité. Au centre, le panneau donne accès à l’immense soute arrière. Notez les bailles à bouts dans les hiloires. Sous gennaker, sous le vent des Glénan… Notez le sillage très plat, voire planant ! Annoncé comme plus confortable, éventuellement plus sage, le nouveau 44 du chantier de Combrit reste surtout un vrai Pogo. Un bateau de croisière musclé, marin, planant dans tous les sens du terme. En un mot, jubilatoire ! Pour des bateaux en infusion à quille relevable (standard), les Pogo présentent un très bon rapport qualité/prix. Avec beaucoup de volume sur l’avant, la carène du RM 11.80 est puissante et stable. Le remplaçant du RM 12.70 fait fort : des lignes inspirées par la course, une silhouette très sexy mais un croiseur assumé avec de beaux volumes et un bel équilibre sous voiles. Une sacrée réussite, après deux années de gestation. Ça valait le coup d’attendre ! Il ne faut pas se fier au look racé du RM 11,80 qui bien que marin, bien équilibré et très ergonomique ne peut être comparé avec les Pogo ou les JPK FC. Nous sommes là sur un vrai croiseur hauturier, confortable et véloce, mais pas sur un course-croisière. En revanche, il possède bien l’ADN du Grand Voyage propre aux RM. Les « Fast Cruisers » de JPK, c’est la croisière telle que la conçoit Jean-Pierre Kelbert. A l’image de ce nouveau 39, issu non d’un quelconque topo marketing mais des convictions profondes du constructeur de Larmor et de son génial complice, l’architecte Jacques Valer… Le résultat est tout simplement stupéfiant. Comparaison n’est pas raison, mais il est intéressant de garder en point de repère un bateau de grande production (Sun Odyssey 410). Grande plage avant, rouf panoramique et dog house : un Boréal reste un Boréal. Le Boréal 44 tutoie l’excellence depuis ses débuts. Très marin, adapté à toute la latitude, capable de s’échouer volontairement sur la grève et d’encaisser le gros temps sans ciller, il impressionne. Et pourtant, il mute encore ! Difficile de trouver des concurrents aux unités du chantier Boréal. Évidemment, il y a bien l’Ovni 450 typé grande croisière. Au portant, notre Boréal a toute sa toile. Le diamètre de la barre a été optimisé avec soin. Elle doit être assez grande pour barrer assis sur le plat-bord, mais pas trop pour pouvoir circuler dans l’axe de la coupée, à tribord. Et ça marche ! La silhouette du 45 souffre peu du volume - pourtant considérable - des superstructures. Le JPK 45 Fast Cruiser offre une autre possibilité de voyage. Celle de naviguer vite et bien. Dans les petits airs comme dans la brise. Ce croiseur léger est construit intégralement en infusion, âme en mousse PVC et résine vinylester. C’est là qu’il marque des points et justifie son prix : il s’agit d’un bateau de voyage, certes, avec casquette et rouf panoramique, mais construit comme un bateau de course. Une équation qui peut évoquer d’autres croiseurs performants et très bien construits, comme les Pogo du chantier Structures. Un vrai bateau de mer, efficace dans son ergonomie. Le rouf et les bordés très vitrés font entrer un maximum de lumière. Notez le davier dans l’axe bien intégré dans la delphinière. Cette dernière permet de déporter le mouillage loin de l’étrave. En 2018, ce Sun Odyssey nous a épaté par son look novateur et ses passavants en pente douce hérités de son grand frère, le 440. Mais c’est surtout un bateau bien né qui bouleverse un peu les codes traditionnels de la gamme. Le Sun Odyssey 410 impressionne par sa puissance, sa docilité et sa qualité de finition. À l’intérieur, le temps n’est plus aux fargues vernies et aux meubles en massif, et les puristes pourront trouver l’ambiance un peu austère. Mais les codes ont changé, et le travail réalisé avec le designer Jean-Marc Piaton ne manque pas d’intérêt en termes de lumière et d’espace de vie. La concurrence est féroce entre ces 41 pieds (L’Océanis 41.1 / Le Bavaria Cr.41 / Le Dufour 412 GL) « cœur de gamme » aux valeurs assez proches. Le Jeanneau semble néanmoins être l’un des plus légers et le plus toilé dans sa version standard. L’ambiance est très claire dans le carré, surtout avec ces boiseries en Alpi (existent aussi en teck ou cèdre gris). Immense, la plage arrière basculante qui recouvre les grands coffres arrière.

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