Le Voilier Radiocommandé : Immersion dans le Monde des Open 60 et IMOCA miniatures

Le modélisme naval radiocommandé représente une facette fascinante de la voile, où la passion pour la haute technologie maritime rencontre la précision artisanale. Au cœur de cette discipline, les répliques de voiliers de course au large, notamment les Open 60 et les IMOCA, captivent les enthousiastes par leur complexité technique et leurs performances hors normes. Ces modèles réduits ne sont pas de simples jouets, mais des démonstrations d'ingénierie et de maîtrise, permettant de reproduire les exploits des plus grands marins sur des plans d'eau adaptés.

I. L'Émergence des Voiliers IMOCA RC "Volants"

L'innovation est un moteur constant dans le monde de la voile, et le modélisme n'y fait pas exception. Une réalisation particulièrement remarquable est celle d'un voilier monocoque à foils, type IMOCA, qui peut voler en modèle réduit. Cette prouesse technique a été le fruit d'un travail acharné, comme en témoigne un passionné : "Le modèle m'a demandé pas moins de 6 mois d'intense réflexion pour sa mise au point, mais il a volé dès la première mise à l'eau." Cette exclamation, "Eureka dirait l'autre dans son bain! ça vole, ça fonctionne!", souligne la joie et la satisfaction d'avoir concrétisé un projet aussi ambitieux.

La réussite de ce voilier IMOCA RC est d'autant plus impressionnante qu'elle s'est manifestée dès la première mise à l'eau, signe d'une "sacrée maîtrise des centrages quelles qu'ils soient", une compétence que "peu en sont capables". Un autre passionné, Laurent, n'hésite pas à le reconnaître : "Pour être honnête, et je l'avais écrit ici sur ce site, je ne pensais pas que c'était possible en VRC, j'avais faux!!!". Il salue également une "maîtrise ausii d'une voile sur enmagasineur afin de fournir la puissance nécessaire pour ce type de carène, et les foils", éléments cruciaux pour la performance de ces bateaux modernes. L'utilisation de "maximum de carbone pour préserver le devis de poids essentiel" est également un facteur clé de cette réussite, permettant d'obtenir une "superbe maquette qui vole comme pour les vrais". Ce succès initial prometteur a d'ailleurs inspiré la fabrication d'"autres déclinaisons de ce modèle" qui sont "en cours de fabrication, affaire à suivre!". Les vidéos de ces modèles en action sont aussi "magnifique", offrant un aperçu de leur élégance et de leur vitesse.

II. Le Concept de l'Open 60 dans le Modélisme Naval

Comprendre ce qu'est un Open 60 est essentiel pour saisir l'engouement qu'il suscite dans le modélisme. Un Open 60 est un voilier de 60 pieds de long, ce qui correspond à environ 18,28 mètres, régis par la jauge IMOCA. Il s'agit d'une "jauge ouverte ce qui permet un innovation technique constante de ce type de voilier, considéré un peu comme la formule 1 des mers ou le bateau de l'extrême!". Cette liberté de conception encourage les avancées technologiques et la recherche de performances extrêmes, des caractéristiques que les modélistes cherchent à reproduire à petite échelle.

L'attrait des Open 60 réside dans leur design avant-gardiste et leurs capacités à affronter les conditions les plus rudes des océans. La transposition de ces géants des mers en modèles réduits permet aux passionnés de s'approprier ces défis techniques. L'échelle choisie est souvent le 1/18ème, ce qui aboutit à "une coque de un mètre de long ce qui donnera un bateau encore très facilement transportable et d'un poids raisonnable". Cette taille offre un équilibre idéal entre la fidélité aux détails du modèle original et la praticité pour le transport et la manipulation, rendant la construction et la navigation accessibles à un public plus large d'amateurs éclairés.

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III. Projet de Construction d'un IMOCA RC : Le FONCIA à l'échelle 1/18

La construction d'un IMOCA RC est un projet ambitieux, comme en témoigne l'expérience d'un modéliste passionné, gregvdb, qui a entrepris de construire son propre modèle. "Je suis actuellement sur le même type de projet que toi: un Imoca", a-t-il partagé, soulignant l'inspiration tirée des voiliers de course réels. "Passionné de modélisme et de voile, comme beaucoup d'entre nous, j'ai été fasciné par le Vendée Globe." Cette fascination a conduit à un projet basé sur le bateau Apivia de Charlie Dalin, reproduit à l'échelle du 1/18, ce qui "donnera une coque de 1m". L'absence de plans disponibles pour des bateaux comme le FONCIA en modélisme a posé un défi majeur : "il va falloir le faire et ceci en prenant les côtes sur des photos car les plans du vrai sont top secret." L'objectif n'est donc pas l'exactitude parfaite, mais l'obtention d'"une forme approchante", en s'appuyant sur les informations disponibles dans la presse spécialisée concernant les dimensions en grandeur nature.

A. Les étapes préliminaires et la coque

Le choix du matériau de construction s'est porté sur le bois : "Pour le mode de construction, ce sera le bois car je n'en ferais qu'un exemplaire et je n'ai pas trop envie de faire de la fibre de verre pour l'instant." Cette approche s'est inspirée de la "méthode du plan WHIRLPOOL pour la construction". Les premières étapes impliquent une phase de conception et de vérification des formes. Pour cela, un essai avec du DEPRON a été réalisé : "Je vais déjà faire un essai avec du DEPRON pour trouver les formes qui vont bien car c'est une matière facile à couper au cutter et qui se ponce facilement et si tout est OK, je pourrais en tirer les couples."

La méthode détaillée pour la coque commence par le traçage des couples : "Pour commencer traçons les couples dans une feuille de dépron de 6mm." Ces éléments sont provisoirement assemblés : "Tout tient avec des aiguilles et du scotch, car c'est juste pour se faire une bonne idée sans trop perdre de temps et voir comment je pouvais réaliser la forme de l'arrière assez particulière de ces nouveaux 60 pieds." Une fois les formes corrigées validées, les couples définitifs sont réalisés : "Bon après avoir récupéré la forme corrigée des couples, il ne me reste plus qu'à les réaliser en contreplaqué de 5mm."Le chantier de construction est méticuleusement préparé : "Le chantier est une planche en aggloméré d'un mètre cinquante sur laquelle je trace au préalable l'axe de la coque, puis le positionnement exact des couples." L'alignement est crucial : "Les couples sont fixés solidement sur des tasseaux en pin qui, eux-mêmes, viennent se fixer sur le chantier. L'alignement et l'équerrage doit être absolument parfait."L'étape suivante est le bordage : "J'ai collé une pièce perpendiculaire aux couples 1 et 2 pour former l'étrave. Ensuite on procède de façon classique pour le bordage avec des baguettes de samba de 3mm." Une fois le bordage terminé, "on peut enlever la coque du chantier, le dernier couple restant sur le chantier."Le "plus dur reste à faire: ponçage", une étape essentielle pour l'esthétique et la performance de la coque. Le pont arrière est "fermé plaque de contreplaqué multiplis de 1 mm prédécoupé avec les formes triangulaires qui vont bien." Le puits de quille est un élément structurel important : "le puits de quille est mis en place bien vertical par rapport à la coque (mettre la quille dedans et monter l'ensemble en place pour contrôler le bon équerrage, ceci avant de coller sinon ça risque d'être de travers)." Des aménagements spécifiques sont prévus par-dessus : "Par-dessus le puits de quille, on rajoute un roulement pour le pied de mât et un insert fileté pour les tangons de haubans et un petit accès pour l'écrou de fixation de la quille." L'accès à l'intérieur est également géré : "On ferme la trappe d'accès avec un rectangle de contreplaqué 5mm."Le roof est conçu avec des matériaux légers et résistants : "Le roof est fait en stirofoam (polystyrène dense) et balsa puis recouvert d'une couche de tissu de verre 25gr/m² et résine époxy." Après le ponçage, la coque est traitée pour l'étanchéité et la finition : "Après ponçage de la coque, passage de résine G4 pour l'étanchéité et mastic polyester pour les inégalités et reponçage. Passage d'une sous-couche blanche "JULIEN" et reponçage." Une hélice repliable est également intégrée : "Sur cette photo, on aperçoit l'hélice repliable. il s'agit d'une hélice du kit Graupner destiné au voilier RUBIN." Une sous-couche blanche est toujours appliquée "après avoir passé du G4 qui pénètre bien le bois".

B. Les Appendices : Dérive, Safran et Lest

Les appendices du voilier, essentiels pour la direction et la stabilité, sont également construits avec soin. Les safrans sont "constituée de deux épaisseurs de contreplaqué multiplis collées l'une à l'autre. Avant collage, il faut bien entendu préparer la mèche de safran et son logement à l'intérieur de ces deux demi parties." La dérive, quant à elle, est "réalisée en contre collant deux pièces de contreplaqué de 5 mm."

Le lest, sous forme de bulbe, est un composant crucial pour la stabilité. Le processus de sa fabrication est détaillé : "Pour réaliser un lest en plomb en forme de bulbe à l'extrémité inférieur de la dérive, il faut commencer par réaliser un master, qui servira à créer une empreinte dans un bloc de plâtre. C'est dans cette demi empreinte que sera coulé le plomb." Pour la préparation du plomb, "après avoir préalablement calculé le volume de ce lest et son poids, je découpe dans environ 50 cm d'un ancien tuyau d'écoulement en plomb 8 tronçons." Ces tronçons sont ensuite "découpés, à l'aide d'une cisaille, en petits morceaux d'environ 2x2 cm. Le tout est placé dans une casserole en inox sur un réchaud à gaz et en plein air." La sécurité est primordiale lors de cette étape : "Pour éviter un maximum de respirer les vapeurs toxiques du plomb en fusion, il est vivement conseillé de porter un masque de protection." Une fois le plomb fondu, les impuretés sont retirées : "Je laisse chauffer jusqu'à obtenir une masse en fusion sur laquelle flotte inévitablement quelques déchets et impuretés. Il suffit d'éliminer ces impuretés à l'aide d'une cuillère."La coulée du plomb se fait avec précaution : "Lorsque la masse en fusion est prête, il est alors possible de verser lentement et précautionneusement celle-ci dans les deux moules que j'ai pris soin de disposer bien à plat et parfaitement de niveau sur une table." Après refroidissement, "Après avoir laissé refroidir une heure, c'est le démoulage." Les deux moitiés sont ensuite assemblées : "Il faut ensuite limer et égaliser la surface plane des deux demi-formes pour réunir celles-ci au moyen de trois vis traversantes et avec de la colle Epoxy 5 minutes." Des ajustements sont nécessaires pour la dérive : "Il faut également usiner, sur quelques millimètres de profond, la forme de la base de la dérive dans ce lest, puis mastiquer pour reboucher les trous de vis et les petites imperfections de la surface." Enfin, le lest reçoit une couche de protection : "Le lest reçoit ensuite une couche de protection de verni deux composants gris. Un nouveau léger ponçage et le tout est maintenant prêt pour la peinture définitive." La fabrication est conçue pour être réutilisable : "Après toutes ces opérations, on constate que le gabarit de la dérive, le master du lest et les deux moules sont intacts, et donc parfaitement réutilisables pour plusieurs autres fabrications si nécessaire."

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C. Structure du Pont et Aménagements Intérieurs

Une fois le fibrage de l'extérieur de la coque réalisé, "celle-ci peut alors être démontée du chantier. Cette configuration permet de travailler à l'aménagement intérieur et de terminer complètement la construction de la coque et de son infrastructure." Une caractéristique notable de l'installation est la modularité : "Une particularité de cette installation est que le treuil et le circuit d'écoutes sont entièrement démontables. Le tout peut être facilement sorti de la coque après avoir dévissé seulement 3 vis M4."Avant de finaliser l'assemblage, des vérifications sont de mise : "Avant de fermer la coque avec le pont, il est prudent de vérifier si tout est ok en montant provisoirement le jeu de voiles petit temps. Ceci permettra de faire éventuellement une retouche ou une modification beaucoup plus facilement." Le pont est ensuite achevé : "Le pont est ensuite entièrement recouvert de contreplaqué 1mm. Ce contreplaqué sera ensuite fibré au 25gr/mm2 avec une couche de résine époxy. Après séchage et ponçage, toute la coque et le pont seront enduits d'une couche de fond deux composants de couleur grise."La cabine est un élément distinctif des Open 60 : "A ce stade de la construction, je dois également réaliser la cabine qui sera composée d'une base en contreplaqué 2mm. sur laquelle seront placés quelques couples qui permettront de recouvrir le tout d'un contreplaqué de 0.8mm." Son design intègre des fonctionnalités pratiques : "La cabine sera prolongée sur l'arrière par des montants entourant la baignoire permettant ainsi de placer, tout à l'arrière, une vis de fixation." La fixation de la cabine est pensée pour la sécurité : "A l'avant de la cabine, deux pattes de fixations viennent se crocher sous le couple situé à cet endroit." Pour une visibilité optimale du skipper RC, "La cabine va recevoir plusieurs fenêtres et deux demi-sphères en plexi qui donnent au skipper une vue à 360 degrés depuis l'intérieur de la cabine." Ces demi-sphères sont astucieusement fabriquées : "Ces deux demi-sphères sont réalisées avec des BULDO sur lesquelles un petit travail de limage puis de polissage était nécessaire afin de faire disparaitre les inscriptions." Pour la touche finale, "Tout à l'arrière de la baignoire, pour masquer la vis de fixation, on trouvera le Radome du radar satellite posé sur un support amovible. Ce Radome est réalisé avec une balle de ping-pong."La finition esthétique est également soignée : "Après les longues séances de ponçage, je procède tour d'abord à la peinture du pont qui reçoit deux couches d'une peinture synthétique à séchage rapide, satinée, de couleur blanc crème, RAL 9001. La coque reçoit une couleur satinée noire, sur laquelle viendra déposé, par la suite, le logo du sponsor." L'étanchéité de la cabine est assurée : "La cabine est ensuite terminée et ajustée définitivement sur le pont. Elle vient en légère compression sur un joint qui assure une bonne étanchéité sur tout le pourtour de l'ouverture dans la pont." L'accastillage est pensé pour la fonctionnalité : "Peu d'accastillage car j'ai voulu quelque chose de sobre, simple et fonctionnel. Vous ne trouverez donc pas de rambardes, ces bêtes à chagrins auxquelles on s'accroche sans cesse et qui sont de merveilleuses sources d'infiltration d'eau dans la coque."

D. Le Système Électronique et le Gréement

L'électronique à bord de ces modèles est miniaturisée mais performante. "L'installation RC est simple." Elle inclut "2 servo treuil hitec (1 pour border les voiles et l'autre pour déborder le génois) 1 servo 9 kg pour le gouvernail et 1 autre pour relever les quilles latérales". Un "groupe moto-réducteur pour la propulsion", un "kit GRAUPNER pour le RUBIN", est également intégré, et un "récepteur ASSAN 2,4 Ghz est glissé à l'arrière sous le pont." L'alimentation est positionnée avec soin : "Le variateur moteur et l'accu se trouveront à l'avant dans la boite ronde."La gestion des écoutes est également sophistiquée : "Au-dessus du puits de quille, 3 tubes permettent le passage des drisses d'écoute pour les voiles et le débordeur de génois, on voit aussi l'emplacement des puits de dérives latérales." L'écoute de grand voile est gérée spécifiquement : "l'écoute de grand voile ressort au milieu du pont arrière dans ce qui sera le moulinet de winchs, on voit aussi les 2 gaines pour la manœuvre des safrans."Un "treuil 3 tours1/2 qui commande un circuit d'écoute fermé monté sur un profilé alu" est au cœur du système de réglage des voiles. "Sur ce profilé circule un petit chariot sur lequel sont attachées les écoutes de foc et de grand voile. L'écoute de foc passe par un renvoi (poulie sur roulement) puis est guidée par un tube jusqu'à sa sortie sur le pont." Ce système est également conçu pour être facilement accessible : "Le tout peut, en cas de besoin, se sortir de la coque après avoir dévissé 3 vis."L'interrupteur du système RC intègre une technologie avancée : "L'interrupteur a la grosseur d'un interrupteur mécanique classique mais il renferme un système BEC miniature qui a deux fonctions. Il transforme la tension de la batterie Li-Po 2 éléments de 7,4 volts en tension maximum utilisable pour les servos, à savoir 6 volts. Il surveille également la tension de la batterie et donne un premier avertissement sonore et visuel lorsque celle-ci est au dessous de 7 volts. En dessous de 6,6 volts, le rythme de l'avertissement devient plus rapide et plus rapproché dans le temps. En dessous de 6 volts, l'avertissement devient très rapide et rapproché."

Le gréement est un autre aspect où l'expérimentation est de mise. "Le gréement est très particulier. En fait j'ai voulu, sur cette coque Open60, tester une voilure prévue pour un autre voilier. Le voilier 3x1 commercialisé par Stockmaritime, et pour laquelle existent plusieurs types de voiles." Les tests se concentrent sur "la voile petit temps (celle qui offre le plus de surface) et la voile temps moyen, un peu plus petite." La légèreté et la rigidité sont obtenues grâce au carbone : "Particularité de ce gréement, le mât et les bômes sont en fibre de carbone." Bien que ce gréement soit un test, "le voilier est toutefois prévu pour recevoir également un gréement typique de l'Open." L'ambition est de créer un gréement sur mesure : "Après avoir testé les voiles de la classe 3x1 Stockmaritime, j'envisage de réaliser une mâture spécifique avec un jeu de voile Open 60 que je réaliserais également moi-même. Cette première sortie se fera avec le jeu de voiles temps moyen."Les voiles elles-mêmes sont fabriquées avec des matériaux spécifiques : "La grand voile est en tissu de cerf-volant, avec 7 laizes assemblées, un ourlet avec un jonc plastique cylindrique sur le bord coulissant dans le mât (le jonc plastique est un morceau de fil de taille gazon)." Pour le génois, la "même méthode que la grand voile" est appliquée. "J'ai utilisé pour mes voiles du tissu pour cerf-volant en ICAREX." Les logos sont ajoutés avec une grande minutie : "Les logos sont imprimés sur une machine jet d'encre sur du papier autocollant A4 que l'on trouve en grandes surfaces et de plus, ces logos sont cousus sur la voile."

E. Les Premières Navigations et les Réajustements

La première mise à l'eau du FONCIA, le "dimanche 9 mai 2010, jour historique", a été riche en enseignements. "Bon tout n'est pas parfait, mais ça flotte," note le modéliste. Cependant, des problèmes sont rapidement apparus : "premier problème, une des dérives relevables reste coincée, panique dans le récepteur, le servo me pompe tout le jus." Une solution temporaire est trouvée : "J'enlève provisoirement mes dérives relevables et tout rentre dans l'ordre et nouvel essai de navigation."Les observations en navigation révèlent des points à améliorer : "Satisfaction, je peux basculer mon génois d'un bord à l'autre, par contre le mât part trop sur l'avant, il faudrait mettre plus de quête sur l'arrière." Un problème d'assiette est également identifié : "Autre gros problème, l'avant s'enfonce dès que le bateau prend de la vitesse, il va falloir reculer les masses vers l'arrière (la batterie) et j'ai eu la main lourde sur le lest, le bateau serait mieux avec un lest plus léger." Ces ajustements nécessitent du temps : "Donc encore du pain sur la planche."D'autres problèmes techniques ont demandé des modifications, notamment avec le système des quilles latérales : "Encore une modification, le servo de 9kg que j'avais mis pour relever les quilles latérales ne marchait pas bien (dur dans les gaines) et de toute façon je n'avais pas assez de débattement dans le déplacement de ces dérives, donc coup de colère, réflexion, et achat d'un treuil supplémentaire + échange des gaines et enfin ça fonctionne."Le projet, bien que semé d'embûches, est perçu comme une expérience enrichissante : "Voici donc une construction qui s'achève, ce fut très intéressant de construire ce modèle en partant de rien, j'ai fait des erreurs de conception et je m'y prendrais différemment si c'était à refaire, par exemple: faire plus léger (coque en fibre), avec un peu plus de creux dans le milieu de la coque et après échange de courrier avec un modéliste intéressé, pour les 2 quilles latérales qui ne servent à rien (ma quille centrale étant fixe) je les ferait fixes (pour l'aspect maquette), 2 servos pour les safrans et aussi un foc à la place d'un génois pour faciliter l'installation."La navigation elle-même peut être un défi : "Pas facile de conduire la barque suiveuse, de piloter le voilier et de filmer en même temps !" Malgré les difficultés, le bilan est positif : "Ce jour-là, j'ai traversé le lac aller et retour soit 2 km. Encore quelques petits problèmes d'infiltration d'eau par la cabine. Je dois donc modifier mon système de joint d'étanchéité. À part ça, le voilier est sain et marche bien." Les performances sont documentées : "Et maintenant deux vidéos. Et sur la page suivante la sortie du 30 mai. Et maintenant voici deux vidéos tournées le même jour."

IV. Le Monde des Classes de Voiliers RC : Structurer la Compétition

"Dans le monde du modélisme naval radiocommandé, tous les voiliers ne se valent pas. Pour garantir des compétitions équitables et structurer la pratique, des classes officielles ont été créées." Le modélisme naval radiocommandé a en effet une "longue tradition de régate et de compétition structurée." Plusieurs classes internationales sont reconnues pour organiser les compétitions.

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A. Classes Internationales Reconnues

  • DF 65 et DF 95 : Le DF 65, « Grand frère » du DF 95, également de la marque chinoise Joysway, est un "bateau en kit à construire en quelques heures" qui "permet d’accéder facilement à la voile RC." Sa popularité est telle que "depuis peu, ce modèle est disponible dans sa 2e version, avec une électronique améliorée." Le DF 95 a été un "premier succès de la marque chinoise Joysway", et "ce modèle en est actuellement à sa 6e version, plus compétitive que les précédentes." C'est une "nouvelle classe naviguée un peu partout en Suisse."
  • IOM (International One Metre) : L'IOM est le "bateau le plus récemment ajouté dans les classes internationales". C'est un "voilier performant doté de 3 gréements classiques permettant de naviguer dans presque n’importe quelles conditions de vent."
  • Marblehead : Un "grand classique international", le Marblehead est un "voilier très performant pour lequel on peut choisir entre 6 gréements classiques ou balestrons en fonction des conditions de vent."
  • TenRater : "Très majestueux par ses dimensions", le TenRater est un "voilier extrêmement performant sur lequel 6 gréements classiques ou balestrons peuvent être adaptés en fonction des conditions de vent."
  • Classe A : Il est "simplement le plus grand des voiliers monocoques RC", un "voilier extrêmement performant."
  • RG 65 : "Magnifique classe de développement, les RG 65 sont apparus il y a quelques années et un travail incessant des participants a permis de développer des coques toujours plus performantes."
  • Micro Magic : La "plus petite des classes de voiliers RC" avec une "coque du bateau mesure 30cm". Les régates sur des plans d’eau adaptés sont "toutefois passionnantes et engagées." Il est aussi connu comme le "célèbre voilier en kit de la marque allemande Graupner."

B. Les Multicoques Radiocommandés

Au-delà des monocoques, il existe "l’autre classe de multicoques radiocommandés". Ces modèles sont "beaucoup plus facile à transporter et manipuler grâce à leur longueur comparable à celle d’un Marblehead." Les "gréements de ces derniers peuvent d’ailleurs également être employés sur ces bateaux." "Légers et rapides, ils procurent de fortes sensations." Que ce soit un "Catamaran ou trimaran, c’est la classe internationale de multicoques de tous les superlatifs." Les "règles de jauge sont extrêmement libres tant que la plateforme mesure moins de 2m x 2m et que le mât ne fait pas plus de 280cm. Ce qui permet d’atteindre des surfaces de voiles de plus de 3 m2 pour un poids total de 7kg."

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