Le terme « barre de surf » évoque un concept fondamental et souvent redouté dans le monde du surf, mais il révèle également des acceptions variées qui s’étendent bien au-delà de l’océan. Dans son sens le plus courant pour les pratiquants, il désigne une zone spécifique en mer qu’il est impératif de franchir. Cependant, l'expression peut aussi renvoyer à des caractéristiques structurelles des planches ou, de manière totalement distincte, à un outil numérique d’un autre domaine. Cet article explore les différentes facettes de la « barre de surf », depuis l'art de dompter les vagues pour atteindre le large, jusqu'à ses définitions plus techniques ou inattendues.
Le Passage de la Barre en Surf : Une Compétence Essentielle pour l'Évolution
Passer la barre est une compétence primordiale pour progresser en surf. Ce processus permet de sortir de l’inside, la zone où les vagues déferlent, vers l’outside, là où les vagues avancent sans casser. Cette « terre promise » est un endroit où l'on peut s’asseoir sur sa planche, prendre le temps d’analyser les vagues qui approchent avant de se décider à ramer pour en surfer une. Il faudra alors bien se placer, au peak, là où la vague va commencer à déferler, effectuer un bon take off puis profiter de cette merveille que nous offre dame nature en enchaînant les virages pour tracer une trajectoire parfaite. Le passage de la barre n’est en réalité pas une compétence particulière mais la combinaison de plusieurs techniques.
Challenges et État d'Esprit
Bien souvent, les débutants préfèrent éviter de passer la barre car c’est épuisant et parce qu’on boit la tasse. Pourtant, à un certain moment, il faut décider de consacrer du temps à cette étape car c’est primordial pour continuer à évoluer. Il ne faut plus se contenter de lâcher sa planche, de nager à côté, de marcher dès qu’on sent qu’on a pied. Il faut décider de passer à l’étape supérieure et d’apprendre à gérer sa planche dans toutes les conditions. Un signal fort est ainsi envoyé aux surfeurs autour de soi, indiquant que l’on n’est pas un kook, ni un débutant. C’est de plus une compétence primordiale en surf : être capable de gérer sa planche dans toutes les situations, pour soi-même mais surtout aussi pour ne pas blesser les autres. C’est d’ailleurs une bonne règle pour déterminer si l'on est sur le bon spot ou non : es-tu capable de passer la barre sans perdre ta planche ? Un bon surfeur doit pouvoir passer les vagues, il est donc impératif de travailler cette compétence.
Observation Stratégique et Gestion des Conditions
Avant même de se jeter à l'eau, l'état d'esprit et l'observation jouent un rôle crucial. Comme on le sait, les vagues arrivent en séries. Il ne faut donc pas commencer à ramer vers le large à n’importe quel moment. D’abord, il est essentiel de regarder au loin : une vague déferle ? En vois-tu d’autres derrière ? C’est la fin d’une série ? Alors, c’est le moment de ramer ! Une fois lancé, il faut continuer à observer les vagues qui arrivent face à soi. Est-il préférable d'avancer tout droit ou serait-il plus intéressant de se décaler un peu à gauche ou à droite ? L'objectif est clairement d’éviter de passer par l’endroit où la vague est la plus puissante, et donc l’endroit où elle déferle.
Il faut ensuite faire preuve de détermination. Une fois parti, on est en mission ! On ne s’arrête pas de ramer entre deux vagues pour se reposer, se rincer les yeux ou se moucher. Ces quelques secondes perdues pourraient faire toute la différence et faire que l’on va prendre une nouvelle série sur la tête. On se remet aussi à ramer tout de suite après le passage d’une vague. Et enfin, on opte pour une bonne vitesse de rame ! On aura tout le temps nécessaire pour se reposer une fois dans l’outside.
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Un dernier point important quant à l’observation concerne les courants. Avant de se mettre à l’eau, il est judicieux d'observer le spot. Quel chemin empruntent les surfeurs à l’eau ? Sont-ils fortement déviés latéralement ou non ? Au contraire, un courant tire-t-il vers le large et facilite-t-il le passage de la barre ? À chaque fois qu’une vague se présente, il faut analyser et déterminer un plan d’action. Peut-on passer par l’épaule tout en continuant de ramer ? La mousse qui se présente ne semble-t-elle pas trop puissante ou trop haute ? Ou est-ce un monstre qui arrive, et on sait que l'on va se faire retourner ? Le turtle roll est alors votre ami. Lorsqu’on voit une vague arriver, surtout si elle est impressionnante, notre instinct nous dit de nous arrêter ou de faire demi-tour. Mais en réalité, c’est l’inverse qu’il faut faire et ramer de plus belle, car cette vitesse et cet élan vont faciliter le passage de la vague.
Règles de Priorité et Sécurité
Il est crucial de noter que ce n’est pas parce que l'on essaie de passer la barre que l'on doit oublier les règles de priorité. Lorsque l'on remonte vers le peak, il faut absolument éviter de gêner les surfeurs qui sont sur une vague ou s’apprêtent à en prendre une. On ne peut donc passer par l’épaule de la vague que si l'on est certain de ne pas gêner. Les priorités en surf ont été créées afin de codifier l'activité en cas de forte population sur les spots. Une interférence est d'ailleurs une faute commise lorsqu'un surfeur gêne un autre ayant la priorité sur une vague. En compétition, cela entraîne une pénalité, comme la réduction du score. Le geste de "droper", qui consiste à prendre une vague déjà prise par un autre surfeur, va à l’encontre des règles de priorité. Ce geste peut provoquer des collisions et créer des tensions entre surfeurs ; c'est un comportement généralement mal vu dans la communauté. Il est aussi important de se souvenir que le leash, également appelé cordon de surf, est un cordon élastique utilisé pour attacher une planche de surf au pied du surfeur. Cela assure que la planche reste à proximité du surfeur en cas de chute, empêchant ainsi la planche de s'éloigner et de blesser d'autres personnes dans l'eau, ou d'être emportée par les vagues. Il se fixe à une extrémité de la planche de surf et s'attache généralement autour de la cheville du surfeur à l'aide d'une sangle velcro.
Techniques Fondamentales pour Franchir la Barre
Le passage de la barre requiert des techniques spécifiques pour affronter les vagues déferlantes. Les principales méthodes sont le push through, le turtle roll et le canard, chacune adaptée à des types de planches et des conditions de vagues différentes.
Le Push Through : Gérer les Mousses
Pour que cette technique se déroule sans encombre, il est indispensable d’arriver bien perpendiculairement à la vague. La technique est très similaire au take off version « pompage ». On rame en direction de la vague et lorsqu’elle est à environ 2 mètres de soi, on place les mains à plat sur la planche à hauteur de ses épaules. Si la vague est grosse, on peut carrément attraper les rails de la planche sur les côtés. On pousse alors sur les bras pour créer de l’espace entre soi et sa planche, en faisant un pompage. La majeure partie de l’énergie de la vague va ainsi passer dans cet espace, ce qui va l’empêcher de retourner ou d’arracher la planche. Pour s’équilibrer et mettre davantage de poids sur l’avant de la planche, on peut aussi lever une de ses deux jambes en l’air. La limite à cette technique est bien entendu la taille de la vague, même si un surfeur expérimenté arrivera à passer de grosses mousses avec un push through. L’objectif n’est pas de couler le nez de la planche, juste de créer de l’espace entre soi et la planche. Cela veut donc dire aussi que l’on ne peut pas lancer cette manœuvre trop tard lorsque la vague a déjà soulevé la planche. Lorsqu'on débute cette technique, il est possible de faire une pompe sur les genoux pour moins se fatiguer. Il est à noter que lorsqu’on éloigne son corps de la planche, on gagne en contrôle. Par exemple, plutôt que de se faire retourner bêtement par une vague, on peut prendre cette position pour absorber une partie du choc avec ses bras, mais aussi contrôler l’assiette du flotteur et la répartition du poids.
Le Turtle Roll : La Solution pour les Gros Volumes
Le turtle roll, ou technique de l'esquimautage, est spécifiquement utilisée avec les planches de type mini malibu et longboard, du fait de leur taille qui rend impossible la technique du canard. Il s'agit de se retourner sous sa planche pour passer sous la vague afin d’éviter d’être poussé jusqu’au rivage. Comme pour le push through, on rame vers la vague et environ 2 mètres avant, on attrape les rails et on retourne la planche en se faisant rouler dans l’eau. Pour cela, on va pousser sur un bras et tirer sur l’autre. Une fois dans l’eau sous la planche, le seul objectif est de garder la planche bien collée à l’eau. Il ne faut pas que le nez sorte de l’eau, sinon la vague va attraper la planche et l’arracher. On doit donc tenir sa planche fermement par les rails et utiliser le poids de son corps sous l’eau, comme une ancre. La tête ne doit pas être contre la planche. Les bras doivent être presque tendus mais légèrement fléchis, cela permettra d’absorber le choc. Si les bras sont complètement tendus, il y a de grands risques de lâcher la planche. Une autre technique est de se laisser tomber à pieds joints à côté de la planche avant de la retourner plutôt que de se retourner en restant collé à la planche. Laissez passer la vague dans cette position puis effectuez la manœuvre inverse pour remettre la planche droite et remonter dessus. Il est plus facile de retourner la planche en mettant une main plus bas sur le rail. On peut alors pousser cette main et donner un coup de pied dans l’eau pour se propulser et remonter sur la planche. Il est très important de bien gérer ces transitions et de se remettre rapidement sur sa planche, dans une bonne position de rame. Cela permet de gagner de précieuses secondes. Le "paddle out" est l'action de pagayer pour se déplacer dans l'eau et attraper des vagues, un mouvement essentiel pour rejoindre le "line-up", l'endroit où les surfeurs attendent leur tour pour attraper une vague.
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Le Canard (Duck Dive) : L'Art de Plonger sous la Vague
Lorsqu’on s’imagine un surfeur qui passe la barre, on le voit souvent couler sa planche avant l’arrivée de la vague, passer ensuite sous la vague et ressortir très rapidement derrière sans avoir reculé d’un mètre. C'est ce que l'on nomme le canard, synonyme de duck dive. Cette action de passer sous la vague qui arrive de face afin de rejoindre le line-up fait partie intégrante des techniques essentielles du surf. Cependant, cette technique n'est possible qu'avec une planche avec un litrage faible, car il faut faire couler sa planche sous l'eau. Malheureusement, les planches des apprentis surfeurs sont trop volumineuses pour être coulées de la sorte. Cela signifie qu'elles ne permettent pas de réaliser un canard efficace. Nous devons donc passer par des techniques moins gracieuses et efficaces, mais qui ont le mérite de nous maintenir en sécurité et de nous aider à atteindre notre objectif : rejoindre l’outside.
L'Influence des Caractéristiques de la Planche sur le Passage de la Barre
La conception de la planche de surf joue un rôle majeur dans la facilité ou la difficulté à franchir la barre. Chaque élément, de son volume à son rocker, en passant par ses rails et les matériaux qui la composent, impacte directement la manière dont elle interagit avec les vagues et, par conséquent, les techniques que le surfeur peut employer.
Volume et Épaisseur : Stabilité et Flottabilité
L'épaisseur est une caractéristique très importante que tout le monde, du surfeur débutant au surfeur confirmé, doit connaître. Elle déterminera comment les autres caractéristiques de la planche fonctionneront. Plus la planche est épaisse, plus elle sera stable et flottante, ce qui est évidemment important pour un débutant. L'épaisseur est mesurée à l'endroit le plus épais de la planche. Les planches de surf souples construites en mousse, mesurant généralement entre 7 et 9 pieds, sont souvent utilisées par les écoles de surf pour les débutants. Les planches évolutives, qui se situent entre les planches de surf débutants et les planches pour bons surfeurs, sont assez longues et rondes afin de permettre une rame facile, un démarrage aisé et un take-off stable. Ces caractéristiques les rendent plus difficiles à "canarder" sous une vague.
Le Nose et le Rocker : Profils pour Diverses Vagues
Le nose, la partie avant de la planche, est très important dans le shape d'une planche. Un nose fin et étroit est presque toujours associé à une planche de surf "performance", orientée vers les vagues plus grosses et plus puissantes. Ce type de nose est généralement combiné à un rocker prononcé. Un nose plus large peut être trouvé sur les planches pour débutants et les planches dédiées aux petites vagues, car sa plus grande surface permet de glisser plus facilement.
Le rocker décrit la courbe globale de la planche, du nose au tail. L'augmentation du rocker du nose est généralement attribuée aux planches conçues pour le surf de vagues puissantes. Un rocker plus prononcé au nose permet à la planche de ne pas planter dans les vagues creuses. Un rocker important au tail permet d'avoir une très bonne maniabilité en offrant la possibilité de réaliser des virages radicaux. De manière générale, un rocker léger permet d'avoir une très bonne vitesse à la rame et convient aux vagues molles. Plus la courbe est élevée, moins la planche aura de vitesse, cependant elle aura plus de stabilité sur des vagues creuses. On aura probablement remarqué que les boards ne sont pas plates lorsqu'on les pose à plat au sol ; on voit que le nose et le tail ne touchent pas. C'est ce qu'on appelle le rocker, elles sont incurvées vers le haut. Ceci évite de piquer du nez lorsqu'on prend une vague.
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Les Rails : Contrôle et Maniabilité
Les rails sont les bords latéraux de la planche. Il existe deux types de rails : les rails 50/50, utilisés sur les planches rétro et très souvent sur les longboards, et les rails avec un edge, que l'on peut trouver sur presque toutes les planches de surf modernes. Un rail 50/50 est shapé de façon à ce que le sommet, ou le milieu, de la courbe se trouve au milieu du rail. Ce type de rail n'a pas d'arête sur le bas du rail, l'eau peut donc s'écouler plus librement lorsque l'on glisse sur la face de la vague. Ce manque d'arête rend la planche beaucoup plus difficile à manœuvrer. Un rail avec une arête est probablement ce que l'on a l'habitude de voir sur les shortboards, car c'est le choix populaire sur la plupart des planches de surf aujourd'hui. Cela commence par un rail 50/50 à partir du nose, puis aux trois quarts environ jusqu'au tail, une arête est ajoutée sur le bas du rail. Le "rail to rail" est une technique où le surfeur passe d'un rail à l'autre afin de générer de la vitesse.
Matériaux et Construction : PU versus EPS
Le glaçage de la planche de surf est constitué de tissu en fibre de verre et de résine. Cette combinaison de matériaux, appliquée sur le pain de mousse, est utilisée pour renforcer la planche de surf. Sur un shortboard en polyuréthane, l'épaisseur de tissu généralement utilisé est un combo de 2 x 4 onces sur le pont et de 4 onces en dessous. Il existe deux types de fibre de verre largement utilisés pour la planche de surf traditionnelle en polyuréthane. Le tissu « E » est le plus couramment utilisé des deux.
Le polyuréthane (PU) est le type de pain de mousse le plus répandu dans l'industrie des planches de surf. En raison du poids et de la densité de la mousse, les planches PU pénètrent plus profondément dans l'eau, aidant le rail à bien mordre, ce qui donne une belle sensation de « découpage » lors des turns sur la face des vagues.
Le polystyrène expansé (EPS), existe depuis les années 50. De nos jours, l'EPS est devenu une option populaire pour de nombreuses marques et pour un certain nombre de bonnes raisons. L'une des différences les plus notables entre EPS et PU est le poids. La mousse EPS est beaucoup plus légère que le PU, ce qui en fait une excellente option pour les surfeurs qui cherchent de la réactivité. Les planches plus légères sont plus faciles à tourner rapidement ; cette sensibilité supplémentaire est idéale pour un surf progressif dans des vagues qui nécessitent des enchaînements rapides de manœuvres. L'EPS offre une meilleure sensation de flottaison, comme si la planche restait constamment au-dessus de l'eau. Cela peut être bénéfique pour rapidement prendre de la vitesse et facilite également la glisse sur des sections plates.
Outre ces matériaux, la planche elle-même est le principal équipement en surf, permettant de glisser sur les vagues. Elle existe en différentes tailles et formes (shortboard, longboard, fish, etc.), adaptées aux niveaux et aux conditions. Le shape, le façonnage des planches de surf, est devenu un art à part entière. Des dimensions et des formes différentes, même si elles ne sont que légèrement modifiées, peuvent conduire à des résultats radicalement différents. Un métier à part entière. La petite bande de bois incorporée tout le long de la planche, agissant comme une colonne vertébrale, est appelée le stringer. Il fournit de la résistance et contrôle le "flex" de la planche. D'autres conceptions de stringer sont désormais utilisées. Le wide point, ou maître bau en français, est le point le plus large sur une planche de surf ; ce dernier n'est pas toujours situé au centre. La zone du wide point varie selon les modèles de planches. Les wide points situés à l'avant du milieu de planche facilitent la rame et conviennent généralement aux surfeurs qui ont un appui avant très fort. À l'inverse, un wide point reculé convient mieux aux surfeurs ayant un appui arrière prononcé. Le tail, la partie arrière de la planche, ainsi que sa conception, est très important sur une planche, il vient changer le comportement de celle-ci. Enfin, les ailerons, fixés sous la planche, sont essentiels pour assurer stabilité, contrôle et maniabilité. Ils sont généralement utilisés par groupes de trois, formant alors un thruster, mais on peut trouver des planches avec un, quatre (quattro) ou même cinq ailerons.
La Barre de Surf dans le Contexte du Web : Une Autre Définition
Le terme « barre de surf » peut également désigner un procédé entièrement différent, déconnecté de l'univers maritime. Dans ce contexte, la barre de surf est un système qui permet à l’internaute de toucher une rémunération lorsqu’il navigue sur internet.
Fonctionnement et Objectifs
En contrepartie de cette rémunération, l’utilisateur doit visualiser une bannière publicitaire qui est affichée sur toutes les pages consultées. Durant toute la navigation, un bandeau va faire défiler des publicités pendant que l’internaute navigue sur le web. En échange, l’internaute reçoit de l’argent, des points ou divers avantages selon sa durée de navigation. Il s’agit d’un service gratuit proposé aux internautes.
L’éditeur de la barre de surf est rémunéré par les annonceurs dont les publicités vont défiler sur la barre de surf.
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