L'avion est un moyen de transport sûr, mais prendre quelques minutes pour intégrer les instructions de sécurité est une question de survie. Malgré la sécurité aérienne qui s'améliore d'année en année, de nombreux passagers ne font plus attention aux explications du personnel de bord. Pourtant, le personnel navigant constate que de plus en plus de passagers n’écoutent plus les consignes de sécurité. Les renseignements transmis lors de la présentation obligatoire des mesures de sécurité avant le décollage sont communiqués pour votre sécurité. La consigne de sécurité démarre dès que les portes de l'appareil sont fermées, lorsque l’équipage demande l'attention des passagers. Le moment du décollage est particulièrement crucial ; l’équipage insiste donc pour que chaque personne écoute les consignes et repère immédiatement les équipements de sécurité à sa portée.
Lors de la démonstration, une hôtesse ou un steward mime chaque procédure avec des gestes précis, souvent en s'aidant de supports visuels. Des panneaux lumineux indiquent clairement l'emplacement des sorties, des masques et des gilets de sauvetage, venant compléter les explications verbales. Chaque compagnie aérienne met à disposition une brochure multilingue dans la pochette du siège avant le décollage. Des illustrations montrent précisément comment boucler sa ceinture, ajuster un masque à oxygène et se placer en position de sécurité. Si certaines consignes de sécurité présentées vous semblent confuses, il est recommandé de consulter immédiatement la brochure disponible dans la pochette de votre siège. Ce document, souvent multilingue et illustré, détaille la position de renfort, le "bracing", et l'ensemble du matériel d'urgence. Vous pouvez également solliciter un steward ou une hôtesse pour obtenir des éclaircissements. Il est essentiel d'écouter attentivement la présentation des mesures de sécurité, de prendre connaissance des instructions et de poser des questions si vous ne comprenez pas quelque chose.
L'Importance Cruciale de la Ceinture de Sécurité en Vol
Une des consignes fondamentales est de garder sa ceinture de sécurité attachée. Si les avions sont conçus pour résister aux turbulences, ce n’est pas le cas des êtres humains. Garder sa ceinture attachée permet tout simplement de ne pas être blessé lors de « trous d’air », ou de turbulences imprévues. Même si elles sont rares, les turbulences sont la cause principale de blessures chez les passagers et les membres de l’équipage. Les turbulences sont provoquées par des différences de pression atmosphérique, des fronts froids ou chauds, des courants-jets, des montagnes ou des orages. Pour votre propre protection, Transports Canada vous recommande de toujours rester assis à votre place et de garder votre ceinture bouclée pendant le vol, même si le voyant « ceinture de sécurité » est éteint.
Les ceintures de sécurité des avions ne s’attachent pas de la même manière que celles des voitures. Il est important de vérifier si vous êtes capable de boucler votre ceinture, de l’ajuster fermement et de la détacher rapidement. Elle doit passer sur vos hanches, et non autour de votre taille. Si vous voyagez avec un nourrisson ou un enfant, il est impératif de l'attacher correctement dans un ensemble de retenue d’enfants approuvé, avant d’attacher correctement votre propre ceinture de sécurité.
Gestion des Appareils Électroniques et Consommation d'Alcool
Une autre consigne clé est de ne pas utiliser son téléphone portable en vol. Son signal pourrait interférer avec des instruments cruciaux du cockpit. Son usage est autorisé au point de stationnement, avant la fermeture des portes et durant le roulage à l’arrivée, dès que l’avion a quitté la piste d’atterrissage, comme le rappelle Air France. Le reste du temps, il faut éteindre son téléphone ou le mettre en mode « avion ». L'interdiction de fumer s'applique à toute forme de tabac, cigarette électronique ou produit générant une flamme pendant toute la durée du vol. Le respect rigoureux de ces consignes garantit la sécurité de tous les passagers à bord.
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Concernant la consommation d’alcool, même si elle est autorisée et parfois proposée gratuitement pendant un vol, elle est dangereuse. Plusieurs associations d’hôtesses de l’air et stewards demandent son interdiction. D’une part, les incartades des passagers enivrés perturbent le vol et doivent parfois forcer l’avion à atterrir d’urgence. D’autre part, des passagers qui ont bu sont plus lents, moins réactifs ; ils représentent un danger pour eux-mêmes et pour les autres lors d’une éventuelle évacuation d’urgence. L’alcool a des effets néfastes sur le cerveau, les yeux et l’oreille interne. Il réduit la capacité du cerveau à utiliser l’oxygène, diminue le temps de réaction, affecte le raisonnement, le jugement et la mémoire. La modération a bien meilleur goût, quelle que soit l’altitude à laquelle vous vous trouvez. Le fait d’adopter un comportement perturbateur peut entraîner un refus d'embarquement ou un débarquement forcé, voire un déroutement de l'avion. Chacun a le droit de voyager dans un environnement sûr.
Procédures Cruciales au Décollage et à l'Atterrissage
Lors du décollage et de l’atterrissage, il est impératif de remettre son siège droit et de ranger sa tablette. Dans le cas d’un atterrissage délicat, garder son siège en position inclinée (donc non-bloquée) est dangereux : il peut faire effet catapulte. La distance et la force que la tête peut parcourir en direction d’un impact sont donc renforcées. Parallèlement, le siège incliné empêche souvent le passager derrière soi de prendre la position d’urgence. L'annonce de sécurité diffusée avant le décollage englobe ces consignes essentielles, expliquant notamment comment attacher la ceinture de sécurité, ajuster le dossier et la tablette.
Une autre procédure vitale est la position de sécurité, ou "bracing". Cette posture caractéristique adoptée par les hôtesses et stewards au moment du décollage est appelée le "bracing". Les responsabilités de l'hôtesse de l'air incluent l'exécution précise de cette position : mains placées sous les cuisses, paumes tournées vers le haut et pouces rentrés. En conservant cette position, l'équipage reste stable, prêt à intervenir, et diminue les risques de blessures sérieuses en cas de turbulences imprévues. Bien plus qu'un simple geste, la position de "bracing" est une obligation réglementaire pour chaque hôtesse de l'air ou steward durant les phases critiques du vol. Grâce à la coordination entre l'équipage, le commandant et le chef de cabine, les procédures d'urgence sont exécutées de manière synchronisée. Cette position de renfort vise à répartir l'énergie en cas de choc sur les os du bassin pour protéger la colonne vertébrale. Elle permet de minimiser un possible choc de la tête contre une surface et d’être sûr que le passager sera en condition physique de se lever et quitter l’avion. Elle évite ainsi des blessures parfois mortelles lors de l’incendie de l’avion, qui suit souvent un crash.
L'Utilisation des Masques à Oxygène
En cas de dépressurisation, il est crucial de mettre le masque à oxygène sur sa bouche ET son nez. La pression à l’intérieur de l’avion est très forte, contrairement à celle qui règne à l’extérieur de la cabine en altitude. Si l’avion venait à être percé, l’air s’échappe rapidement, la cabine « décompresse » et l’oxygène vient donc à manquer. Il faut alors être rapide à se saisir du masque à oxygène qui tombe devant soi, le fixer avec l’élastique derrière la tête, puis aider les personnes autour de soi, comme les enfants.
Dans la plupart des aéronefs commerciaux, un masque à oxygène tombera automatiquement devant vous en cas de décompression. Pour amorcer le débit d’oxygène, tirez le masque vers vous. Placez-le fermement sur votre nez et votre bouche, serrez la courroie élastique derrière votre tête et respirez normalement. Même si le sac ne se gonfle pas, le masque est alimenté en oxygène. D’après Airbus, quand un avion entre en phase de dépressurisation à 12 kilomètres de haut, les passagers n’ont que 18 secondes de pleine conscience avant de commencer à ressentir des vertiges. Le masque à oxygène suffit ensuite pour 12 à 15 minutes, ce qui suffit largement aux pilotes pour retrouver une altitude plus basse, où la pression est suffisante et l’air respirable. Si vous accompagnez un enfant ou une personne qui a besoin d’aide, il est impératif de mettre votre propre masque d’abord, puis d’aider l’autre personne. Une démonstration de l’utilisation du masque à oxygène est toujours effectuée par un steward ou une hôtesse.
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Le Gilet de Sauvetage en Contexte Aérien : Une Nuance Importante
Une consigne de sécurité souvent mal comprise concerne le gilet de sauvetage : il ne faut pas le gonfler dans l’avion. Si l’appareil doit faire un atterrissage d’urgence sur l’eau, attendez d’être sorti pour gonfler votre gilet de sauvetage. Cela peut paraître contre-intuitif, mais si l’eau inonde la cabine, avoir son gilet de sauvetage gonflé rend la nage très difficile. La procédure avant décollage précise que chaque gilet de sauvetage est situé soit sous le siège, soit dans un compartiment supérieur. En cas de dépressurisation, un masque à oxygène descendra automatiquement du compartiment au-dessus de vous, tandis que l'utilisation du gilet est réservée à un amerrissage.
Vous trouverez à votre siège une carte de mesures de sécurité qui contient des renseignements sur l’avion, notamment sur la façon de faire fonctionner l’équipement qui vous est fourni, comme les gilets de sauvetage et les masques à oxygène. L'annonce de sécurité diffusée avant le décollage décrit aussi l'emplacement du gilet de sauvetage et l'utilisation du masque à oxygène.
Le Gilet de Sauvetage : Définition, Fonction et Typologie
La définition du gilet de sauvetage est simple : s'il est porté, il peut vous sauver la vie ! Un gilet de sauvetage est considéré comme un équipement de protection individuelle, il est conçu et utilisé selon des normes légales, des conditions de pratique et de morphologie. Les gilets de sauvetage, aussi appelés brassière de sauvetage, sont des vêtements de flottabilité individuels qui peuvent être gonflables ou en mousse et permettent à une personne tombée à l’eau de ne pas couler. Ce matériel est donc un objet flottant et d’habillement sur le haut du corps qui augmente les chances de survie du porteur en cas d’incident.
En navigation, sa fonction première est de maintenir la tête du porteur hors de l’eau afin de laisser libres les voies respiratoires. L'objectif du gilet de sauvetage n'est pas de supporter la totalité du poids du naufragé pour le maintenir au-dessus de l'eau. Il se concentre seulement sur une poussée verticale pour soutenir les voies respiratoires du porteur hors de l'eau. Cet équipement, qui augmente vos chances de survie en cas de chute à l’eau, vous permet ainsi de flotter plus facilement à la surface en attendant l'arrivée des secours. Il est indispensable à bord, que vous soyez bon (ou mauvais) nageur, adulte, enfant, skipper professionnel de grande classe ou marin d'eau douce !
L'inventeur du gilet de sauvetage est l’explorateur et capitaine John Ross Ward, qui crée en 1854 sous la forme d’une ceinture en liège, le premier système de flottaison. Aujourd'hui, les gilets de sauvetage sont conçus pour répondre à des normes et des dispositifs très précis, comme la Norme ISO ou les Newton par exemple, afin de garantir au mieux la protection des pratiquants à bord de leurs bateaux.
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On distingue principalement deux types de gilets : les gilets en mousse et les gilets gonflables. Les gilets en mousse se portent en plan d'eau fermé ou à moins de 2 milles d'un abri. Ce type d’équipement a pour fonction principale d’assurer la flottaison de personnes tombées à l’eau et sachant nager. Les gilets de sauvetage gonflables offrent une flottabilité idéale et une sécurité excellente. En addition du gilet de sauvetage, de nombreux équipements supplémentaires peuvent s'ajouter afin de le rendre davantage efficace et d'améliorer son fonctionnement. Certains gilets de sauvetage très complets sont équipés de poches, permettant par exemple de garder sur soi du matériel comme une VHF marine portable. Le port d’un gilet de sauvetage est essentiel à votre pratique en mer, peu importe le programme de navigation ou le gabarit du porteur. En France, le port d’un gilet de sauvetage automatique ou en mousse est obligatoire durant toutes activités nautiques et doit être porté tout au long de la pratique pour assurer votre sécurité.
Réglementations Aériennes Spécifiques aux Gilets de Sauvetage
Les questions concernant les "gilets officiels" ou "gilets certifiés" trouvent leur réponse dans les réglementations aéronautiques, telles que le part NCO.IDE.A.175 pour les aéronefs EASA. Cette réglementation stipule que les avions sont équipés de gilets de sauvetage pour toutes les personnes à bord, ou de dispositifs de flottaison équivalents pour toutes celles âgées de moins de deux ans. Ces équipements doivent être portés ou rangés dans un endroit facilement accessible à partir du siège ou de la couchette de la personne à laquelle le gilet est destiné.
Plus précisément, cette règle s'applique aux avions terrestres monomoteurs lorsqu’ils :
- survolent une étendue d’eau au-dessous de la distance de plané par rapport à la terre ferme ;
- décollent d’un aérodrome ou d’un site d’exploitation ou atterrissent sur un aérodrome ou un site d’exploitation où, selon l’avis du pilote commandant de bord, la trajectoire de décollage ou d’approche se présente de façon telle au-dessus de l’eau qu’en cas de problème, la probabilité d’un amerrissage n’est pas à écarter.
La réglementation concerne également les hydravions volant au-dessus de l’eau, ainsi que les avions volant à une distance de la terre ferme où un atterrissage d’urgence est possible, distance correspondant à plus de trente minutes à la vitesse de croisière normale ou à 50 NM, la valeur la moins élevée étant retenue.
De plus, le pilote commandant de bord d’un avion volant à une distance de la terre ferme où un atterrissage d’urgence est possible (plus de 30 minutes à la vitesse de croisière normale ou 50 NM, la valeur la moins élevée étant retenue) détermine les chances de survie des occupants de l’avion en cas d’amerrissage. Dans ce cas, il doit transporter :
- un équipement permettant d’envoyer des signaux de détresse ;
- des canots de sauvetage en nombre suffisant pour transporter toutes les personnes à bord, rangés de manière à permettre une utilisation rapide en cas d’urgence ;
- des équipements de survie, y compris les moyens de subsistance adaptés à la nature du vol concerné.
Ces exigences illustrent ce qu'est un gilet "officiel" ou "certifié" dans le contexte aéronautique : un équipement conforme aux normes et réglementations spécifiques établies par des autorités comme l'EASA, garantissant sa fiabilité et son efficacité en cas d'urgence.