L'Univers des Voiliers : De la Passion à la Pratique Maritime

Dans l’univers des bateaux, il en est un qui évoque plus que tout autre la liberté, l’aventure et le silence des grands espaces : le voilier. Qu’il s’agisse de croisière côtière, de navigation hauturière, de course au large ou de voyage au long cours, le voilier traverse les siècles sans perdre sa pertinence. Des vaisseaux à voile carrée de la marine française du XVIIIe siècle aux voiliers de luxe, il demeure une unité de liberté absolue, un objet de design moderne autant qu’un héritage maritime. L’achat d’un voilier est le projet de toute une vie, la réalisation d’un rêve vieux de quelques « longues » années ou simplement le besoin ou l’envie de changer le bateau sur lequel on navigue déjà.

La genèse d’un projet : entre rêve et raison

Le choix d’un voilier n’est pas anodin, c’est un acte majeur ! Alors, même si la passion est le déclencheur et tient une très grande place dans la concrétisation du projet, la raison ne doit pas se laisser oublier. Il ne faut jamais surestimer ses capacités à être chef de bord. En location, l’erreur n’est pas pénalisante tant que toutes les consignes de sécurité sont respectées et que vos envies ne prennent pas le pas sur vos connaissances et votre expérience de marin. Avant de louer, faites le tour de vos compétences, tenez compte de votre programme de navigation et prenez conseil auprès du propriétaire qui connaît ses bateaux.

Pour un voilier d’occasion, connaître son budget fait partie des obligations afin de bien choisir son voilier. Attention, lors de la première visite du bateau, lister les équipements présents sur le bateau mais qui ne sont pas inclus dans son prix de vente : la télévision, l’annexe, le matériel de climatisation, etc. Dans ces frais, ne sont pas comptabilisés les éventuelles mises à jour ou remplacement des équipements de pointe : GPS, sondeur, pilote automatique, etc. Acheter un voilier, c’est un projet à portée de main grâce à des solutions de financement bien pensées. Ce qui séduit dans ces offres, c’est qu’elles s’adaptent à chaque utilisation : besoin particulier ou professionnel, nombre de passagers à bord, ou projet de louer en vue d’un achat à long terme.

Diagnostic et expertise : l’état du navire

L’achat d’un voilier, qu’il soit neuf mais encore plus s’il s’agit d’un voilier d’occasion, ne souffre d’aucune concession majeure. L’expert aura un avis tranché ; il a l’expérience suffisante et les outils nécessaires pour réaliser un diagnostic poussé et précis mais, si ce n’est pas votre premier achat ou que vous avez déjà effectué quelques miles nautiques, vous pouvez faire seuls les premiers contrôles. Pour vérifier la voile et le mât, il faut grimper en haut de ce dernier. La couleur et l’état des coutures des bandes UV sont révélateurs de l’état de la voile ; les goussets de lattes doivent être intacts et les barres de flèches exemptes de points de corrosion.

Une fois en haut du mât, il est utile de s’assurer de l’état du capelage de l’étai ainsi que de l’étai lui-même, des haubans et des galhaubans, et éventuellement du pataras et des bastaques. Au niveau de l’accastillage, certaines pièces comme les winches doivent être démontées afin de s’assurer de l’usure du mécanisme. Les autres pièces ne doivent pas montrer de jeu et doivent être solidement ancrées. La propreté de l’habitacle, la fonctionnalité des circuits électriques et des instruments de navigation électroniques, le parfait état de la quille et l’état des varangues, l’étanchéité des différents joints, l’intégrité du safran etc. chaque élément doit faire l’objet de toute votre attention. Si vous êtes novices ou peu confiants sur votre propre analyse, l’intervention d’un expert professionnel semble la bonne façon de garantir l’absence de vices, cachés ou non. L’épaisseur d’une coque en acier est mesurée par des sondeurs électroniques à ultrasons (simple écho) : c’est le plan de sondage. Au final, l’expert va passer en revue le moindre détail à bord du voilier : le gouvernail, le circuit d’eau (sous pression), les évacuations d’eau, les dispositifs de sécurité, les boiseries et les hublots (humidité et infiltrations), le pont, l’état du gelcoat, les vannes, les boulons de quille, les fonds, etc.

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Architecture navale et propulsion

Un voilier est un bateau qui se caractérise par la présence de son moteur dans les voiles, c’est-à-dire qu’il se déplace grâce à l’énergie que le vent exerce sur lui. Le casque, ou coque, est la partie fondamentale du voilier puisque sa mission est de permettre au bateau de flotter. On distingue plusieurs types de coques : le monocoque, le catamaran (deux coques identiques reliées entre elles, plus habitables et stables) et le trimaran (une coque centrale et deux plus petites).

En cas de panne de vent et pour effectuer les manœuvres au port, le moteur prend le relais de la voile. Plusieurs catégories de propulsion peuvent être installées. Sur un voilier d’occasion, le moteur installé est vendu avec le bateau. L’arbre de propulsion ne peut pas se relever, c’est avec le safran que l’on manœuvre le bateau. La propulsion par un moteur hors-bord laisse plus de place pour l’habitacle du voilier et évite le phénomène de traînée (moteur relevé). Le groupe motopropulseur du pod électrique génère de l’électricité qui est stockée dans la batterie puis convertie par le contrôleur.

Le gréement : le moteur invisible

Le gréement d’un voilier est la partie vitale nécessaire pour que le voilier se déplace à la force du vent. Il existe deux types de gréements : « fractionnés » avec le point d’ancrage de l’étai situé à une hauteur différente de celui du pataras, ou « en tête » avec les points d’ancrages de l’étai et du pataras à la tête du mât. Le réglage du gréement dormant est réalisé en fonction du type de voilier, de gréement, de barres de flèches ainsi que de la catégorie des voiles.

Le gréement sloop ou gréement bermudien est devenu un standard qui équipe aujourd’hui la majorité des voiliers modernes. Un gréement similaire au sloop mais dont le mât est situé plus en arrière est appelé « gréement cotre » et est équipé d’un foc et d’une trinquette. Le gréement ketch, comme le yawl, est un voilier équipé d’un mât principal situé à l’avant et d’un second mât plus court et positionné à l’arrière : le mât d’artimon. Ce type de gréement est précieux pour le navigateur solitaire ou pour un nombre d’équipiers réduit car il permet de fractionner la surface de voiles, rendant les manœuvres plus simples. Le gréement goélette est équipé de deux mâts mais celui des deux qui est le plus en arrière est le grand mât alors que celui de l’avant est appelé mât de misaine.

Stabilité et direction : appendices essentiels

La quille joue un rôle crucial : sa fonction est de maintenir et d’augmenter la stabilité du bateau en contrecarrant la résistance des voiles contenant le lest. Les quilles sont généralement faites d’alliages de fer, de plomb et d’autres matériaux à haute densité. Il existe plusieurs formes : la quille longue, la quille fine, la quille avec des ailes (qui concentre le poids dans la partie inférieure) ou la quille d’équilibre (ou quille de bouchain), parfaite pour les voiliers hivernant sur une plage.

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Le gouvernail est l’un des éléments les plus caractéristiques pour pouvoir diriger votre bateau. Il peut être de type gouvernail de quille, avec skeg (prolongement à l’arrière de la coque), suspendu, ou encore à double safran, particulièrement efficace sur les voiliers océaniques modernes.

Vie à bord et terminologie

La relation de « l’homme à l’eau » a changé. Les pirates ont disparu et les habitations se sont construites au bord de l’eau, par plaisir plus que par obligations. À bord, tout est optimisé. La descente est l’escalier pour accéder à l’intérieur du bateau. Le carré sert à prendre les repas, où les banquettes se transforment en couchette. La cuisine est équipée d’une gazinière avec un four, un réfrigérateur et un évier avec de l’eau sous pression.

La terminologie est essentielle pour la sécurité. En parlant « marin », la même phrase pourrait se résumer à « Borde l’écoute de GV ». Dans un moment de panique ou d’urgence, avec une mer déchaînée, c’est plus court, plus clair et plus précis. Il faut maîtriser le vocabulaire : cockpit, rouf, chandelier, filière, davier, passe-avant, taquet. Chaque moussaillon a un rôle sur le bateau. Bâbord/Tribord pour gauche/droite, grand voile/foc pour les voiles principales, ou encore l’usage des pieds, des nœuds et des milles.

Cadre réglementaire et sécurité

Aujourd’hui en France, un bateau de plaisance dont le propriétaire est français ou réside en France, et qui navigue dans les eaux territoriales françaises, et même si son pavillon est étranger, est censé suivre les règles identiques aux navires français établies dans la « Loi pour l’économie bleue n° 2016-816 du 20 juin 2016 ». Plus concise, il existe la division 240 et les articles 240-2.04 à 240-2.16 ainsi que l’annexe 240-A.01 qui sont uniquement destinés à l’usage des bateaux de plaisance dont la coque est inférieure à 24 mètres et dans le cadre unique d’un usage non professionnel. Attention à ne surtout pas négliger la sécurité. Que vous soyez passionné de navigation ou en quête du bateau idéal, ce guide vous apportera des descriptions détaillées et des conseils précieux. Comme sur la route, en mer aussi il y a une signalisation et un code à respecter pour que la circulation se déroule au mieux, et sans danger. Les phares, ces éclaireurs des côtes datant de l’antiquité, préviennent les marins de la présence des côtes ou d’un danger grâce à leurs lumières.

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