Armelle Courtois : De Championne du Monde de Kitesurf aux Sommets de l'Engagement Environnemental

Armelle Courtois, une athlète dont le parcours résonne avec un petit côté Vaiana, n’est pas seulement une grande championne de kitesurf ; elle incarne avant tout un goût prononcé pour l’aventure et un engagement profond envers la préservation de notre planète. À 36 ans, cette résidente de Vaires-sur-Marne en Seine-et-Marne a su transformer sa passion sportive en une plateforme de sensibilisation. Son histoire est celle d'une mutation, où la quête de performance se mêle à une prise de conscience écologique grandissante. Elle a mûri avec son projet "Riding To Explore", une initiative qui a évolué de simples défis sportifs à une mission environnementale d'envergure, témoignant d'une vie où le sport, l'exploration et l'activisme ne font qu'un.

Des origines polynésiennes au goût de l'aventure

Le parcours atypique d'Armelle Courtois, qui a largement façonné sa sensibilité écologique, trouve ses racines dans son enfance. Après avoir grandi au Havre, en Seine-Maritime, la jeune fille a eu l'opportunité de partir avec sa maman, enseignante, à l'autre bout de la planète. Armelle Courtois se souvient avec émotion : « J’ai vécu de 7 à 11 ans en Polynésie française. Ma maman avait toujours rêvé de pouvoir enseigner là-bas. J’ai passé quatre années formidables. » C'est sur l'île de Rurutu, un tout petit caillou de 10 km de longueur sur 3 de largeur posé sur le tropique du Capricorne, qu'elle a passé ces années formatrices. L'expérience fut marquante : « À l’école, on développait beaucoup plus l’autonomie qu’en métropole. On nous laissait apprendre par nous-même. Et surtout, on était en connexion avec la nature en permanence. » Cette immersion précoce dans un environnement préservé et cette éducation axée sur l'autonomie ont sans doute insufflé en elle une connexion indéfectible avec la nature et un esprit d'indépendance qui allait guider ses choix futurs. Dès son plus jeune âge, elle a toujours baigné dans le milieu maritime : « Mon papa a toujours eu des bateaux, ma maman adorait ça aussi. »

De l'équitation au kitesurf de compétition

De retour en métropole, l'adolescente, passionnée de sport, poursuit l'équitation, une discipline qu'elle a commencé à l'âge de 3 ans. Elle confie : « J’adore les animaux et c’est naturellement que je me suis mise au cheval. J’ai pratiqué l’équitation en concours complet pendant 30 ans, avant de basculer sur le kitesurf. » Enfant, elle était attirée par les poneys et a tellement fait suer ses parents qu'ils ont accepté qu'elle essaye. Elle a fait son premier entraînement avec des enfants plus âgés, et finalement, le moniteur a voulu la garder. Ce fut le début d'une longue passion qui a duré trente ans. Parallèlement, son papa a toujours eu des bateaux, l'immergeant, c'est le cas de le dire, dans un environnement marin. C'est en 2008 qu'Armelle Courtois découvre le kitesurf, une discipline à la fois nouvelle et exigeante. Le sport, dès sa naissance, l'a très attirée. Cependant, il faut savoir qu'au début, c'était "chaud" au niveau sécuritaire, avec des accidents et l'absence de système de largage. Elle n’a donc pas sauté le pas de suite, préférant attendre que le sport évolue un peu. Une fois que c'est devenu un peu plus sécurisant avec des systèmes de sécurité plus élaborés, elle s'est lancée. Des gens de son entourage en avaient également fait, donc elle y est allée et est tout de suite tombée amoureuse de ce sport. Elle a enchaîné avec des petites compétitions. Ça a continué comme ça jusqu’à la fin de ses études, mais ensuite, quand elle a commencé à travailler, elle a mis en suspens le kite. Elle venait de partir de chez ses parents, donc tout est un peu moins facile et elle continuait aussi l'équitation à un bon niveau amateur.

La reprise du kitesurf s'est faite avec une nouvelle intensité. En 2016, elle faisait le kite et l'équitation de front. À cette période, elle était "à fond sur le cheval", faisant quand même un peu de kite mais en loisir, se concentrant vraiment sur les compétitions équestres. Mais en 2016, elle a eu un "appel du large" qui l'a ramenée sur les planches. Elle a rencontré Sylvain Hoceini, un spécialiste de vitesse en kitesurf, qui a été un précurseur de la discipline. Il en a fait dès les débuts malgré les risques, a tout quitté pour devenir un des premiers moniteurs français de kitesurf et a réalisé des records de vitesse. Il lui a conseillé d’essayer la vitesse. C'était en 2017 et lui allait aux championnats du monde, il lui a alors demandé de l'accompagner. Elle n’y croyait pas trop, ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas fait du kite en compétition, elle ne se sentait pas réellement dans de bonnes conditions. Pourtant, elle s'est rapidement distinguée. Après avoir atteint les vingt-sept nœuds, elle s'est envolée dans la foulée pour les championnats du monde avec les minima en poche. Pour cette compétition, c'était Sylvain qui lui prêtait les planches de vitesse. Elle a été "grisée par le résultat et le plaisir de faire du kite à ce niveau". C'est vraiment quelque chose qui lui a plu. L'année d'après, en 2018, Armelle Courtois est retournée faire les championnats nord-américains de vitesse au large de Boston, où elle a décroché la troisième place. C'est ainsi qu'en 2018, elle devient vice-championne du monde de kite speed, une performance qui témoigne de son talent et de sa détermination. Le kite s'est beaucoup développé et a même été sélectionné pour être aux Jeux Olympiques. Elle a alors décidé de se mettre au foil, un changement de support qui n'est pas chose facile, presque un changement de sport. Vice-championne du monde de kitespeed, vice-championne de France de kitesurf, médaillée en championnat nord-américain, détentrice du record du monde de kite en altitude… On n'arrête plus Armelle Courtois, une sportive qui a su constamment se réinventer.

Naissance de "Riding To Explore" : un défi aux sommets

C'est avec la crise sanitaire, qui a entraîné l'arrêt des compétitions de kitesurf, que le projet "Riding To Explore" a mûri. Ce projet est né d'une passion partagée avec son compagnon, Martin Thomas, cinquième aux Jeux olympiques de Tokyo en canoë slalom. Tous deux amoureux de la montagne, que ce soit sur les skis l'hiver ou en alpinisme l'été, le projet sportif "coulait donc de source". Le projet a commencé par un test sur le lac de Passy, en face du Mont Blanc. « Il y avait du vent, j’ai toujours des planches et des ailes avec moi… Et ça a été un vrai déclic de voir justement mon aile devant le Mont Blanc. » Ensuite, Martin lui a dit qu'on devrait faire ça sur des lacs en altitude, plus sauvages. Ils ont commencé dans les Pyrénées, où ils ont tourné des premières images et ont compris que c'était loin d'être évident. En montagne, le temps change sans arrêt, les vents tournent, rendant les conditions très difficiles à prévoir. Après les Pyrénées, ils ont enchaîné avec les Alpes, encore plus haut. En montant en altitude, ils sont tombés sur des lacs à front de glaciers qui n'étaient pas indiqués sur les cartes. Ils ont commencé à discuter avec les gardiens de refuge qui leur expliquaient que certains lacs avaient moins de cinq ans. Tous les ans, les glaciers fondent, donc ces lacs grandissent. Normalement, on ne devrait pas pouvoir faire du kite à plus de trois mille mètres. Cependant, ils se sont posés la question pour les Andes et l'Himalaya et, finalement, ils y sont allés. Il était intéressant et important de montrer que peu importe l'hémisphère et l'altitude, l'impact du réchauffement est le même, les causes et conséquences sont les mêmes. Dans les Alpes ou sur les plus hautes chaînes de montagne du monde, le phénomène se répète.

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L'épopée des lacs de haute altitude : Alpes, Andes, Himalaya

Entre l'été 2020 et octobre 2021, Armelle Courtois s'est lancée un défi "un peu fou" : établir le record du monde de la pratique du kitesurf sur les lacs les plus élevés de la planète. Son projet, qu'elle a baptisé "Riding To Explore", avait initialement pour objectif d'atteindre en autonomie des lacs isolés allant de 2500m à plus de 5400m d'altitude.

Tout a commencé par la sortie au Mont-Blanc en août 2020. « On est parti avec des sacs qui pesaient 25 kg sur le dos. Il fallait quatre heures de marche pour atteindre le lac le plus haut. Nous avons passé une semaine là-bas avec des sessions de deux, trois jours à faire du kitesurf et le reste du temps à récupérer. » Le virus de l'expédition a alors pris corps.

Après cette première expérience alpine, Armelle Courtois et Martin Thomas ont organisé une sortie plus ambitieuse du côté de la cordillère des Andes, en août 2021. « Nous sommes partis en expédition pendant trois semaines avec une équipe de dix personnes », raconte-t-elle. Ils ont réussi à atteindre un lac situé à 5 050 mètres d'altitude. Ce n'était pas facile de faire du kitesurf avec le manque d'oxygène, mais ils ont réussi cet exploit. « C'était difficile physiquement. Ce n'est qu'après être redescendu qu'on mesure l'étendue de la performance. » Le duo a surfé sur les lacs glacés des Alpes, des Andes et de l'Himalaya, tout en sensibilisant au réchauffement climatique. Le projet vendait du rêve et n'avait encore jamais été réalisé.

Deux mois plus tard, après avoir passé des heures à étudier le terrain avec Google Earth, la Francilienne a pris cette fois la direction de l'Asie, pour l'Himalaya. « Nous visions un lac à 5 300 mètres d'altitude dans l'Himalaya mais on a dû se contenter d'un autre à 4 900 mètres. Nous n'avons pas pu aller plus haut car nous avons été surpris par l'arrivée prématurée de l'hiver. En quelques heures, le lac a gelé d'un coup. Nous avons attendu trois jours mais on ne pouvait pas rester plus longtemps, sinon, on se serait mis en danger physiquement. » Malgré ces difficultés, elle a vécu des moments magiques et incroyables. « Il y avait un petit côté Tintin au Tibet », sourit-elle. Un instant, elle s'est retrouvée nez à nez avec une panthère des neiges et ses deux petits. « Jamais, je n'oublierai ces instants. La panthère était juste à côté. Elle avait l'air de trouver normal de nous voir là. C'était incroyable. » Ces périples ont marqué à jamais la vice-championne du monde de kite speed. « J'ai surtout pris une claque lors de ces expéditions, raconte la Seine-et-Marnaise. J'ai pu constater à quel point le phénomène de la fonte des glaces est terrible. J'ai voulu partager cette émotion avec le plus grand nombre. »

Une préparation rigoureuse face aux milieux hostiles

La préparation pour ces défis extrêmes était hyper importante, et l'expérience de la première expédition dans les Alpes s'est avérée précieuse. Elle a permis de découvrir les difficultés dans un cadre tout de même assez sécurisant, où les secours pouvaient être rapidement sur place si besoin, quelle que soit l'altitude. Pour se préparer au défi, le duo a entraîné leurs organismes à ce milieu hostile. Comment ? En allant, par étape, dans les Alpes, puis aux Andes et enfin l'Himalaya pour "atteindre en autonomie des lacs isolés allant de 2500m à plus de 5400m d'altitude." Pour comparer, au Pérou, il n'y a pas d'hélicoptère ni de téléphone satellite. Même en cas d'accident grave, le retour se ferait à dos de cheval. Il faut être conscient qu'à aucun moment il n'y aurait de rapidité dans les soins et dans l'intervention qui pourraient éventuellement sauver la vie. Normalement, en Himalaya, dans la région de l'Everest, des hélicoptères sont disponibles en cas d'urgence. Cependant, il faut savoir qu'à cet endroit, les lacs et les sommets sont considérés comme sacrés. Le couple a décidé de respecter cette croyance en allant plutôt du côté indien de l'Himalaya. Et là, c'est une autre histoire pour les hélicoptères. Les téléphones satellites ne sont même pas autorisés, à cause des problèmes frontaliers entre la Chine, le Pakistan et l'Inde. Ils savaient donc à quoi s'attendre, et d'ailleurs, il n'y a pas eu de mauvaises surprises.

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En parallèle, pour acclimater leurs corps à l'eau froide, le couple s'est immergé dans des bains brefs de 20 à 30 secondes composés de glace au milieu. Armelle Courtois explique : « Ça fait partie de l’entraînement et de ta préparation mentale, ça réactive les circuits circulatoires au niveau des extrémités souvent touchées en premières par le froid. Ça permet qu’elles réagissent de mieux en mieux. » Juste avant de s'envoler pour les Andes, ils avaient passé une semaine dans les Alpes à faire des courses pour s'acclimater au maximum. Une fois arrivés à Cuzco, ils ont continué cette préparation en restant une semaine à trois mille huit cents mètres. Ils sont partis la deuxième semaine en commençant leur périple à quatre mille mètres et sont montés jusqu'à cinq mille quatre cents. Ça s'est bien passé. Et, en Himalaya, vu qu'ils avaient enchaîné à trois semaines d'intervalle avec le Pérou, l'acclimatation s'est faite sans problème.

Autres difficultés rencontrées : la logistique, le manque d'oxygène et l'accès aux lacs, puisque le binôme ne se déplace qu'à pied. Il faut également appréhender le poids du matériel, des dizaines de kilos par personne. Le défi se voulait aussi responsable.

Le "Riding To Explore" : au-delà du sport, un engagement écologique

Le projet "Riding To Explore" a aujourd'hui pris une autre dimension. Armelle Courtois et Martin Thomas ont voulu laisser une trace de ces aventures, mais aussi et surtout attirer l'attention sur les lacs glaciaires. Si aujourd'hui il est possible de surfer dessus, il y a encore quelques années, des crampons étaient indispensables pour les parcourir. Leurs apparitions se sont accélérées sous l'influence du réchauffement climatique et de la fonte des glaciers. « En allant en montagne, on a découvert des choses incroyables, pas toujours drôles, pas toujours optimistes sur la naissance des lacs issus de la fonte des glaciers. Au fur et à mesure de ce que l’on a découvert, on avait envie de le partager […] et de se servir de ce qu’on fait de mieux, le sport, pour agir à notre échelle. »

De ces trois sorties, l'expédition "Riding To Explore" a ramené beaucoup de données qu'ils communiquent à des glaciologues. « C’est là qu’on voit que cela dépasse le cadre du sport. Nous avons apporté notre contribution afin de mieux découvrir la vie à si haute altitude. Nos trouvailles vont peut-être pouvoir faire avancer la science. Et ça, on en est très fiers. » Si Armelle Courtois est tant concernée par l'écologie, c'est « sans jouer la carte de la culpabilité, mais celle de la prise de conscience collective et citoyenne. » Ce projet est devenu une mutation pour elle. Elle a mûri avec "Riding To Explore" et ils ont évolué avec le projet. Leur vocation à la base est le sport.

Sensibilisation au réchauffement climatique : actions et collaborations

Pour sensibiliser à ces phénomènes, un film a été réalisé et sortira à l’automne. Un premier d'une trentaine de minutes a déjà vu le jour, à la suite de leur première excursion dans les lacs alpins, intitulé "Sous le vent des glaciers". Des livres sont aussi en projet. Bref, "Riding To Explore" n'en est qu'à ses débuts, et de nombreux projets sont encore à peaufiner.

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Toujours dans cet esprit, avec Martin Thomas, Armelle organise, ce jeudi et vendredi, deux journées de sensibilisation à la mer de glace à Chamonix, en Haute-Savoie. « Nous avons invité dix athlètes de haut niveau pour montrer les conséquences du réchauffement climatique, et tout ce qu’on est en train de perdre », précise-t-elle. Ils font aussi des cours à des enfants.

En amont de leur aventure, le couple a pensé à tout, collaborant avec des partenaires engagés dans la cause environnementale, comme par exemple la Fondation Eau, Neige et Glace, qui milite pour la protection des ressources en eau. Sur place, en montagne, les deux sportifs se déplacent à pied et ramassent les déchets trouvés sur leurs spots. Ils limitent leur consommation d'eau et utilisent un matériel éco-responsable : « les combinaisons que l’on utilise ne sont pas faites en pétrole. » De cette expédition, il en ressortira des souvenirs, des photos et un documentaire de 52 minutes.

La nouvelle voie d'Armelle Courtois : du sport à l'activisme

Aujourd'hui, la sportive vit en harmonie avec ses convictions. « J’ai enfin trouvé ma voie. Avant, je travaillais dans l’immobilier en parallèle de ma carrière en kitesurf. Mais depuis, j’ai laissé tomber pour monter une structure autour de "Riding To Explore", qui occupe aujourd’hui mon quotidien », avoue-t-elle. Elle a arrêté de travailler pour se consacrer au kite et au projet. Pour Armelle, le projet "Riding To Explore" a été une mutation, et elle a mûri avec lui.

Armelle Courtois est persuadée que le sportif a vraiment une place importante à prendre dans la sensibilisation. « Nous avons tous été émerveillés devant nos héros sportifs, nous avons tous eu envie de faire comme eux. » Elle pense que la sensibilisation est un rôle clé pour les athlètes, même si certains hésitent encore à prendre position pour préserver leur image. Elle et Martin Thomas veulent avancer dans cette direction, même si ce n'est pas facile.

L'optimisme et la solidarité pour un avenir durable

Armelle Courtois reconnaît qu'il existe une vraie dualité lorsqu'on parle d'écologie. « Nous mêmes, nous avons eu des reproches parce que nous avons pris l’avion pour nos expéditions. Donc, non, on n’est pas parfaits. » Mais elle est persuadée qu'il faut sortir justement de ce fonctionnement. « Notre chance ne viendra que de la solidarité. Il faut que les gens arrêtent de se taper dessus les uns les autres. » C'est aussi pour cela qu'ils ont réuni des sportifs cet été. Beaucoup sont complexés, ont peur qu'on leur "tombe dessus" s'ils s'expriment à ce sujet. Ils ont alors réuni des plus expérimentés et des plus jeunes. Il ne faut pas se leurrer, il n'est pas possible d'être un sportif de haut niveau sans prendre l'avion. Mais, l'important, c'est de trouver comment mieux faire. Tout cela peut commencer au niveau local. Un sportif de renom peut avoir beaucoup de poids sur des actions de ce genre. Ils veulent pousser les sportifs à s'engager davantage, cherchant des solutions, des clés, des actions concrètes. Et forcément, si de plus en plus de sportifs vont dans ce sens, cela va suivre. Il faut créer quelque chose de collectif, et c'est ce qu'ils essaient de faire.

Elle est optimiste à ce sujet. Une chose est sûre, si nous y arrivons, l'impact sera considérable. Et il y a encore des choses à sauver. D'ailleurs, c'est aussi pour cela qu'ils font des films sur leurs expéditions, pour montrer ce que l'on peut encore préserver. « On ne protège rien de mieux que ce qu’on aime : il faut faire découvrir pour ensuite donner envie de s’engager. » Elle est optimiste quant à l’évolution des choses si l'union se réalise, mais il faut y arriver maintenant. Elle cite un exemple concret : il n'y a pas si longtemps, les œufs en grande surface étaient issus de poules élevées en batterie à 90 %. Et à force de prises de paroles, de manifestations, on est désormais à 80 % de poules élevées en plein air.

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