L’importance du savoir-nager comme compétence sécuritaire
L’ensemble des clubs de la FFN sont impliqués dans l’acquisition du Savoir-Nager ; véritable enjeu de société. L’objectif du plan « J’apprends à nager », opération citoyenne par excellence, est de permettre aux enfants d’acquérir les compétences nécessaires pour évoluer dans l’eau en toute sécurité. Celles-ci se traduisent par l’obtention du test « Savoir Nager en Sécurité ». Les titulaires de ce diplôme peuvent pratiquer les activités aquatiques mais également nautiques en toute sécurité. L'objectif du plan « Aisance Aquatique » est de permettre aux jeunes enfants de vivre une expérience positive de l'eau en développant les aptitudes et compétences nécessaires pour évoluer dans l'eau, dans un espace contraint, avec aisance et en autonomie.
Le Ministère des Sports renouvelle les plans « J’apprends à nager » et « Aisance Aquatique » à destination des plus jeunes mais également des adultes de plus de 45 ans afin de permettre l’apprentissage de la natation au plus grand nombre, notamment concernant les populations les plus fragiles et résidant sur les territoires carencés. Les objectifs sont multiples : réduire les inégalités d’accès à la pratique sportive, réduire le déficit du savoir-nager enregistré sur le territoire, dispenser un savoir-nager sécuritaire et écarter le risque de noyade, favoriser l’accès à toutes les pratiques aquatiques et nautiques en toute sécurité, découvrir les plaisirs de l’eau et de la Natation, et enfin, permettre de vivre une expérience positive de l'eau.
Ce dispositif gratuit s’inscrit dans le cadre du plan interministériel de Prévention des Noyades. À la fin du stage d’apprentissage, les enfants de 6 à 12 ans ayant développé les compétences nécessaires sont invités à passer le test du Savoir nager sécuritaire. Ce diplôme leur permettra de pratiquer les activités aquatiques et nautiques en toute sécurité.
Organisation des stages et programmes d’apprentissage
La structure organisatrice propose un programme d’apprentissage de la natation selon les dispositions suivantes : un stage d’apprentissage de la natation de minimum 10 heures avec des séances de 45 minutes à 1 heure selon le niveau et l’âge des enfants. Le groupe doit être constitué de 15 pratiquants maximum concernant les 6 à 12 ans, et de 12 pratiquants maximum concernant les 4 à 6 ans et les adultes de plus de 45 ans ne sachant pas nager. Les séances de natation sont dispensées par un professionnel. Les cours sont gratuits, sur inscription et dans la limite des places disponibles.
Pour cette activité, ce sont tous les éducateurs et entraîneurs des Dauphins Section Paloise qui sont mobilisés. Tous ont suivi un solide cursus de formation. L’engagement du club témoigne d’une volonté d’inclusion et de bien-être pour tous, avec des sections dédiées aux personnes en situation de handicap et au programme « Nagez Forme et Santé ». Les responsables possèdent souvent des diplômes spécifiques comme le Moniteur Sportif de Natation (MSN) ou l’Attestation de Qualification au Sport Adapté (AQSA), permettant d’intervenir auprès de publics variés.
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La progression pédagogique : de la familiarisation à la nage
Apprendre à nager peut s’avérer une étape délicate pour les enfants. L’école organise des cours collectifs du CP au CM2 afin de préparer au brevet de natation. Toutefois, il est préférable d’initier les enfants aux plaisirs aquatiques bien avant l’âge de 6 ans. De même, il est important de continuer à aller à la piscine en dehors des horaires scolaires. Certains enfants savent nager dès l’âge de 5 ans, d’autres plutôt vers 8 ou 9 ans. Au-delà, l’enfant a développé une crainte de l’eau qui rend son apprentissage difficile et la peur du regard des autres vient également compliquer sa problématique.
Accepter d’être dans l’eau et s’y sentir à l’aise sont des préalables indispensables à l’apprentissage de la natation. Cela débute dès les bébés nageurs (de 4 mois à 4/5 ans, voire 6 ans). Le bébé n’a a priori pas une peur innée de l’eau. Au contraire, si la température est agréable (proche de 34°), l’enfant babille et s’amuse spontanément. L’objectif est que le bébé s’accoutume au milieu aquatique en développant sa motricité. Il puisera également tout un registre de sensations qui nourriront sa curiosité et accompagneront sa socialisation. En général, les enfants qui ont suivi régulièrement des séances de bébé nageur sont plus à l’aise que les autres dans l’eau et progressent plus rapidement lors des premières leçons.
Construire le corps flottant : une révolution pédagogique
Un film réactualise les travaux de R. Catteau qui a révolutionné l’enseignement de la natation dans les années 70. Marc Begotti, auteur de ce film, soutient que dans l’apprentissage classique, on utilise du matériel de flottaison (brassards, ceintures, planches…), tandis que sa méthode propose : « pas de prothèses et pas d’aménagement du milieu ! ». Ici, il s’agit d’abord de « construire le corps flottant », première étape du savoir nager, qui permettrait d’éviter bien des noyades.
Marc Begotti insiste sur le fait que souvent, on infantilise les élèves : « Le but est de toucher le fond ». Le film illustre la façon de franchir les obstacles aux apprentissages et présente les étapes nécessaires à la construction de ce corps flottant. L’enseignante Sandrine Favrot, qui a mené cette expérimentation avec dix enfants, souligne que ce qui change fondamentalement, c’est l’absence de matériel de flottaison et la manière de solliciter les élèves. Elle précise : « À l’école, les élèves sont souvent plus centrés sur le fait de faire le parcours que sur les apprentissages qu’ils font avec leur corps ». Elle conseille vivement aux enseignants de visionner ce film, car ils y trouveront tous les éléments pour la première phase d’enseignement.
Les compétences fondamentales : flottaison, respiration et propulsion
Une fois l’immersion acquise, la flottaison constitue une deuxième compétence aquatique fondamentale. Savoir flotter, c’est aussi savoir se sauver en cas de chute dans l’eau. En initiant les enfants à positionner leur corps à l’horizontale, on leur donne la clé pour flotter et se sentir en sécurité. En cas de fatigue ou de résurgence de la peur, il est toujours possible de s’allonger complètement sur le dos et de se laisser flotter. Il s’agit d’une étape clé dans l’apprentissage de la natation.
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En parallèle, l’apprentissage de la respiration est primordial. Un des jeux les plus fréquemment proposés par les maîtres-nageurs est de demander à l’enfant de faire des bulles avec sa bouche. Vous pouvez inventer une histoire pour l’inciter à se prêter au jeu, comme imaginer qu’il est un dragon qui souffle du feu pour réchauffer l’eau de son bain. Enfin, le principe de la propulsion est identique à celui enseigné pour apprendre à faire du vélo. Sans ce mouvement de départ, le corps reste en position verticale. On peut certes faire du sur-place mais pas avancer. L’enfant doit prendre conscience que l’eau exerce une pression par sa masse et que, lorsqu’il est dans l’eau, il pousse la matière pour se déplacer.
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