Le kayak est une embarcation qui permet d’explorer les mers, les lacs et les rivières avec une grande liberté d’utilisation. Contrairement au canoë ou canot, le kayak se pratique à la pagaie double en position assise. Il est parfois confondu avec le canoë, un type d'embarcation distinct, la pratique sportive étant désignée par le terme général « canoë-kayak ». Aujourd'hui, un kayak est réalisé en toile imperméable, matériaux synthétique ou pneumatique et manœuvré avec une pagaie double.
Origines et Fabrication Traditionnelle du Kayak
Les kayaks ont été élaborés par les peuples autochtones des régions arctiques (Inuits), qui utilisaient ces canots pour la pêche et la chasse sur les côtes de l'océan Arctique, l'Atlantique Nord, la Mer de Béring et le Pacifique Nord. Des exemples de kayaks vers 1880 montrent les embarcations construites et utilisées par les chasseurs Yupiks et Inupiaks des côtes d'Alaska au XIXe siècle. Les premiers kayaks ont été construits à partir de peaux de phoque (parfois d'autres mammifères marins) cousues et tendues sur une structure en bois. Les peaux étaient lavées, trempées (urine fermentée) et épilées par les femmes, avant d'être cousues. Les coutures étaient enduites de graisse de phoque pour assurer une meilleure étanchéité. Le bois était généralement du bois flotté, puisque beaucoup de leurs territoires étaient dépourvus d'arbres.
Les constructeurs autochtones concevaient et construisaient leurs bateaux en combinant leur expérience et les savoirs traditionnels transmis oralement. Le constructeur utilisait un système de mesure personnel pour créer un kayak à la mesure de son propre corps. Par exemple, la longueur du kayak était en général égale à trois fois l'écartement de ses bras tendus. La largeur au niveau du poste de pilotage était la largeur des hanches du constructeur additionnée à deux poings (parfois moins). La profondeur typique était d'un poing tendu, plus un pouce tendu. Ainsi, les dimensions typiques étaient d'environ 5,2 m de longueur, 51-56 cm de largeur, et 18 cm de profondeur. Ce système de mesure personnalisé a confondu les premiers explorateurs européens qui ont essayé de reproduire le kayak, car chaque kayak était un peu différent.
Le pont du kayak était également équipé de tous les outils et armes nécessaires à la chasse : couteaux, planchette-support à pagaie, stylet (pour achever le phoque), bouche-plaies, harpons pour la chasse aux mammifères marins, lances pour la chasse aux oiseaux, propulseur de harpon (norsaq, également outil de secours pour l'esquimautage), pièces bouche-trou (peau, pour réparer), flotteur (peau de phoque gonflée), courroies de remorquage, et porte-lanière (support circulaire permettant le déroulage des lanières de cuir reliant flotteur et pointe de harpon). Les pagaies pouvaient être simples ou doubles ; elles étaient fabriquées en bois avec parfois des renforts en os ou en ivoire aux extrémités. D'après l'ethnologue canadien D. W. Zimmerly, les deux types de pagaies (simple et double) étaient historiquement utilisés indifféremment, sauf entre le nord de l'Alaska et le Groenland, où l'on n'utilisait que la pagaie double.
Évolution du Design et des Matériaux : L'influence des Contacts Européens et l'Avenir des Embarcations Arctiques
Selon les époques, les régions et les usages, les embarcations évoluent. « Si le kayak des Esquimaux polaires est sans style, c'est que les Esquimaux de Thulé ne se sont pas efforcés, comme les Groenlandais de la côte Sud-Ouest, de perfectionner les formes des embarcations. » Les contacts avec les Européens impliquèrent graduellement des changements de vie chez les peuples autochtones. Dès le XVIIe/XVIIIe siècle, certains Inuits commencent à acheter auprès des marchands scandinaves le bois nécessaire à la confection des kayaks. Au fil des siècles, les constructions des kayaks perdent en diversité et en décorations. Puis vient l'usage de clous, cordes en nylon et plaques de métal.
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À la fin du XIXe siècle apparaissent les supports à fusil (maintien au sec et tir) et les écrans de tir (camouflage). Les kayaks entièrement en bois ou les kayaks démontables en tissu sur une structure en bois (comme le Klepper) ont dominé le marché jusqu'aux années 1950. C'est alors que survient l'introduction aux États-Unis de kayaks en fibre de verre et l'introduction en Europe de kayaks gonflables en tissu caoutchouté. Les premiers kayaks en plastique rotomoulé apparaissent en 1973.
Malgré ces innovations, à partir des années 1960, les Inuits du Groenland s'équipent graduellement de bateaux à moteur, bien que le phoque fuie ce bruit, et abandonnent les kayaks et umiaks. De même, la sédentarisation des populations implique dans certaines régions l'abandon de la chasse en kayak, très dangereuse, au profit d'autres techniques de chasse comme les filets. Aujourd'hui, la culture traditionnelle du kayak a été abandonnée ou oubliée par de nombreux peuples de l'Arctique. Les pères ne l'enseignent plus à leurs enfants depuis les années 1960, et le kayak n'est qu'une discipline facultative dans l'enseignement scolaire.
Il est intéressant de noter que, avant les premiers contacts entre Européens et Inuits, des kayaks vides venus d'Amérique ou du Groenland ont parfois été retrouvés échoués sur les côtes de Norvège, d'Écosse, de France, ou d'Allemagne. Ces kayaks avaient certainement dérivé à la suite de tempêtes, puis des courants du Labrador ou du Gulf Stream. De tels kayaks ont été conservés dans des églises d'Écosse et de Norvège. Les textes du Moyen Âge mentionnent aussi ces naufrages : près de Lübeck en 1153, près de Rouen en 1508 (un survivant présenté au roi de France), et sur les côtes de Hollande au XVIIe siècle.
La Naissance du Kayak Moderne et ses Multiples Usages : Des Eaux Vives aux Expéditions Maritimes
À partir des années 1970, avec les premiers kayaks fermés en plastique rotomoulé, cette embarcation commence à avoir un net succès, notamment en France. Bien que le kayak traditionnel fût destiné à la navigation en mer, les constructions modernes et la pratique du kayak à cette époque sont essentiellement destinées à la navigation en eau vive. Le kayak, embarcation solide, courte et pontée, permet une navigation dans des rivières jusqu'alors inaccessibles aux barques et canoës. Cette pratique plus extrême attire les jeunes pratiquants. Le kayak polaire de chasse a inspiré la construction de kayaks qui naviguent sous toutes les latitudes et dans toutes les eaux salées ou douces du monde.
Pour la pratique du kayak de haute rivière, il est nécessaire d'utiliser un bateau court et assez large pour permettre au pagayeur d'éviter rapidement les obstacles d'une rivière (pleureurs, syphons, rappels, etc.). À l'inverse, pour la pratique en mer par exemple, il est nécessaire d'utiliser un kayak très long (environ 5 m) et très étroit, ce qui permet au pagayeur de parcourir de longues distances assez rapidement. Le kayak de mer est adapté à la navigation maritime. Il est long, mesurant généralement entre 5 et 6 mètres pour un solo. Il est parfois muni d'une dérive, d'un gouvernail, ou d'une voile. Le kayak de mer permet d’explorer des criques inaccessibles autrement, tandis que le kayak d’eau vive garantit des sensations fortes. Le kayak de tourisme et le kayak pour randonnées offrent un confort de navigation optimal, grâce à des modèles équipés de coffres de rangement et de jupes de kayak.
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Le kayak est un moyen de transport et, que ce soit pour une sortie en famille, une expédition longue distance en mode raid nautique ou tout simplement pour embarquer à bord d’un bateau et profiter du mouillage, le choix du bon kayak est essentiel. Pratiquer le canoë-kayak offre de nombreux avantages. D’un point de vue physique, c’est une activité complète qui sollicite le haut du corps, le gainage et l’endurance. Même si le kayak traditionnel était utilisé par les Inuits principalement pour la chasse (mammifères marins) et non la pêche, le kayak moderne est devenu récemment une embarcation destinée à la pratique de la pêche sportive, aussi bien en mer que sur lacs et rivières : pêche à la ligne et au lancer, pêche à la traîne, palangrotte, mitraillette.
La Révolution des Matériaux et des Technologies : Des Peaux de Phoque aux Composites Avancés
Il existe des kayaks en toile imperméabilisée tendue sur ossature rigide éventuellement démontable, en contreplaqué de bois ou en stratifié de diverses résines et matières plastiques actuelles. Les kayaks contemporains dérivent principalement des kayaks de l'Alaska, du nord du Canada et du sud-ouest du Groenland. Aujourd'hui, les kayaks de compétition comme de plaisance sont construits avec des matériaux modernes, même si le bois est toujours apprécié pour sa beauté et sa légèreté. On utilise la fibre de verre, le kevlar et le carbone pour construire des kayaks solides et légers. Des mélanges époxyques ou de polyester sont utilisés pour solidifier les matériaux. Un stuc de couleur sera souvent appliqué pour donner une belle couleur à l'embarcation. Les kayaks rigides, souvent fabriqués en matériaux composites ou en polyéthylène via le rotomoulage, garantissent une meilleure qualité de construction et une grande durabilité.
Typologies de Kayaks : Sit-in et Sit-on-Top : Adaptations aux Pratiques et aux Besoins
Il existe différentes configurations de kayaks, notamment les modèles sit-in et les sit-on-top (SOT).Les kayaks sans pont sont dénommés sit on top (SOT, signifiant « assis au-dessus »). Ces embarcations sont souvent destinées à de courtes promenades côtières ou sur lac, au surf sur les vagues, ou au déplacement utilitaire (pêche, plongée). Elles sont sécurisantes, surtout pour les enfants et les débutants, puisqu'elles ne procurent pas la crainte de rester coincé dans le kayak, ni de difficulté de remonter sur le kayak après un chavirement. J'ai commencé à chasser avec un sit on top RTM Tempo qui fait 67cm de large, excellent kayak pour apprendre et pour chasser. Les kayaks ouverts (sit on top) sont notamment privilégiés par les pêcheurs, en raison de leur facilité de pratique et d'aménagement. Le kayak sit on top commence également à être adopté comme embarcation par des pratiquants de chasse sous-marine, pour les mêmes raisons de coût, de facilité de transport et mise à l'eau et de discrétion.
Pour les kayaks sit-in, le kayakiste est assis sur un siège bas au fond du bateau. Ses pieds reposent sur des cales fixes (en loisir) ou réglables, ou une barre communément appelée « cale-pied » ou « barre à pied ». Le kayak et son utilisateur forment un ensemble solidaire, car une jupe assure l'étanchéité entre l'hiloire et le kayakiste, dont l'anorak est aussi étanche. Au lieu d'un tuilik, les kayakistes modernes utilisent une jupe (ou jupette) en matière synthétique imperméable à l'eau (nylon enduit ou néoprène), suffisamment extensible pour bien s'ajuster entre le pont du kayak et le corps du kayakiste, et qui peut être libérée rapidement pour permettre l'évacuation. J'ai rapidement évolué vers un sit-in, possédant depuis 11 ans un Plasmor K17 qui fait 58cm de large. Une astuce pour remonter facilement à bord d'un sit-in est de garder ses palmes au pied, de déposer sa ceinture de plomb au fond du kayak juste devant le siège, un coup de palme et on est remonté, c'est très efficace. Il reste ensuite à passer une jambe de l'autre côté, d'enlever les palmes, puis de glisser la première jambe, de se caler sur le cale-pied puis de glisser la seconde. Que ce soit en sit-in ou SOT, deux kayaks est bien qu'un kayak double.
Maîtrise et Sécurité en Kayak : Techniques de Propulsion et de Redressement
Le kayakiste pagaie alternativement des deux côtés, chassant l'eau vers l'arrière. Mais c'est en fait surtout le pagayeur qui se tire vers l'avant sur l'eau, où il s'est ancré avec la pagaie, et transmet le mouvement au bateau via son tronc par contact de ses fesses et poussée de ses pieds. Propulsion et direction sont assurées simultanément. La force de traction du kayak n'est pas créée par les bras, qui sont en fait accessoires au mouvement. Toute la force vient de deux axes très efficaces du corps humain : les jambes et le tronc. Le « bloc », qui consiste à bloquer ses bras, durcir son tronc et, à l'aide de sa jambe, du côté utilisé de la pale, amorcer une traction en poussant sur la barre. L'effet escompté est de pousser la hanche qui fera tourner le tronc. Ceci, avec la synergie du bloc des bras, permet à la pagaie de tirer de l'eau. L'image que les entraîneurs utilisent pour décrire le mouvement est que la pagaie doit entrer à chaque coup dans un bloc de béton fendu pour y laisser passer la pagaie. Ces techniques visent à éviter au pagayeur de se retrouver sous l'eau. Lors de la poussée de redressement, la pale s'enfonce légèrement.
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L'esquimautage est l'opération consistant à redresser un kayak chaviré en restant dedans. La technique d'esquimautage a été popularisée en Europe par Marcel Bardiaux, ancien champion de France de kayak qui a redécouvert cette technique et esquimauté pour la première fois en 1932. Il existe de très nombreuses techniques pour esquimauter.
Le Kayak Sit-on-Top (SOT) : Une Option Polyvalente : Applications, Avantages et Considérations Pratiques
Les kayaks sit-on-top, par leur conception ouverte, offrent des avantages indéniables pour certaines pratiques. Ils sont appréciés pour leur facilité d'accès et leur caractère sécurisant, notamment pour les novices et les enfants. L'absence de cockpit fermé élimine la crainte d'être coincé dans le kayak et simplifie grandement la remontée à bord après un éventuel chavirement. Cette caractéristique les rend idéaux pour des activités telles que les courtes promenades côtières, les sorties sur lac, le surf sur les vagues, ou même des usages plus utilitaires comme la pêche et la plongée.
Pour les pêcheurs, les kayaks ouverts sont particulièrement privilégiés en raison de leur facilité de pratique et d'aménagement, permettant d'installer aisément divers équipements de pêche. De même, les pratiquants de chasse sous-marine adoptent de plus en plus le kayak sit-on-top, séduits par son coût abordable, sa facilité de transport et de mise à l'eau, ainsi que sa discrétion sur l'eau.
Cependant, le choix d'un modèle de SOT implique de considérer plusieurs facteurs. Par exemple, manipuler seul un biplace SOT, tel que le "Pro 2 tandem", n'est guère évident pour cause de poids. Il peut également s'avérer lourd à tracter sur l'eau, ce qui représente un effort physique significatif. Malgré ces défis, la capacité de chargement possible sur des SOT est souvent un atout, et il est possible d'y ajouter des dosserets et des sangles cale-cuisses, comme sur certains modèles RTM.
Défis et Choix des Kayaks Sit-on-Top Modernes : Poids, Transport, et Homologation
La question du poids et du transport est récurrente concernant les kayaks SOT, surtout les modèles doubles. Utiliser et manipuler seul (transport, portage, chargement sur véhicule) un biplace SOT n'est guère évident pour cause de poids et peut être lourd à tracter sur l'eau, ce qui fait "se faire les bras". Le RTM est parfois considéré comme carrément lourd. Le "Pro 2 tandem" est néanmoins attirant, ressemblant de très près à un ancien Cochois qui a été apprécié en rivière I & II avec deux personnes à bord, offrant beaucoup de chargement possible. On peut y ajouter des dosserets et des sangles cale-cuisses si on rive des pontets sur les franc-bords.
Pour naviguer au-delà de 300 mètres du rivage, une homologation est nécessaire. Cela implique souvent l'ajout d'un renfort antichoc à l'avant et de "mousser" le bateau, en plus de le déclarer. Les 300 mètres peuvent être vite atteints, ce n'est pas "le large" mais c'est une distance qui, sur les plages, correspond à l'emplacement théorique des dernières bouées délimitant les chenaux de navigation à marée haute. Pour les modifications sur un kayak en vue de l'homologation, cela demande un peu de travail : rajouter le pare-choc et remplir les coins intérieurs et inutiles de mousse en blocs, ou d'opter pour de la bombe de mousse polyuréthane spéciale bateau (double composants car obligatoire), en pensant que cela "expanse" beaucoup sorti de la bombe. Pour un bateau de série, une pièce d'identité, la facture et l'attestation de jauge du constructeur fournie avec pour les bateaux autocertifiés, plus un papier à remplir sur place (fiche de plaisance), sont généralement requis. La procédure est jugée simple si elle se limite à coller un bout de plastique et caler 3 blocs de mousse, mais la perspective de devoir courir aux quatre coins de la France pour le faire homologuer par un organisme rebuterait certains. Sur un Ocean Kayak, la question se pose de savoir comment mettre la mousse sans percer. Pour mousser un bateau avec des trappes, il suffit de passer les blocs de mousse par les trappes et de les coincer avec un peu de colle silicone dans les extrémités non utiles au chargement, en les poussant avec une "frite de piscine" ou un "furet" pour déboucher les tuyauteries.
Le choix des kayaks gonflables offre une alternative intéressante. Ils présentent l'avantage d'un faible encombrement au rangement et d'un transport facile (coffre de voiture). L'avantage, c'est d'être léger et, pour certains, d'être montable en mono ou en biplace. Cependant, ces "engins de plage" sont condamnés à rester à moins de 300 M d'un rivage accessible, tout comme les crocos gonflables. Malgré des retours d'expérience et des comparaisons, certains estiment que les kayaks gonflables n'avancent pas aussi bien que les "solides", bien que d'autres affirment qu'un pagayeur puissant peut facilement tenir l'allure de nombreux rigides de tourisme récréatif avec certains modèles gonflables, comme le Solar II qui est décrit comme "FAST" et "tracks much better". Les seuls reproches concernant un bateau comme l'AdvancedFrame Convertible de chez Advanced Elements peuvent être son poids (25kg) et la difficulté de séchage de l'intérieur de l'enveloppe, s'agissant d'un modèle avec enveloppe et chambres à air séparées. Gonfler/dégonfler ce type de kayak se fait en gros en 10 minutes sans se presser avec une pompe double effet.
Fabricants et Modèles Remarquables : Un Panorama des Options du Marché
Plusieurs fabricants français et internationaux offrent une large gamme de kayaks adaptés à toutes les pratiques. Plasmor est une marque bretonne spécialisée dans la fabrication de kayaks de mer et de voiliers transportables. Fondée dans les années 1980, elle se distingue par l’utilisation de matériaux composites et par une conception orientée vers la navigation hauturière et les grandes expéditions. Mon Plasmor K17, par exemple, fait 58cm de large.
Nautiraid, créé en 1936, est le spécialiste des kayaks pliants et démontables. Conçus pour être transportés facilement et utilisés en expédition, ses modèles sont prisés des voyageurs et des amateurs de nature. Le kayak démontable est d'ailleurs utilisé depuis la Seconde Guerre mondiale pour des opérations militaires. Pour s'infiltrer sur des distances de plusieurs kilomètres, cette embarcation est discrète et silencieuse. Démontable, ce kayak est facilement transportable (même dans un sous-marin) et facilement dissimulable (démonté ou coulé). De plus, il est très manœuvrable et l'effort physique de propulsion est très efficace. Si le kayak démontable est aujourd'hui concurrencé par d'autres modes de déplacements (canot pneumatique motorisé, propulsion sous-marine), sa pratique fait toujours partie de l'entraînement de certaines unités militaires, telles que les commandos et forces spéciales britanniques ou la Légion étrangère française. Les nageurs de combat britanniques utilisent actuellement le kayak démontable biplace Aerius II du fabricant Klepper.
RTM Kayaks, ou Rotomod, est l’un des leaders français du kayak en polyéthylène. Ses embarcations sont réputées pour leur robustesse et leur accessibilité, notamment pour les débutants et le grand public. Le RTM Tempo, sit-on-top de 67cm de large, est un excellent kayak pour apprendre et pour chasser.
D'autres marques comme Galaxy Kayaks se sont spécialisées dans les kayaks de pêche. Mekong Packraft est une marque récente qui s’est spécialisée dans les packrafts, des kayaks ultra-légers et gonflables conçus pour les randonneurs et les aventuriers. Tahe Sport, anciennement Bic Sport, est un fabricant historique de kayaks en polyéthylène et en matériau composite. Ses modèles sont conçus pour la performance et la durabilité.
Le choix du bon modèle dépend des besoins spécifiques de chaque utilisateur, qu’il s’agisse d’un aventurier aguerri ou d’un amateur souhaitant profiter d’une sortie en toute sérénité. Certains modèles populaires comme l'Ocean Kayak Malibu sont souvent cités comme une solution sage si l'on veut profiter du "grand large" en étant autocertifié, à condition de prendre l'option des trappes pour la petite rando, ce qui n'épargnera pas l'usage de bidons étanches car le volume intérieur est faible.