Dans le tourbillon de l’adolescence, où chaque journée apporte son lot de découvertes et de défis, le sport est à la fois un exutoire et une formidable école de vie. À cette étape cruciale du développement, pratiquer une activité physique régulière n’est pas juste une manière de rester en forme. C’est une façon de développer son caractère, d’améliorer sa confiance en soi et de tisser des liens sociaux. Le sport pour ado, comme le sport pour enfant, est indispensable pour la santé et le bien-être des jeunes. En tant que parent, proche, coach ou intervenant·e, vous jouez un rôle clé dans cet accompagnement essentiel.
La nécessité de l'activité physique face à la sédentarité
Si le sport occupe déjà une place dans la vie de l’adolescent(e) à l’école, les activités sportives extra-scolaires restent primordiales. En effet, s’orienter vers un sport plaisir est le meilleur moyen de faire aimer l’activité physique à son ado. Et c’est en développant cet intérêt tôt que le sport pourra ensuite s’inscrire durablement dans son quotidien. Car ces dernières années, de plus en plus d’adolescents sont sédentaires.
L’Anses a d’ailleurs déjà sonné l’alarme en 2020 : ce serait 2 adolescents sur 3 ayant entre 11 et 17 ans qui présentent un risque sanitaire du fait de l’inactivité physique. Cette absence d’activité peut être en cause dans l’apparition de troubles du comportement alimentaire (comme la boulimie ou l’anorexie mentale), du surpoids et de l’obésité, ainsi que de problèmes de sommeil. La sédentarité est un mal du siècle, aussi bien pour les ados que pour les adultes. Cependant, phénomène inquiétant, elle survient de plus en plus chez les jeunes. Et ce n’est pas anodin ! Le fait d’être inactif physiquement est lié à une plus forte mortalité, à une hausse du risque de maladies cardiovasculaires ou encore de cancer. Avoir une pratique physique régulière, c’est donc lutter contre ces effets néfastes de l’inactivité, et par extension, prendre soin de sa santé.
Combattre le surpoids et l'obésité chez les jeunes
« 70% des adolescents obèses deviennent des adultes obèses », voici ce que signale une étude sur la sédentarité des enfants et ados. Pour combattre le surpoids et l’obésité, cela tient pourtant à peu de choses : la mise en place d’habitudes de vies saines. Alimentation équilibrée, sommeil suffisant et de qualité, et bien sûr, activité physique ! En effet, en bougeant, votre enfant va pouvoir rééquilibrer sa balance énergétique. S’il mange correctement, il va développer de la masse maigre (muscles) sans stocker de masse grasse. La pratique d’une activité sportive régulière va permettre à votre ado de développer ses capacités physiques. Agilité, vitesse, force, souplesse… Autant de qualités qui ne peuvent que lui servir dans la vie de tous les jours. Ce, aussi bien à son âge que lorsqu’il sera plus vieux ! En plus de représenter un atout physiquement, le fait d’améliorer sa condition physique est aussi un bon moyen de gagner en confiance en soi. Quoi de plus grisant que de se perfectionner dans un sport ? De constater qu’on devient plus habile et performant ? De quoi faire le plein d’assurance à un âge où celle-ci est particulièrement importante.
L’équilibre mental : au-delà de la performance physique
Il convient de rappeler que le sport a un impact très positif sur la santé mentale. Si c’est un fait à tout âge puisque le sport libère des hormones du bien-être et du bonheur, les ados en profitent tout spécifiquement. Présenté sous forme de jeu, l’activité sportive peut avoir une dimension ludique très stimulante et amusante. En particulier au début de l’adolescence, cet aspect du sport est un moteur de bien-être ! Plus tard, le fait de se dépasser et de se défouler va canaliser les émotions chez le jeune. Il apprendra ainsi à mieux gérer le stress, et pourra extérioriser son trop-plein d’énergie. Enfin, les activités collectives ou de duo vont aussi être bénéfiques sur le plan social. Elles permettent de créer du lien entre les ados, ce qui est indispensable à leur développement.
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Cependant, il est crucial de distinguer le stress de l'anxiété. Le stress est une réaction normale et temporaire de l’organisme face à une situation perçue comme exigeante ou menaçante (comme une compétition, un examen ou un changement d’équipe). L’anxiété, quant à elle, est une émotion liée à l’anticipation d’un danger futur, souvent imaginé ou exagéré. Elle active les mêmes réactions physiologiques que le stress (tension musculaire, rythme cardiaque accéléré, vigilance accrue), mais de façon plus persistante et envahissante, même en l’absence de menace réelle. Il est tout à fait normal de ressentir du stress avant une performance. Il peut améliorer la concentration, l’énergie et la motivation. Si un·e jeune perçoit que sa réussite sportive influence la fierté ou l’approbation de ses parents ou de son entourage, la pression peut vite monter. Même sans le vouloir, certaines attitudes (comme parler uniquement des performances ou investir beaucoup de temps et d’argent dans la carrière sportive de son enfant) peuvent faire naître chez lui ou elle un sentiment d’obligation de réussir. Dans un environnement où la compétition est forte, ne pas être sélectionné·e ou rater une épreuve importante peut devenir une vraie source d’angoisse.
Identifier les signes d'épuisement sportif
Le stress fonctionnel est une réponse naturelle et adaptative qui est bénéfique car il stimule la concentration et l’effort, améliorant ainsi la performance. Le stress dysfonctionnel, à l’inverse, survient lorsque l’athlète perçoit une situation comme une menace plutôt qu’un défi. L’anxiété devient alors paralysante. L’ado peut alors manifester un doute excessif, un évitement des compétitions ou des ruminations persistantes sur des erreurs commises dans le passé. L’ado auparavant passionné·e semble soudainement désengagé·e, exprime une lassitude ou n’éprouve plus de plaisir à s’entraîner. Un surentraînement, une pression constante ou un manque de récupération adéquate peuvent entraîner un épuisement physique et mental. Si le stress peut être un moteur de performance, un excès d’anxiété peut devenir paralysant. Si ces symptômes persistent, il est essentiel de prendre la situation au sérieux et d’offrir un accompagnement adapté. Surveiller ne veut pas dire contrôler. Si vous remarquez des signes qui vous inquiètent, partagez-lui simplement ce que vous observez, de manière factuelle, et exprimez votre préoccupation avec bienveillance.
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