L'univers de la course au large est jalonné de défis titanesques, où l'innovation technologique se conjugue à la résilience humaine. L'Arkea Ultim Challenge, une épreuve inaugurale de tour du monde à la voile en solitaire sur multicoques, s'inscrit résolument dans cette tradition, offrant un spectacle de performance et d'endurance. Parmi les six géants des mers qui ont pris le départ de cette compétition inédite, le trimaran mayennais Actual, avec à sa barre le Costarmoricain Anthony Marchand, s'est lancé dans cette épopée planétaire, marquant un chapitre significatif dans l'histoire des Ultimes.
L'Arkea Ultim Challenge : Une Course Révolutionnaire pour des Géants des Mers
La première édition de l'Arkea Ultim Challenge, un événement maritime longtemps attendu, s'est élancée de Brest ce dimanche 7 janvier. Ce tour du monde à la voile est exclusivement réservé aux Ultimes, ces trimarans géants qui sont de véritables prouesses d'ingénierie navale, mesurant 32 mètres de long et 23 mètres de large. L'idée d'une telle course était dans les cartons depuis de nombreuses années, et sa concrétisation représente une grande première dans le monde de la voile océanique, un challenge qui n'avait "jamais existé" sous cette forme.
Le parcours, d'une durée estimée entre 40 et 50 jours pour les concurrents les plus rapides, est jalonné par le franchissement des trois caps mythiques : Bonne Espérance en Afrique du Sud, Leeuwin en Australie et Horn au large du Chili. Ces points de passage emblématiques sont des symboles des conditions extrêmes que les marins et leurs machines doivent affronter. Le départ de cette course historique a été donné à 13h30 au large de Brest, marquant le début d'une aventure suivie avec passion par un public toujours plus vaste. Les multicoques, qui passionnent depuis de nombreuses décennies, ont entamé une révolution majeure que le visionnaire Éric Tabarly avait imaginée au cœur des années 70. Les architectes, les bureaux d'études, les marins et leurs armateurs commettent des prodiges à lancer ces machines à près de 50 nœuds en mode vol, repoussant sans cesse les limites de ce qui est techniquement possible en haute mer.
Anthony Marchand : Le Défi d'une Vie en Solitaire
À 38 ans, le skipper d'Actual, Anthony Marchand, originaire de Saint-Brieuc, se mesure à ce qui est bien plus qu'une simple course : une véritable aventure humaine et sportive. Le marin ne cache pas son impatience de larguer les amarres : "Je commence à avoir hâte de partir après avoir remis en route le bateau et avoir fait les réparations suite à la Transat Jacques Vabre. On commence à étudier la météo pour les premiers jours de course. L'envie sportive arrive pour être à 100% le jour du départ."
Ce tour du monde en solitaire représente un défi personnel immense pour Anthony Marchand. "Je n'ai jamais passé encore une cinquantaine de jours en solitaire en mer donc pour moi, c'est une grosse découverte," confie-t-il, soulignant le caractère inédit de l'épreuve. "Cette course, c'est tout nouveau, cela n'a jamais existé. C'est une grande première et je suis fier d'y participer." Cette fierté est d'autant plus grande que Marchand a commencé la voile alors qu'il n'avait que huit ans, forgeant ainsi une passion qui le mène aujourd'hui aux plus hautes sphères de la course au large.
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Malgré la solitude inhérente à cette épreuve d'endurance, Anthony Marchand insiste sur la dimension collective et humaine de son projet. "C'est une aventure et même si c'est du solitaire, c'est avant tout une aventure humaine que je partage avec toute mon équipe," explique-t-il. Il témoigne d'une "belle effervescence autour du bateau et qui va durer tout au long de la course." Pour lui, le trimaran n'est pas qu'une simple machine individuelle : "Ce n'est pas que mon bateau, c'est le bateau de toute une équipe et d'un sponsor," une reconnaissance de l'effort collectif derrière chaque performance.
Le Trimaran Actual Ultim 3 : Le Navire d'Anthony Marchand
Le trimaran Actual Ultim 3, piloté par Anthony Marchand pour l'Arkea Ultim Challenge, est un bateau dont la construction remonte à 2015. Ce monstre de technologie a déjà marqué l'histoire de la course au large en détenant le record du monde en solitaire, une performance établie par François Gabart en 2017 alors qu'il était connu sous le nom de Macif. C'est ce trimaran géant qui arbore les couleurs du groupe Actual depuis 2020, symbolisant un engagement fort et durable dans la voile de compétition.
Avant de prendre le départ de cette circumnavigation, le bateau a subi d'importantes préparations et réparations. Après la Transat Jacques Vabre, il a été "remis en route" et des réparations ont été effectuées, assurant sa fiabilité pour le long périple qui l'attendait. La complexité de ces machines exige une maintenance constante et une expertise technique de pointe, faisant de chaque départ une victoire en soi sur les défis mécaniques.
L'Héritage d'Actual dans la Course au Large : L'Épopée de l'Ancien Actual Leader
Le groupe Actual a construit sa réputation dans la course au large non seulement avec l'Actual Ultim 3, mais aussi à travers l'engagement passé avec un autre maxi-trimaran emblématique, l'ancien Actual Leader. Ce dernier a une histoire riche et mouvementée, ayant été successivement skippé par des légendes de la voile telles qu'Olivier de Kersauson, Thomas Coville et Yves Le Blevec.
L'origine de cet ancien "Actual Leader" remonte au célèbre Geronimo, l'ancien trimaran d'Olivier de Kersauson. Après l'échec du rachat de Groupama 3, Thomas Coville avait opté pour l'acquisition de Geronimo, qui était alors stocké à Brest depuis six ans. D'importants chantiers de transformation ont été réalisés pour moderniser et adapter ce bateau aux nouvelles exigences de la course au large. Seuls les bras et les trois quarts arrières des flotteurs de Geronimo ont été conservés, tandis que six mois de chantier ont été nécessaires pour reconstruire un flotteur et l'étrave de la coque centrale, sous la supervision du chantier Gepeto. Le cockpit a été entièrement modifié pour le rendre plus fonctionnel et offrir une meilleure protection à l'équipage, et un programme informatique sophistiqué a été intégré pour gérer les priorités des alarmes, un détail crucial pour la sécurité et la performance.
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Sous les couleurs de Sodebo Ultim', ce trimaran a connu de nombreuses campagnes de course et d'optimisation. En guise de préparation, fin juillet/début août, il a effectué un aller en équipage vers le Brésil et un retour vers la France en double avec Jean Luc Nélias. Aussitôt de retour à la Trinité, le bateau a été convoyé à Vannes et mis au sec pour trois semaines d'optimisation, incluant un retour aux foils en C sur les deux flotteurs, agrémentés de "winglets classiques". Grand favori au départ de la Jacques Vabre 2015, il a finalement terminé 2ème, sept heures derrière Macif, après avoir mené la moitié de la course.
Il est resté quinze jours au Brésil pour des relations publiques, puis est rentré en France en équipage, direction son port d'attache de la Trinité sur Mer, où quelques sorties pour des relations publiques et des tests du foils en L sur un flotteur ont eu lieu jusqu'à mi-décembre. Le 10 mars, le bateau a montré le bout de ses flotteurs, désormais doté de deux foils en "L", identiques à celui testé la saison précédente. Après deux transatlantiques et une multitude de sorties de relations publiques au large de la Trinité, début juillet, le trimaran a rejoint Lorient où il a été sorti de l'eau le 12 et est rentré chez Océan Développement pour son chantier d'avant tentative de Tour du Monde. Le 5 septembre, le trimaran a été remis à l'eau. Les safrans sont devenus classiques, sans plus de T inversés, et le cockpit a reçu une armature tubulaire pour être fermé. Le soir même, le trimaran a regagné son port de La Trinité sur Mer.
Le 6 février, le bateau a été sorti de l'eau à Lorient et rangé au chantier Océan Développement pour une remise à neuf avant la nouvelle saison. Sodebo a annoncé la construction d'un nouveau trimaran dont la mise à l'eau était programmée pour fin 2018, entraînant la mise en vente de Sodebo Ultim'. Sodebo sortait régulièrement en entraînement au large de Quiberon afin de préparer le bateau et l'équipage à The Bridge. Vincent Riou a intégré l'équipage et a signé un engagement, valable jusqu'à fin décembre 2017, pour racheter le bateau après 2018. Sur The Bridge, Sodebo Ultim' n'est pas parvenu à lutter avec IDEC et Macif et a terminé troisième. Au retour, Thomas Coville s'est élancé en solitaire pour une tentative sur la traversée de l'Atlantique Nord, record qu'il a pulvérisé, avec une arrivée triomphale à la Trinité sur Mer. La semaine suivante, Sodebo Ultim' a été livré au chantier Multiplast pour une révision complète. Aussitôt remis à l'eau à la fin de l'été, Thomas Coville et son équipe ont entamé la préparation pour la Jacques Vabre, ainsi que quelques relations publiques. Après 14 jours de convoyage, Thomas Coville et son équipage ont débarqué à la Trinité sur Mer depuis Bahia. Le 11 avril a marqué le début du convoyage vers Nice. Début juillet, le trimaran est rentré en chantier chez Multiplast, remis à l'eau début août pour participer au Trophée des Multicoques. Le convoyage vers Saint-Malo fin octobre a été retransmis à plusieurs reprises en direct sur RTL.
Dès le départ de la Route du Rhum, le trimaran n'a pu rivaliser avec les nouveaux Ultimes et s'est même fait dépasser par IDEC Sport à Fréhel. Deux jours après le départ, Thomas Coville a été obligé de mettre le cap sur La Corogne après qu'une grosse fissure sur le carénage du bras avant tribord ait été constatée. Il a fallu attendre le dimanche suivant pour le voir reprendre la mer après que l'équipe Sodebo ait réparé le bras. Le convoyage retour a été beaucoup plus rapide, puisqu'en six jours et demi, le trimaran était à Lorient le 30 novembre. Le 4 décembre, le trimaran est rentré dans le chantier Océan Développement à Lorient. Dans un épisode de la websérie sur le chantier d'optimisation du trimaran, lors du passage de Sodebo à Actual, il est révélé qu'un très gros chantier a été mené par le team sur le bras avant suite à la casse sur la Route du Rhum. Le 13 mai, Actual Leader a été mis à l'eau à Lorient, participant dans la foulée au Tour de Belle-Île. Après la Fastnet Race, de fin août jusqu'au 15 septembre, le trimaran a été en chantier à flots pour le changement de l'intégralité du système de production et de stockage de l'électricité à bord, une révision générale et l'installation de nouvelles voiles. Le 5 novembre, il a pris le départ de Brest Atlantiques qu'il a terminé à la 3ème place, après avoir été le seul à effectuer la course sans escale et en ayant parcouru le moins de milles.
Le 9 décembre, il était à Lorient pour rentrer en chantier. Le 16 décembre, le bateau a été démâté à Lorient La Base, mais le trimaran a rejoint, sans son mât, son port d'attache de La Trinité sur Mer, faute de chantier disponible à Lorient. Après un chantier à flot, puis un passage au sec à Lorient, le trimaran a rejoint son ponton de la Trinité sur Mer en juin. Le 24 août, le Team a annoncé mettre en vente le trimaran suite au rachat de M100 (l'actuel Actual Ultim 3). Actual Leader a annoncé la vente de son trimaran, sans annoncer l'acheteur. Le trimaran était toujours à Lorient au sec en ce début novembre, alors qu'Arthur Le Vaillant aurait pu en prendre les commandes pour la Route du Rhum. Le 20 janvier, le trimaran était toujours à Lorient au sec. Dans une interview, Alexia Barrier a déclaré ne pas être intéressée par ce trimaran, le jugeant "trop cher en exploitation au quotidien" dans le cadre de son projet de tentative sur le Trophée Jules Verne par un équipage féminin, bien qu'elle aurait pu être intéressée si on le lui prêtait pour la phase d'apprentissage des multicoques. Le maxi-trimaran Actual Leader (ex-Sodebo Ultim) a fait partie des quatre Ultim à s'aligner sur la ligne de départ de la Rolex Fastnet. Pour cette course de 605 milles entre Cowes et Plymouth, son skipper Yves Le Blevec était notamment accompagné d'Alex Pella, qui le seconderait sur la nouvelle course réservée aux Ultim, Brest Atlantiques, dont le départ était donné le 3 novembre. Pour la Brest Atlantiques, le maxi-trimaran Actual Leader a été mené en double par Yves Le Blevec et Alex Pella. Il fallait trouver quelqu'un qui dispose à la fois d'une solide expérience à bord des grands multicoques et qui s'intègre parfaitement à l'équipe. Alex Pella, avec un cursus très riche en course au large, remplissait ces critères.
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Finalement, l'ancien trimaran géant Actual Leader a changé de mains. Il a été racheté par Brest Ultim Sailing (BUS), une société dirigée par Emmanuel Bachellerie, qui avait notamment organisé la course Brest Atlantiques. L'accord de principe fut scellé fin 2020 et les financements étant réunis, l'accord définitif a été signé le jeudi 25 mars 2021. BUS proposera, par ailleurs, aux futurs exploitants s'ils le désiraient, l'ensemble des dispositifs techniques, sportifs et de médiatisation afin que le projet soit tendu vers une utilisation maximisée. Emmanuel Bachellerie, Directeur général de BUS, a souligné que "la course au large est technologique mais, aussi, profondément humaine. Elle est de performance mais, aussi, d’aventures. Elle est tournée vers demain mais aujourd’hui, comme hier, avant de gagner une course, il faut pouvoir la finir comme ne cessent de le répéter les marins aux palmarès les plus étoffés ; de Michel Desjoyeaux jusqu’à Loïck Peyron en passant par Jean Le Cam."
Après cette acquisition, les opérations de réarmement ont débuté à Lorient à terre le 9 juin. Le bateau, alors potentiellement nommé Mieux, a été remis à l'eau le lundi 4 juillet au matin à Lorient, puis mâté. Le 8 juillet, il a effectué sa première sortie sous voiles en baie de Quiberon. Les sorties à la demi-journée se sont poursuivies jusqu'à la mi-août, le plus souvent en baie de Quiberon. Les sorties à la journée au large de la Bretagne se sont enchaînées en septembre et octobre. Le bateau a continué son errance entre les différents ports (La Trinité, Lorient, Port La Forêt, Concarneau). Le 9 octobre, le trimaran est monté jusqu'à Saint-Malo, simulant visiblement un départ depuis la ligne de la Route du Rhum avant de revenir à Concarneau. Le 28, Eric Péron, skipper de l'Océan Fifty Komilfo, a annoncé qu'il avait loué le trimaran pour l'Arkéa Ultim' Challenge Brest. Le 13 décembre, le bateau a été mis au sec à Lorient sur l'anneau. Le 1er juin, Eric Péron, repartant sur son Océan Fifty, a confirmé qu'il était toujours à la recherche de partenaires pour l'ARKEA Ultim' Challenge Brest.
Le 17 novembre, le trimaran a effectué sa qualification pour l'ARKEA Ultim' Challenge, avec un passage dans le fond du Golfe de Gascogne, avant une navigation vers l'Ouest et un retour sur Brest le 24 novembre au matin. Le 5 décembre, une sortie au large de Brest a été réalisée pour faire des images et sans doute s'entraîner. Le 24, une avarie de barre a contraint le trimaran à se diriger vers Cape Town, qu'il a rejoint le 27 en fin d'après-midi. Le 28 à 18h57, il a été de nouveau en course, après la réparation de son secteur de barre, de l'écoute de grand-voile, de l'hydrogénérateur et de tout un tas d'autres petits problèmes. Les 10 et 11 avril, des sorties partenaires ont été effectuées en rade de Brest. Le 28 avril, après une dernière sortie partenaire en rade de Brest, le trimaran a été convoyé à Lorient. Le 29, il a commencé à être désarmé. Le 8 septembre, il était toujours au sec à Lorient.
Le 26 juin en fin d'après-midi, le trimaran a été mis à l'eau et convoyé à la Base. Le 2 juillet, un Tour de Groix a été effectué avec près de 35 nœuds en pointes. Le 9 juillet, le trimaran a quitté son ponton de Lorient La Base avec à son bord Guirec Soudé, Bertrand Delesne et un Youtubeur pour une traversée de l'Atlantique en direction de la Martinique. Le 12 en fin de matinée, le trimaran est passé au large de Madère à plus de 21 nœuds. Le 13 juillet, il a mis le cap à l'Ouest au Nord des Canaries. Un peu plus de onze jours plus tard, le trimaran est arrivé en Martinique. Après 30 heures d'escale et quelques travaux notamment sur les voiles d'avant datant de Sodebo, le trimaran a quitté Le Marin et a pris la direction plein Nord avec un équipage composé d'une partie de l'équipe technique et de Jean Baptiste Le Vaillant. Le 25 juillet, il se trouvait dans l'Est des Bermudes à vitesse réduite. Le 29 juillet, il se trouvait entre St Pierre et Miquelon et les Açores. Le 5 août, les voiles ont été retirées. Le 6 août, le bateau a été démâté. Le chantier s'est fait à flots pour la plateforme. Le 13 août, chaque jour l'équipe technique travaillait sur le trimaran. Le 23 août, le chantier se poursuivait. Le 9 septembre 2025, l'équipe travaillait sans relâche sur le trimaran toujours à flots et sans mât.
Le 12 septembre, le trimaran a retrouvé son mât, remis à neuf. La mise en place des nouvelles voiles et la direction du ponton de la découverte pour la durée du Défi Azimut ont suivi. Le 18 septembre, une première sortie devant Groix, post-chantier, a eu lieu. Le 19 septembre, une sortie Team Building a visiblement été organisée. Le 22 septembre, une sortie d'entraînement au large de Groix a été effectuée. Le 1er octobre, une sortie au large de Groix a eu lieu. Le 2 octobre, après quelques allers/retours au Sud de Groix, il est parti au large de la pointe Bretonne à hautes vitesses (plus de 28 nœuds), direction le large. De retour au port le lendemain en milieu de matinée, avec un skipper heureux de son bateau, des pointes à 35 nœuds, du près, du vent fort. Le nouveau jeu de voiles était en cours de finition chez Incidences. Le 8 octobre, il a quitté Lorient en milieu d'après-midi direction le Sud-Ouest pour une sortie "performance", avec à bord deux membres de l'équipe et Jean Baptiste Le Vaillant, toujours avec l'ancienne grand-voile. Des tests des systèmes étaient au programme. Le 12 en toute fin d'après-midi, il a quitté Lorient en équipage, dont Jean Baptiste Vaillant en direction de la Grande-Bretagne. Le 13 au matin, le contournement de la pointe Bretagne a été effectué, direction le terroir du skipper dans les Côtes d'Armor, où le bateau a effectué un passage au plus près de la côte, avant de reprendre sa route pour traverser la Manche. Le 16 octobre, l'ensemble des voiles ont été retirées du trimaran, le 17, les nouvelles voiles signées Incidence ont été mises en place. Le 28 octobre, la mise en place du J0 a eu lieu. Le 29 octobre, la première sortie au large de Groix, avec les nouvelles voiles, a été réalisée. Le 3 novembre, un grand tour de Groix. Le 4 novembre, une sortie à la demi-journée vers les Glénan. Le 12 novembre, une sortie tonique autour de Groix a atteint 33-34 nœuds, avec des pointes à 38. Le 20 novembre 2025, une sortie au large de la Bretagne était en cours, potentiellement la dernière avant le début du stand-by. Le 27 novembre, un tour de Belle-Île a été effectué. Le 3 décembre, une sortie dans les coureaux de Groix a duré une bonne partie de la journée, à faible allure. Le 11 décembre, une grande boucle au Sud-Ouest de Groix a été réalisée. Le 20 décembre en fin d'après-midi, le Code Orange a été déclenché. Le 21 en fin d'après-midi, l'équipe travaillait sur le bateau, la préparation se poursuivant lundi matin.
Le 2 janvier à 3h49min et 31sec, lors d'une tentative de record sur ce trimaran emblématique, il a passé l'équateur après 9 jours 16 heures 13 minutes et 5 secondes depuis le départ, réalisant alors une avance sur un record existant de 4 jours 22 heures 50 minutes et 31 secondes. Plus tard, le 1er mars 2026, un impact avec un filet et sans doute des flotteurs a endommagé le safran tribord à 1400 milles du cap de Bonne Espérance sur l'océan Indien. Ces incidents soulignent la fragilité de ces machines face aux aléas marins. Le 28 mars 2026, peu avant 10 heures du matin, c'est le trimaran MACSF, dans une autre course significative, qui a passé la ligne au large de Ouessant, établissant un nouveau record sur le tour du Monde à l'envers, en solitaire, sans escale et sans assistance, en 94 jours 21 heures et 58 minutes. Ces performances illustrent la quête incessante de records et d'innovation dans la course au large. Début avril, le trimaran, après ses exploits ou ses péripéties, a été convoyé jusqu'au port du Tréguier dans les Côtes d'Armor, où il a reçu une grande fête locale et un accueil bien plus conséquent qu'à Brest, témoignant de l'engouement populaire. Le 10 avril, une vidéo publiée sur les réseaux a présenté un bilan après deux jours d'investigations et de contrôle, confirmant un trimaran en très bonnes conditions malgré les incidents. Il a été noté que le crash box du foils tribord était à refaire, et que pour le safran, c'était celui à plans porteurs qui était en place, indiquant les réparations et optimisations continues. Le 29 avril, il était toujours au port du Tréguier. Le 30, il a quitté Tréguier, visiblement pour des relations publiques devant Port Blanc, avant d'être mouillé devant cette même localité. Le 3 mai, au lever du jour, il a quitté les Côtes d'Armor en direction de Lorient. Le 27 mai, toujours amarré au ponton des grands yachts, l'entretien se poursuivait et une sortie de relations publiques a été organisée à la mi-journée entre Groix et le continent. Une fois il était toujours absent et sur l'anneau, où l'équipe semblait avoir un container à côté d'Armand Thiery, des détails qui peignent le quotidien de ces infrastructures de maintenance.
Les Défis en Mer d'Anthony Marchand sur l'Arkea Ultim Challenge
L'Arkea Ultim Challenge, en tant que course de tour du monde en solitaire, soumet les skippers et leurs machines à des épreuves extrêmes, et le parcours d'Anthony Marchand n'a pas fait exception. Après plus d'un mois de course, Anthony Marchand sur Actual 3 a été contraint de s'arrêter une deuxième fois. Après une première escale technique effectuée au Cap en Afrique du Sud, le skipper breton a dû faire un nouvel arrêt à Dunedin en Nouvelle-Zélande. Ces arrêts sont des réalités inhérentes aux défis posés par un tour du monde en solitaire sur ces machines ultra-performantes mais aussi exigeantes et parfois fragiles face aux rigueurs de l'océan. Chaque escale technique est une opportunité de réparer, d'optimiser et de se préparer pour la suite d'une aventure qui ne pardonne aucune faiblesse.