Le monde du spectacle regorge de talents variés, où les artistes déploient souvent des compétences insoupçonnées bien au-delà de leur métier principal. Il n'est pas rare de découvrir que des acteurs renommés excellent également dans des disciplines telles que la danse ou la natation, des pratiques qui, bien que différentes en apparence, requièrent une discipline, une expressivité et une maîtrise du corps qui peuvent grandement enrichir leur présence scénique. Cet article explore les parcours de personnalités qui ont su marier ces univers, illustrant comment ces aptitudes spécifiques peuvent influencer et transformer une carrière d'acteur.
Ian Ziering, de Beverly Hills aux Parquets de "Danse avec les stars" : Un Parcours de Persévérance
L'une des figures emblématiques dont la polyvalence est mise en lumière est celle de Ian Ziering. Ian Ziering est la nouvelle personnalité annoncée pour le casting 2026 de Danse avec les Stars. La production de Danse avec les Stars vient d’annoncer une surprise de taille pour sa prochaine saison. L’acteur Ian Ziering, mondialement connu pour son rôle dans la série culte Beverly Hills, 90210, rejoint le casting de la version française du célèbre concours de danse. C’est le 23 janvier dernier que TF1 a donné le coup d’envoi de la quinzième saison de Danse avec les stars. La chaîne TF1 lancera, vendredi 23 janvier 2026, sa nouvelle saison de « Danse avec les stars », avec notamment Ian Ziering, célèbre pour son rôle dans « Beverly Hills 90210 ». Ce n'est pas la première fois que l'acteur se mesure à un tel défi chorégraphique. Celui qui a été candidat à Dancing with the stars aux États-Unis en 2007 avait tenu jusqu’à la neuvième semaine, montrant déjà à l’époque son aisance sur un parquet de danse.
Sa participation à l'édition américaine en 2007 est un souvenir marquant pour lui. Même s’il avait fini à la quatrième place, il garde un souvenir ému du jour où il avait obtenu un score parfait sur un jive. « J’avais travaillé vraiment dur sur cette danse. Après la pause publicitaire, mon père, qui est décédé l’année suivante, s’était levé et avait clamé : "C’est mon fils !", en pointant sa canne vers moi. » Cette anecdote témoigne de l'intensité de son engagement et de l'impact émotionnel que ces performances peuvent avoir.
Ian Ziering a partagé ses motivations pour cette nouvelle aventure. « Je ne pouvais pas dire non à ce challenge qui s’est présenté à moi », a expliqué Ian Ziering à Télé 7 jours. Quand cette opportunité s’est présentée, il s’est dit que c’était un défi incroyable. Ses motivations vont au-delà de la simple danse. Il a précisé : « Pas seulement pour rafraîchir mes talents de danseur, mais aussi pour apprendre un peu le français. » Il a même évoqué ses souvenirs de jeunesse : « J’ai suivi des cours de français en cinquième, et je n’étais pas très bon (rires). Tout ce dont je me souviens, c’est "Monsieur Z, fermez la bouche !" (rires), "Je m’appelle Ian", "où est la toilette", "merci beaucoup"… » En tout cas, il voit cela comme un moyen de se mettre au défi, de faire quelque chose de différent. Pour lui, c’est gagnant-gagnant.
Malgré son expérience passée, l'acteur fait preuve d'humilité quant à ses capacités actuelles. « Je n’ai pas pratiqué de danse de salon depuis 18 ans ! » a-t-il confessé. Il n'est pas pour autant découragé. « Je ne pense pas avoir un avantage sur les autres, sauf peut-être que je sais que ça va représenter beaucoup de travail, 4 à 6 heures par jour pour apprendre une chorégraphie. » Il insiste sur le rôle primordial des professionnels : « Les vraies stars du show, ce sont les danseurs et danseuses professionnels qui ont fait ça toute leur vie. » Se considérant comme un « Débutant ! », il admet : « Je ne me rappelle plus du tout des danses de salon. » Néanmoins, Ian Ziering possède des qualités essentielles pour ce type de compétition. Il déclare être « persévérant. J’ai la niaque, je veux bien faire, et je suis prêt à tout donner pour aller chercher le succès. »
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Sur le plan de la compétition, les débuts sont toujours scrutés avec attention. Au terme des deux premiers primes, Ian Ziering et sa partenaire Denitsa Ikonomova se sont, eux, hissés à la neuvième place du classement. D'autres participants ont également marqué les esprits, puisque Juju Fitcats et Jordan Mouillerac figurent en tête, suivis de Marcus et Marie Denigot, puis de Samuel Bambi et Ana Riera.
L'acteur Ian Ziering, connu pour son rôle de Steve Sanders dans la série américaine des années 1990 Beverly Hills, n’en est pas à son premier parquet. De quoi faire de lui un des favoris de cette année. Dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, Ian Ziering s’est adressé directement au public français en déclarant combien il était enthousiaste à l’idée de se lancer dans cette aventure. Il a expliqué qu’il voulait relever ce challenge depuis longtemps. Sa participation à la version française représente une évolution logique de ses expériences passées. Cela va sans doute lui donner un gros avantage.
Ian Andrew Ziering est né le 30 mars 1964 à Newark, dans le New Jersey, aux États-Unis. Passionné par le monde du divertissement dès son plus jeune âge. Il a commencé sa carrière dans la publicité et les médias à seulement douze ans. Tournant dans des publicités pour la télévision et la radio avant de faire ses débuts à l’écran dans le film Endless Love en 1981. Après des études à la William Paterson University, dont il est diplômé en 1988, Ian Ziering multiplie les petits rôles à la télévision, apparaissant notamment dans le feuilleton Guiding Light. Ces premières années d’apprentissage à l’écran posent les bases d’une carrière qui va rapidement prendre de l’ampleur.
Le tournant de sa carrière arrive en 1990, lorsque Ian Ziering est choisi pour incarner Steve Sanders dans Beverly Hills, 90210, la série qui devient un phénomène mondial. Il tient ce rôle pendant dix saisons, de 1990 à 2000, apparaissant dans tous les épisodes de la série. Son personnage, souvent considéré comme l’un des piliers de la série, contribue à faire de lui une figure emblématique des années 90 à la télévision. Après la fin de Beverly Hills, 90210, il continue à travailler à la télévision et au cinéma. Explorant différents genres, de la comédie au drame, ainsi que le doublage de personnages animés, témoignant de sa polyvalence d’acteur. Après sa décennie dans Beverly Hills, 90210, Ian Ziering poursuit une carrière active dans l’industrie audiovisuelle. Il prête sa voix à des productions animées telles que Biker Mice from Mars et Spider-Man: The New Animated Series, explorant ainsi un autre volet du métier d’acteur. L’un des retours les plus marquants de sa carrière survient avec la saga Sharknado à partir de 2013.
Au-delà de l'aspect professionnel, Ian Ziering exprime également une préoccupation personnelle majeure. « Je pense que ça sera d’être loin de mes filles. Ça sera très dur. J’ai deux filles de 12 et 14 ans, et être père est mon boulot préféré. Être aussi loin d’elles, avec un décalage horaire de neuf heures, ne me donne pas beaucoup d’occasions de leur parler, savoir comment s’est passée leur journée… Ça me remue déjà beaucoup. » Sur le plan personnel, Ian Ziering a été marié à Nikki Schieler à la fin des années 90, avant de divorcer en 2002. Il a ensuite épousé Erin Ludwig en 2010, avec qui il a eu deux filles, Mia Loren et Penna Mae, nées respectivement en 2011 et 2013. Malgré son emploi du temps chargé, Ziering accorde une grande importance à sa vie de famille. Lors d’un événement caritatif à Los Angeles, il a évoqué combien il était important pour lui d’enseigner à ses filles des valeurs telles que la compassion et l’engagement envers les autres.
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Il a également été interrogé sur les talents de danseurs parmi ses anciens collègues de Beverly Hills. On a également demandé à Ian Ziering quel acteur ou actrice de Beverly Hills est, selon lui, le meilleur danseur. Sans hésiter, le comédien a répondu qu’il s’agissait « de loin » de… Brian Austin Green ! « Je l’ai vu danser plusieurs fois, et il sait ce qu’il fait ! » a-t-il précisé. Ce dernier, qui incarnait le sympathique David Silver dans la série culte des années 90, a également participé à la version américaine de Danse avec les stars, en 2021.
La participation de Ian Ziering s'inscrit dans une tradition d'acteurs américains à DALS en France. Après Pamela Anderson en 2018, Dita Von Teese en 2021 ou encore James Denton en 2024, c’est une nouvelle personnalité américaine qui a accepté de participer à Danse avec les stars. Avec son arrivée dans Danse avec les Stars 2026, Ian Ziering s’apprête à écrire un nouveau chapitre de sa carrière. Mêlant spectacle, discipline et challenge personnel. Pour beaucoup, cette participation représente non seulement une rencontre entre deux cultures télévisuelles. L’émission, qui débutera au début de l’année 2026, promet ainsi d’être l’une des saisons les plus attendues.
Maxime Taffanel, la Grâce Aquatique au Service du Théâtre : Du Nageur au Comédien
Le parcours de Maxime Taffanel offre une autre perspective fascinante sur la manière dont une discipline sportive de haut niveau peut enrichir une carrière artistique. Ex-nageur de haut niveau devenu comédien, Maxime Taffanel présentera sa pièce « Cent mètres papillon » au Quai le vendredi 7 et samedi 8 juin. Son histoire est celle d'une transition profonde, où l'eau, son premier amour, a cédé la place à la scène, tout en infusant son art de sensations et de mouvements uniques.
Maxime Taffanel a pratiqué la natation à haut niveau pendant toute sa scolarité. C’est son père qui l’a amené à l’eau vers 4-5 ans et qui lui a fait découvrir la sensation de glisse, le courant. Une relation particulière avec l'élément liquide s'est forgée dès le plus jeune âge. « Je dis souvent que ma première histoire d’amour a été avec l’eau. » Cette passion s'est traduite par un engagement total. Il a été en section sportive de la 6e à la terminale. Il nageait tous les jours, matin et soir. Au lycée, il nageait entre 12 et 14 km par jour. Il passait plus de temps à nager qu’à marcher. Le week-end il partait en compétition.
Les années de compétition ont été jalonnées de succès et de défis. « J’étais assez bon étant jeune, je nageais avec beaucoup d’insouciance. J’ai fait quelques podiums de championnats de France. » Cependant, l'exigence de la performance a fini par transformer son rapport au sport. « Il a fallu que je fasse de la musculation pour aller toujours plus vite, mon corps s’est transformé. » Progressivement, la pression a pris le dessus. La performance et la pression de résultats en compétition ont peu à peu pris le pas sur le plaisir.
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Cette pression a eu un impact psychologique profond sur le jeune athlète. Il s'est rendu compte que la compétition le rendait mutique. « Elle me faisait douter de moi-même. J’en venais à me demander, derrière le plot de départ, ce que je faisais là. » Les interrogations étaient nombreuses : « La peur de l’échec ? La peur du temps ? La perte du sens ? J’avais sur les épaules un poids qui était trop lourd à porter. »
Pourtant, l'art n'était jamais très loin, imprégnant son environnement familial. « Je suis issu d’une famille d’artistes: mes parents sont chorégraphes. Depuis tout petit j’ai été baigné dans cette ambiance de spectacles, de danses, de théâtre. » Cette immersion a influencé sa perception de la natation elle-même. « Cela explique sans doute pourquoi j’ai toujours abordé la natation comme une danse, en accordant beaucoup d’importance à la glisse, à la fluidité et à la beauté du geste. »
La transition vers le théâtre s'est faite naturellement. Son père l'aidait à travailler des textes de théâtres pour ses cours de français. Et puis au fur et à mesure, il a commencé à travailler des textes tout seul. Il a pris quelques cours de théâtre entre ses entraînements. Son parcours académique le mène ensuite à des institutions prestigieuses. Il est passé par deux écoles de théâtres: d’abord l’ENSAD (Ecole nationale supérieure d’art dramatique) à Montpellier, puis la Comédie française en tant qu’élève comédien. C'est là qu'il a rencontré Nelly Pulicani, la metteure en scène de « Cent mètres papillon » et avec qui il a participé à créer le Collectif Colette.
Le théâtre est devenu un exutoire et un moyen de retrouver des sensations perdues. Interrogé sur le mutisme engendré par la compétition, il confirme : « En quelque sorte oui. En m’éloignant des bassins, et en intégrant l’ENSAD, j’ai découvert des textes, des auteurs. Sur scène, je me suis mis à rêver et à retrouver des sensations passées, ces sensations qui me faisaient me sentir grand dans l’eau. »
Son expérience de nageur de haut niveau nourrit profondément le texte de son spectacle. Le spectacle est en grande partie inspiré de ce qu’il a vécu : l’apprentissage de la « culbute », la découverte de la glisse, le rapport avec l’eau, l’entraînement et ses violences, la compétition et l’étrangeté de ses rituels, les courses, la joie des victoires, la tristesse des défaites, les remises en question. Utiliser un autre prénom lui a permis de prendre un peu de distance avec son histoire personnelle et d’imaginer d’autres choses. C’est le premier spectacle qu’il écrit et ce n’était pas évident de parler du renoncement à sa passion. Il y avait une dimension thérapeutique dans l’écriture.
La scène devient pour lui un nouveau bassin où il déploie son énergie. Comme il est seul sur scène, il faut qu’il occupe l’espace. C’est pourquoi il bouge et il danse beaucoup dans le spectacle. Il se donne à fond, comme il le faisait dans l’eau lors d’une course. À la fin du spectacle, il est rincé. Maxime Taffanel espère que son message résonne universellement : « Je crois, en tout cas j’espère, qu’il parle à tout le monde, et pas seulement aux nageu(ses)rs ou aux sporti(ves)fs en général. » Son récit souligne comment la rigueur et la grâce d'une discipline physique peuvent être transformées en une forme d'expression artistique émouvante et profonde.