L'Acquisition d'un Voilier d'Occasion : Enjeux, Conseils et Tour d'Horizon des Modèles Intemporels, à l'Exemple du Flot 32

L'attrait pour l'achat d'un voilier d'occasion, comme un Flot 32, est souvent motivé par la passion de la mer et le désir de naviguer, qu'il s'agisse de courtes sorties, de croisières prolongées ou même d'un projet de vie à bord. Cependant, se lancer dans l'acquisition d'un tel bien représente une démarche qui nécessite réflexion, préparation et une connaissance approfondie du marché, des modèles disponibles et des réalités financières. Un budget compris entre 150 000 et 200 000€ est souvent envisagé, bien qu'il soit tout à fait possible de trouver une bonne affaire pour un montant moins important. La question de l'âge du bateau, comme celle de savoir si un voilier de l'an 2000 est un bateau rincé, est également centrale. La réponse est nuancée : s'il est bien entretenu, un tel voilier peut se révéler une excellente opportunité.

L'expérience montre que sans rien connaître, se lancer dans l'achat d'un voilier, surtout s'il est ancien, peut rapidement devenir un gouffre financier. Il est donc primordial de bien se former, de louer différents modèles pour se faire la main, et surtout, de vérifier l’entretien et les factures avant d’acheter. Cette prudence est d'autant plus importante que, pour reprendre une observation courante, il y a souvent "mieux mais c'est plus cher", et que le coût de l'électronique, par exemple, peut représenter une part significative du budget. Des ressources existent pour accompagner les acquéreurs, comme un article disponible sur le thème "Comment acheter un bateau d'occasion" qui peut fournir des pistes précieuses.

Les Précautions Indispensables pour l'Achat d'un Voilier Ancien

L'acquisition d'un voilier d'occasion, en particulier un modèle comme le Flot 32 qui peut avoir un certain âge, soulève des questions fondamentales. La première est celle de l'état général du bateau. Un voilier de l'an 2000 est-il un bateau rincé ? La sagesse populaire et l'expérience des marins confirment qu'un bateau de cette époque peut tout à fait se révéler une bonne affaire s'il est bien entretenu. L'inscription de certains membres à des forums spécialisés, avec des messages récurrents sur ces sujets, témoigne de l'importance de ces interrogations.

L'électronique, par exemple, peut être un poste de dépense imprévu et considérable. Sans une connaissance approfondie de ces systèmes, se lancer dans l'achat d'un voilier sans une vérification minutieuse peut entraîner des déceptions. Comme le soulignent des navigateurs expérimentés, acheter un vieux voilier sans expérience, c’est vite le gouffre financier. Il est préférable de se former, de louer différents modèles pour se familiariser avec la navigation et les particularités de chaque type de bateau avant de s'engager. La vérification de l’entretien et des factures est une étape non négociable, garantissant la transparence sur l'historique du navire et les travaux déjà effectués. Cette démarche est cruciale pour anticiper les éventuels frais futurs et s'assurer de la viabilité à long terme de l'investissement. Les archives de "Voile Magazine", qui publie des essais de bateau d'occasion presque tous les mois, représentent une source d'information précieuse pour les futurs acheteurs. Ces essais se sont souvent penchés sur une vingtaine de bateaux intemporels, des "chouchous" qui peuvent inspirer et guider le choix.

Panorama des Voiliers d'Occasion Intemporels : Caractéristiques et Retours d'Expérience

Au-delà de la recherche spécifique d'un Flot 32, le marché de l'occasion regorge de modèles qui ont marqué leur époque et continuent de faire rêver les navigateurs. Ces "bateaux intemporels" sont souvent des références en termes de performances, de robustesse ou de confort, et leurs retours d'expérience peuvent éclairer l'acheteur potentiel.

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Le Muscadet : Un Classique Iconoclaste et Performant

Construit par le chantier Aubin de 1963 à 1981, toujours en contreplaqué, le Muscadet est un bateau qui a fait scandale par sa silhouette iconoclaste en 1963. Il se fait remarquer par son comportement très sain et ses performances étonnantes. Ce voilier a même participé aux premières Mini-Transat, avec à la barre des marins comme Jean-Luc Van Den Heede ou Roland Jourdain, dont le Muscadet coula au large du cap Finisterre en 1983. Dans les années 1990 et 2000, de plus en plus de passionnés ont restauré des Muscadet en mettant à profit les progrès de la construction contreplaqué et la nouvelle résine miracle, l’époxy. Ses caractéristiques techniques sont les suivantes : Longueur : 6,40 m ; Largeur : 2,23 m ; Tirant d'eau : 1,10 m ; Déplacement : 1 200 kg ; Lest : 520 kg ; Surface de voile au près : 25 m² ; Génois : 14,40 m² ; Grande voile : 10,60 m². L'architecte est Philippe Harlé et le matériau principal est le contreplaqué.

Le Serpentaire : L'Influence des Constructions Amateurs

Le Serpentaire est un bateau dont l'histoire est liée à la victoire de Daniel Gilard, racontée dans son célèbre récit, « Petit Dauphin sur la peau du diable », écrit avec Jean Noli. L’origine de l'histoire, c’est qu’il avait couru - et beaucoup gagné - en double avec Bernard Veys, l’architecte du Serpentaire, sur le prototype mis à l’eau en 1976. Cependant, c’est un bateau difficile à acheter, car après quelques années de construction professionnelle chez Pétrel à Nantes (coque polyester, pont contreplaqué) de 1977 à 1981, puis au chantier gascon SNP qui produira une cinquantaine d’unités entièrement en polyester, il a beaucoup été construit en amateur. Autant dire qu’il y a de tout en termes de qualité de construction. Néanmoins, l’excellent Imessouane essayé à Lorient prouve que certains de ces amateurs ont très bien travaillé. Ses dimensions sont : Longueur : 6,48 m ; Largeur : 2,48 m ; Tirant d'eau : 1,15 m ; Déplacement : 1 150 kg ; Lest : 500 kg ; Surface de voile au près : 29 m² ; Génois : 14,50 m² ; Grande voile : 13,50 m² ; Spi : 38 m². L'architecte est Bernard Veys. Le matériau de construction varie selon l'origine du bateau.

Le Surprise : Un Phénomène de Plaisir et de Polyvalence

Construit depuis plus de quarante ans, le Surprise est un véritable phénomène. C’est surtout un bateau jubilatoire, rapide, marin et très fin à la barre. Il est important de noter la réussite du biquille, souvent méconnu, qui est parfaitement adapté à la croisière côtière et à peine moins performant que le quillard. Le Surprise est désormais construit par le chantier malouin BG Race où un nouveau patron, Jean-Charles Thomas, entend bien s’appuyer sur les Suisses pour relancer le mythique plan Joubert, ainsi que ses grands frères. Ses caractéristiques incluent : Longueur : 7,65 m ; Largeur : 2,48 m ; Tirant d'eau : 1,60 m ; Déplacement : 1 250 kg ; Lest : 500 kg ; Surface de voile au près : 33,50 m² ; Génois : 17 m² ; Grande voile : 16,50 m² ; Spi : 45/65 m². L'architecte est Michel Joubert et le matériau est le stratifié de verre.

Le First 31.7 : Une Valeur Sûre en Course-Croisière

Le plan du First 31.7 commence à dater puisqu’il est issu de la carène du Figaro, premier du nom, sorti en 1989. Mais le First 31.7 a beaucoup gagné en IRC, notamment en équipage réduit sur les Vieux Safrans et autre Transquadra. Diffusé à 1 400 exemplaires, un record pour un course-croisière, c’est ce qu’on appelle une valeur sûre… et un bateau facile à trouver sur le marché de l’occasion. Ses spécifications sont : Longueur : 9,50 m ; Largeur : 3,23 m ; Tirant d'eau : 1,90 m ; Déplacement : 3 600 kg ; Lest : 1 050 kg ; Surface de voile au près : 53,40 m² ; Génois : 24,70 m² ; Grande voile : 28,70 m². L'architecte est Finot-Conq et le matériau est le stratifié de verre.

Le Pogo 8.50 : La Performance au Service de la Croisière

Qui n’a pas rêvé de naviguer en Pogo ? De profiter d’une carène surpuissante pour garder de la toile dans la brise sans se mettre dans le rouge et s’offrir de longs surfs dans la houle ? Oui mais voilà, ces bateaux en sandwich ne sont pas donnés. On en trouve aujourd’hui à des prix allant de 50 000 à 70 000 €. Lancé en 2001, le 8.50 est le premier Pogo de croisière. Dessiné, comme le premier Pogo 6.50, par Pierre Rolland, le Pogo 8.50 employait le même type de construction en sandwich-feutre, qui s’apparente plutôt à un monolithique. Ses caractéristiques principales : Longueur : 8,50 m ; Largeur : 3,60 m ; Tirant d'eau : 1,75 m ; Lest : 850 kg ; Surface de voile au près : 53 m² ; Génois : 27 m² ; Grande voile : 26 m² ; Spi : 74 m². Les architectes sont P. Rolland et P. Roséo, le matériau est le stratifié de verre.

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Le Challenger et Super Challenger : Élégance et Potentiel de Refit

Construit en bois moulé dans les années 1960 et 1970 par des chantiers comme Craff, Quéré ou Yachting Service, ce plan Mauric lancé en 1966 a marqué son époque et reste un super bateau, élégant sur l’eau et très bon marcheur. De fait, un Challenger est une base motivante pour un projet de refit. C'est un vrai candidat au coup de cœur. Sur une unité en bois, il y aura probablement du boulot sur le pont (souvent gorgé d’humidité), dans les fonds et autour de la quille. Le Super Challenger a aussi été construit en polyester sous les noms de Super Challenger Mk III et Super Arlequin (avec des aménagements différents). Ses dimensions sont : Longueur : 9,07 m ; Largeur : 2,72 m ; Tirant d'eau : 1,40 m ; Déplacement : 2 200 kg ; Lest : 1 200 kg ; Surface de voile au près : 29 m². L'architecte est André Mauric, le matériau peut être le bois moulé ou le stratifié de verre selon le chantier.

Le Dufour 34 : L'Alliance Réussie entre Régate et Croisière

Né dans les années du renouveau du chantier Dufour, peu après le rapprochement avec Grand Soleil, le Dufour 34 a tous les attributs de cette génération signée Umberto Felci. D’abord plébiscité par un certain nombre d’équipages de régate, il s’est aussi avéré un croiseur très agréable. Il présente les spécifications suivantes : Longueur : 10,30 m ; Largeur : 3,48 m ; Tirant d'eau : 1,92 m ; Déplacement : 4 700 kg ; Lest : 1 500 kg ; Surface de voile au près : 65 m² ; Génois : 34 m² ; Grande voile : 31 m². L'architecte est Umberto Felci et le design est de Patrick Roséo.

Le Feeling 1040 : Un Bateau à Tout Faire, Efficace et Marin

Le chantier Kirié ne l’a construit que pendant deux ans, passant dès 1987 au Feeling 1090 (le même avec un rouf panoramique). Pourquoi ? D’abord parce que ce plan Harlé est un redoutable marcheur, très efficace en régate comme peuvent le confirmer, par exemple, les concurrents de Jean-Luc Van Den Heede aux Sables d’Olonne. Le Feeling 1040 est un bateau à tout faire, et il fait tout bien. Régate, croisière, et même grande croisière : on a vu des Feeling 1040 en année sabbatique autour de l’Atlantique, et à leur bord des équipages heureux. On a souvent dit que la structure des Feeling de cette époque n’était pas d’une raideur à toute épreuve… Rien ne prouve néanmoins que la construction Kirié de l’époque est moins sérieuse que d’autres. Ses caractéristiques : Longueur : 10,40 m ; Largeur : 3,60 m ; Tirant d'eau : 1,80 m ; Déplacement : 4 900 kg ; Lest : 2 000 kg ; Surface de voile au près : 67,10 m² ; Génois : 41,50 m² ; Grande voile : 25,60 m². Les architectes sont Harlé et Mortain.

Le Sun Fizz : Un Succès Commercial et des Performances Avérées

Au chantier Jeanneau, en ce temps-là, il y avait jusqu’à quarante Sun Fizz en construction au même moment, et il en sortait un toutes les seize heures… Au total, pas moins de 651 Sun Fizz ont été faits aux Herbiers de 1980 à 1986. La raison de ce succès ? Le talent, tout simplement ! À l’époque, notre confrère Patrice Carpentier en a mené un en course sur La Baule-Dakar, et aujourd’hui encore on en voit qui trustent les podiums en Osiris, à l’image du Hiva Oa que nous avions essayé à Cherbourg en 2011 (VM n°181). Son skipper, Thierry Fortin, avait remporté plusieurs fois le Tour des Ports de la Manche avec un équipage mixte valides/handicapés mentaux. Les spécifications de ce voilier sont : Longueur : 11,75 m ; Largeur : 3,85 m ; Tirant d'eau : 1,95 m ; Déplacement : 7 300 kg ; Lest : 3 000 kg ; Surface de voile au près : 81,50 m² ; Génois : 49,50 m² ; Grande voile : 32 m². L'architecte est Philippe Briand et le matériau est le stratifié de verre.

Le RM 1050 : L'Innovation du Contreplaqué-Époxy et l'Accès à de Nouveaux Horizons

La formule du biquille en contreplaqué-époxy coiffé d’un pont panoramique n’était pas inédite, mais elle était parfaitement confidentielle. Et c’est bien le RM 1050, Voilier de l’année 1999, qui a permis à Fora Marine de populariser ce type de bateau très large, spacieux et lumineux, et néanmoins capable de performances honorables si vous n’avez pas prévu de serrer le vent à l’excès. Tout cela est possible avec ce RM qui a fait chavirer les cœurs de toute une génération de marins. Et de Voile Magazine qui, en partenariat avec le chantier, a pu envoyer trois jeunes lecteurs découvrir la Caraïbe à bord d’un superbe 1050 aux couleurs du magazine. L’exposition du bateau au Nautic, suspendu - avec de fausses quilles - à la structure du hall 1 de la porte de Versailles, a également marqué les esprits ! Aujourd’hui, le RM 1050 - coté 45 600 € par l’Argus du Bateau - est plus accessible que jamais, mais il n’est pas si courant sur le marché de l’occasion, ce qui tend à tirer cette cote vers le haut. Ses caractéristiques techniques : Longueur : 10,50 m ; Largeur : 3,90 m ; Tirant d'eau : 1,60 m ; Déplacement : 4 500 kg ; Lest : 1 882 kg ; Surface de voile au près : 63,20 m² ; Génois : 25 m² ; Grande voile : 38,20 m². L'architecte est Marc Lombard et le matériau est le contreplaqué-époxy.

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L'Ovni 435 : Le Grand Baroudeur en Aluminium

Impossible de refermer l’album de nos occasions préférées sans évoquer les Ovni. Des bateaux qui nous ont fait rêver et qu’on peut aujourd’hui s’offrir d’occasion, que l’on parte ou non en année sabbatique… Comme tous les bateaux en aluminium, les Ovni décotent peu. Pour les acheteurs, c’est à la fois un problème - ils sont assez chers - et une sécurité - on le revendra bien. Ce 435 a prolongé de sept ans la carrière de l’Ovni 43, qui avait déjà été construit de 1991 à 2000. Plus de cabine en U sur l’Ovni 435, mais une cuisine droite placée le long du bordé tribord, juste devant le cabinet de toilette. Pour le reste, la philosophie reste fidèle au principe du grand baroudeur confortable, capable d’affronter toutes les mers ou presque, et de gagner dérive haute les mouillages les plus inaccessibles. Des qualités qu’on appréciera aussi en croisière familiale en Bretagne, la facilité d’échouage en plus… À noter d’ailleurs que ces bateaux sont très appréciés des loueurs, qui n’ont aucun mal à trouver des amateurs. Ses spécifications : Longueur : 12,90 m ; Largeur : 4,20 m ; Tirant d'eau : 0,80-2,50 m ; Déplacement : 10 300 kg ; Lest : 3 600 kg ; Surface de voile au près : 88 m² ; Génois : 53 m² ; Grande voile : 35 m². L'architecte est Philippe Briand et le matériau est l'aluminium.

Le J/109 : L'Harmonie entre la Régate et le Confort en Croisière

Il aime la régate : normal, c’est un J. Mais il sait aussi offrir suffisamment de confort autour de son carré cossu et généreusement boisé pour de belles croisières familiales. Et ça, c’est un peu la signature de Didier Le Moal, le constructeur français de ces bateaux américains qui était pour la première fois impliqué dans la conception d’un modèle. C’était en 2001. Depuis, pas moins de 400 J/109 ont été construits par ses équipes en Vendée ! Bien entretenus, on pourrait presque dire qu’ils ne vieillissent pas… Gaia, le J/109 de Jean-Marie Barrière que nous avions essayé l’an dernier (VM n°255), aurait même tendance à rajeunir ! Il est vrai que l’histoire de ce bateau, construit aux États-Unis puis laissé à l’abandon dans le sud de la France suite à un drame de mer et finalement restauré aux petits oignons par ce Lorientais passionné, est un peu particulière… Mais quel bateau ! Que ce soit pour une Transquadra, des régates en équipage ou un programme de croisière rapide, le J/109 est à son aise avec son grand bout-dehors rétractable. Ses caractéristiques : Longueur : 10,75 m ; Largeur : 3,51 m ; Tirant d'eau : 2,10 m ; Déplacement : 4 950 kg ; Lest : 1 769 kg ; Surface de voile au près : 83 m² ; Génois : 38 m² ; Grande voile : 45 m². L'architecte est Rod Johnstone et le matériau est le verre/balsa/vinyl.

L'Arpège : Un Best-Seller Historique et Performant au Près

L'Arpège est un Dufour qui n’en porte pas encore le nom. Véritable best-seller entré dans les annales de l’histoire de la plaisance, il se tient pourtant loin du musée et près des plans d’eau grâce à une belle association de propriétaires (APA). Avec sa carène qui se caractérise par ses sections arrière en V et des formes pleines au-dessus de la flottaison, son style est évidemment daté. De fait, l’Arpège est un voilier assez performant au près, adapté à un équipage réduit (au-delà de trois on est à l’étroit dans son cockpit baignoire). Attention, c’est un voilier bas sur l’eau où l’équipage est assez mal protégé dans la mer formée. Ses spécifications : Longueur : 9,25 m ; Largeur : 3 m ; Tirant d'eau : 1,35 m ; Déplacement : 3 300 kg ; Lest : 1 750 kg ; Surface de voile au près : 48,50 m² ; Génois : 31,50 m² ; Grande voile : 17 m². L'architecte est M. Dufour et le matériau est le stratifié de polyester.

Le Malango 10.45 : Le Croiseur Rapide Échouable, une Perle Rare

Le Malango 10.45 est une perle rare, un bateau qui ne reste généralement pas longtemps en vente. Les connaisseurs sont à l’affût car le concept d’un croiseur rapide qui s’échoue, doté d’un garage pour l’annexe est unique. C'est un détail important pour un chantier attaché au caractère marin de ses unités. Et le Malango l’est, notamment dans la brise où il s’avère puissant et rassurant. Marin aussi avec sa cuisine en U et sa grande table à cartes. Pour une occasion, il est crucial d'inspecter attentivement le tunnel où l’eau stagnante peut faire vieillir prématurément le composite, ainsi que les points de contact à l’échouage (structure au niveau des béquilles télescopiques, quille). Ses caractéristiques : Longueur : 10,45 m ; Largeur : 3,70 m ; Tirant d'eau : 1-2,70 m ; Déplacement : 3 700 kg ; Lest : 1 300 kg ; Surface de voile au près : 63 m² ; Génois : 30 m² ; Grande voile : 33 m². L'architecte est Julien Marin et le matériau est le sandwich de verre/PVC.

Le Figaro (Première Génération) : Un Monotype Exigeant pour Navigateurs Avertis

C’est le premier monotype de la Solitaire du Figaro. En effet, en 1990, l’organisateur de la course décide d’imposer une unité pour cette épreuve déjà mythique et choisit un plan du groupe Finot construit par Bénéteau. Technologiquement, il s’agit d’une construction en monolithique qui vieillit bien malgré toutes ses années de régate. Évidemment, les aménagements sont sommaires, mais il faut considérer que cette carène a donné naissance au First 310 puis au 31.7, mais aussi aux Océanis 300 et 311. Reste avant tout achat à bien vérifier ses points faibles : gréement dormant (en Rod), moteur (peu protégé), et coque. Un Figaro de première génération, comme le titrait Bernard Rubinstein dans Neptune en 1990, est une unité affûtée et exigeante qui nécessite une très bonne maîtrise, notamment si l’on navigue en solitaire où il faudra nécessairement remplir les ballasts s’ils sont toujours en place. Ses spécifications : Longueur : 9,14 m ; Largeur : 3,22 m ; Tirant d'eau : 1,83 m ; Déplacement : 2 400 kg ; Lest : 900 kg ; Surface de voile au près : 55,50 m² ; Génois : 30,5 m² ; Grande voile : 25 m² ; Spi : 73 m². Les architectes sont le Groupe Finot et Jean Berret, le matériau est le stratifié de verre.

Dufour (Modèle performant post-2009) : Modernité et Qualité de Finition

C’est en 2009 que le chantier Dufour, peu après le rapprochement avec Grand Soleil, a présenté une unité « performante » qui succède au très classique 40 de 2002. Les aménagements à l’italienne ont insufflé une nouvelle jeunesse au chantier et font que cette unité garde un style actuel. Les finitions ne devraient pas jouer de tour à l’acheteur pour peu que le propriétaire en ait pris soin. Ses dimensions : Longueur : 12,35 m ; Largeur : 3,89 m ; Tirant d'eau : 2,10 m ; Déplacement : 7… (information complémentaire sur le déplacement non fournie).

Le Cas Particulier du Voilier Flot 32 : Rareté et Conseils Généraux

Dans le cadre d'une recherche pour l'achat d'un voilier d'occasion, l'intérêt se porte spécifiquement sur un modèle comme le Flot 32. Si les informations détaillées sur ses caractéristiques intrinsèques et les avis précis sont moins abondantes que pour certains autres "bateaux intemporels" listés précédemment, les discussions au sein des communautés de marins témoignent de son existence et de son charme. Par exemple, des commentaires tels que "Trés joli Flot 31…" (qui pourrait faire référence au 32 ou à un modèle similaire dans la même série) ou "J'ai un flot 32 à Pornichet le n°26" confirment la présence de ce type de voilier sur le marché. L'existence de différentes versions, comme le "Flot 18 ou Krenn?", indique également une gamme de modèles ou des constructions alternatives à considérer.

Pour un modèle tel que le Flot 32, qui pourrait être plus ancien et potentiellement construit en plus petites séries, les conseils généraux concernant l'achat d'un voilier d'occasion prennent une importance capitale. La nécessité de vérifier l’entretien et les factures est absolue. Un bateau de l'an 2000, ou même plus ancien, n'est pas forcément "rincé" s'il a été maintenu avec soin. L'expertise d'un professionnel, la consultation des archives et des discussions avec les associations de propriétaires, si elles existent, seront des atouts majeurs. Le défi réside souvent dans la rareté de ces unités, ce qui peut rendre leur évaluation plus complexe. L'électronique, les systèmes de navigation, l'état de la coque, du gréement et du moteur sont autant de points à examiner avec la plus grande rigueur, potentiellement avec l'aide d'un expert maritime.

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