Tout sur les accessoires connectés et l'équipement complet pour le kayak de pêche

L'aventure sur l'eau, qu'il s'agisse de glisser sur un lac scintillant ou de braver les vagues tumultueuses de l'océan, offre une expérience inégalée. Cependant, avant de pagayer paisiblement, une étape cruciale s'impose : la préparation minutieuse de votre embarcation. Une checklist rigoureuse est la clé pour s'assurer que votre micro-aventure se déroule en toute sécurité et dans le plaisir le plus complet. Que vous soyez un kayakiste aguerri ou débutant, la personnalisation de votre embarcation est devenue une étape incontournable, notamment grâce à des systèmes modulaires ingénieux.

L'architecture modulaire : les rails et supports universels

La plupart des kayaks destinés à la pêche sont équipés de rails sur lesquels viennent se fixer les bases universelles recevant l’intégralité des supports et équipements. Ce sont les seuls éléments vissés dans la coque des kayaks et, grâce à ce système personnalisable, il n’est pas utile de percer ailleurs. Ces rails sont vendus séparément et peuvent être installés sur n’importe quelle coque standard que vous souhaitez équiper pour la pêche. Les pêcheurs adoptent de plus en plus une approche sportive de la pêche. Les embarcations légères sont à la mode et, qu’elles soient rigides ou gonflables, elles nécessitent souvent d’être équipées avant de pouvoir transporter et organiser correctement votre matériel. Il existe des gammes de base universelles (starport Railblaza) pouvant être fixées partout et permettant d’utiliser les supports sur n’importe quelle embarcation. Comme d’autres marques, Galaxy Kayaks fait confiance à Railblaza pour les accessoires. Le catalogue est un de ceux les plus fourni.

Gestion des cannes et accessoires de manipulation

Un ensemble canne moulinet peut être transporté sans risque, mais si vous en emportez plusieurs, mieux vaut installer des supports sur votre embarcation. Vous pourrez naviguer et pêcher sereinement, sans risque de faire tomber du matériel à l’eau. Il existe différents supports cannes compatibles avec les supports universels, tous sont munis de taquet anti-éjection, certains sont même inclinables. Il y a aussi des supports rotatifs comportant des extensions articulées. Un porte-canne (voire plusieurs) est indispensable pour pratiquer la pêche en kayak. C’est souvent le premier accessoire que l’on monte lorsqu’on commence à équiper un kayak de pêche. Parmi les très nombreux modèles disponibles, choisissez en fonction de vos pratiques. Un simple support de canne, pour pouvoir entreposer sa canne entre deux prises ou lors des transitions, n’aura pas les mêmes contraintes qu’un porte-canne pour pratiquer la traîne. Il existe différentes morphologies, du porte-canne « pistolet » au porte-canne « tube », dotés ou non d’articulations (boule type RAM, engrenages à serrer, encastrés…). Les portes-cannes sont généralement proposés en deux parties : une base qui est vissée sur le pont, et le porte-canne proprement dit, qui vient s’y connecter. Le connecteur est hélas variable d’un fabricant à l’autre, et un porte-canne Railblaza ne pourra pas se connecter sur un support Scotty et inversement. Il convient donc de dresser un inventaire du matériel que vous souhaitez connecter sur vos supports pour choisir les accessoires adaptés.

Indispensable pour assurer la capture d’un poisson de belle taille, l’épuisette est aussi bien utile pour sécuriser la manipulation de cette prise, c’est pourquoi elle doit toujours être à portée de main. Généralement positionnée à l’arrière ou sur le côté du pêcheur, elle peut être tout simplement posée ou glissée dans un support canne. Prenez soin de choisir une épuisette munie d’une attache sur le manche afin d’y ajouter un cordon ou un leash pour la sécuriser au kayak.

Électronique embarquée et détection du poisson

De plus en plus de pêcheurs optent pour des systèmes de détection du poisson et de cartographie des fonds à la pêche. Si c’est votre cas, vous devrez prévoir les supports pour installer cet électronique à bord de votre kayak. L’idéal est d’avoir l’écran sous les yeux et assez haut sans pour autant qu’il ne gêne vos mouvements. Railblaza propose différents supports afin de pouvoir fixer tous les écrans du marché. Il existe des modèles basiques et d’autres munis de pieds articulés. Certains supports sont universels tandis que d’autres sont vraiment conçus pour un seul modèle voire une seule marque. L’installation d’un échosondeur est purement facultative, mais c’est un plus appréciable à plusieurs registres. La plupart des échosondeurs actuels sont doublés de fonctions de cartographie GPS : vous pourrez donc aborder votre navigation sur la carte, anticiper les hauteurs d’eau, les obstacles, la nature de fonds, mais aussi visualiser vos dérives directement sur la carte, et préparer le point de départ de la dérive suivante de manière plus efficace. Le combiné peut être fixé sur la partie latérale ou sur le pont du kayak, par l’intermédiaire des supports proposés par RAM Mount, Railblaza, etc. Ce support comprend une base à visser sur le kayak, ou sur un rail porte-matériel, et une partie amovible fixée sur votre échosondeur.

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La sonde se positionne à l’avant ou au niveau du pêcheur. Certains kayaks de pêche sont équipés d’un puits conçu pour accueillir la sonde sous la coque, mais la plupart en sont dépourvus. Il existe donc deux types de support : le premier est un modèle conçu pour les puits tandis que le second est plus universel et s’adapte à tous les modèles de kayaks. Un bras déporté et articulé permet de positionner la sonde à votre hauteur sur le flanc de l’embarcation. Si aucun emplacement n’est prévu pour la sonde, elle peut être disposée en latéral, via un bras spécifique tel que celui proposé par exemple par Railblaza. Ce sera d’ailleurs l’emplacement à privilégier pour les sondes de type Live, afin de pouvoir facilement orienter la direction de détection.

Gestion de l'énergie et connectique

Pour ces moteurs ou pour votre électronique embarquée, l’alimentation se fera grâce à une batterie, les batteries lithium sont préférables aux batteries standards, ne serait-ce que pour la question du poids. Une simple batterie au plomb 12Ah type Yuasa suffira pour alimenter votre sonde durant une journée de pêche. On veillera par contre à bien la fixer à l’intérieur du kayak et/ou à l’installer dans une boite étanche. Chez Hobie, un support est proposé pour accueillir ce type de batterie, que l’on pourra placer à l’intérieur de la trappe. Il existe également des batteries lithium, nettement plus onéreuses, mais également d’une capacité supérieure. La câblerie et la connectique du sondeur, comme de toutes les autres installations électriques, sont installées dans la double-coque. Des passe-câbles étanches peuvent être installés pour conserver l’étanchéité de l’ensemble. Plusieurs types de connecteurs rapides sont proposés par différents fabricants. Les connecteurs Anderson sont davantage adaptés aux grosses puissances, de l’ordre de 30 à 60 A. Pour brancher des caméras, téléphones, VHF, viviers, il existe des prises à encastrer, soit de type USB, soit de type 12 V allume-cigare.

RAM Mount : très populaires notamment dans le milieu de la moto, les supports RAM sont basés sur une boule à visser sur le pont ou sur un rail, sur laquelle on pourra adapter de nombreux matériels : porte-cannes, sondeurs, tablettes… Différents diamètres de boules existent (en fonction du poids à supporter).

Organisation du matériel et stockage

On recommande plutôt des boîtes étanches pour stocker et transporter les leurres lors d’une session de pêche. Elles peuvent être rangées dans un bakan ou une caisse, étanche également, positionné derrière le siège du pêcheur. On peut ainsi en saisir le contenu en un geste et le refermer rapidement en cas de pluie. Vous pouvez également ajouter un bac à leurres juste devant vous, c’est un accessoire pratique pour fixer vos pinces et ciseaux et/ou stocker votre sélection pour la journée plutôt que de chercher dans vos boîtes une fois sur l’eau. Les fabricants de kayaks de pêche proposent désormais des « crates » (de l’anglais « crate », cagette, caisse, cageot…) pour transporter des boites de leurres et autres matériels de pêche. Les coffres viviers qui se mettent sur l’arrière, derrière le siège, cela sert de vivier ou de stockage pour le casse-croûte, les vêtements de rechange, le matériel de sécurité ou les boites à leurres.

Capturer les moments : perches et supports multimédias

De plus en plus de pêcheurs utilisent un téléphone portable, un appareil photo ou des caméras embarquées pour immortaliser leur partie de pêche. Cette perche articulée est vendue avec un embout pour caméra embarquée type Gopro. Vous pouvez aussi y adapter un embout avec une vis 1/4 pour installer un appareil photo. Pour le téléphone, il existe un support dédié qui peut être fixé au bout de la perche pour faire de la photo ou de la vidéo ou bien à portée de main du pêcheur pour utiliser les autres fonctionnalités de son téléphone.

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Transport et logistique au sol

Un kayak chargé de matériel de pêche ne peut pas être transporté seul à moins d’être équipé directement à la mise à l’eau ou de posséder un chariot de transport. Le chariot Railblaza est ingénieux et entièrement démontable. Il s’installe en moins d’une minute. Le système de sangle permet de fixer votre embarcation en un simple geste et les patins inclinables épousent les différentes formes de coques. Le chariot est muni de grandes roues, à l’aise sur tous les sols durs mais vous pouvez opter pour des roues spéciales sable. Il est simple et pratique de transporter son kayak sur le toit de son véhicule, sur des barres de toit. Pour l’installer, lorsque vous êtes seul, l’idéal est de fixer à l’arrière de votre kayak un bloc de mousse ou de polystyrène, pour éviter d’endommager votre gouvernail durant la manœuvre. On lève ensuite l’avant du kayak, que l’on vient placer en appui sur les barres, avant de venir récupérer l’arrière du kayak pour installer l’ensemble sur le toit. Le tout sera fixé par deux sangles à cliquet solides.

En règle générale, on retire le chariot manuellement avant la mise à l’eau, simplement en levant l’arrière du kayak. Toutefois, il peut arriver, dans certaines situations, comme lorsqu’on veut éviter de racler le fond ou que l’on peut embarquer depuis un ponton, que l’on embarque avec les roues encore installées. Il nous faut alors retirer notre chariot avant de naviguer. Le coude à chariot, adapté aux chariots qui s’emboitent, offre l’intérêt de pouvoir remettre le chariot en place lorsqu’on est encore dans l’eau, à la fin de sa session de pêche. Un coude à chariot est un simple tube (de récup) que l’on coudera à l’étau. Son diamètre est légèrement inférieur à celui des tubes du chariot. À mi-hauteur, on percera un trou à la perceuse, avant de venir insérer un « clip à pagaie », qui permettra de fixer le coude à l’intérieur du chariot.

Sécurité, réglementation et équipement individuel

Le port du gilet de sauvetage est recommandé en eau douce et il est obligatoire en mer dès lors que l’on s’éloigne à plus de trois cents mètres des côtes. Il est conseillé de porter cet accessoire à chaque sortie et en tout temps ! Faites en sorte de rester visible et joignable, notamment en portant des vêtements de couleurs. Placez votre téléphone dans une pochette étanche. Pour respecter la réglementation mer, vous devrez équiper votre embarcation d’un dispositif lumineux pour pouvoir vous éloigner des côtes. Tout kayak de longueur inférieure à 3,50 m est considéré comme un « engin de plage », et à ce titre, limité en navigation à une distance maximale de 300 mètres du rivage. Un kayak de longueur supérieure à 3,50 mètres est autorisé à évoluer jusqu’à 2 miles nautiques d’un abri, à condition d’embarquer le matériel de sécurité dit « basique spécifique ». Soit un équipement individuel de flottabilité (EIF), accessible rapidement et aisément, présentant un niveau de performance d’au moins 50 N de flottabilité ; soit, si elle est portée, une combinaison humide en néoprène ou sèche assurant au minimum une protection du torse et de l’abdomen, une flottabilité positive et une protection thermique. Un dispositif lumineux est nécessaire. Celui-ci peut-être collectif (il est alors constitué d’une lampe torche étanche ayant une autonomie d’au moins 6 heures) ou individuel (dans ce cas, il doit être étanche et avoir une autonomie d’au moins 6 heures et doit être soit porté soit fixé à l’équipement individuel de flottabilité mis à la disposition de la personne embarquée). Un dispositif d’assèchement manuel (écope, seau ou pompe à main) approprié au volume du navire est requis pour les navires non auto-videurs ou ceux qui comportent au moins un espace habitable. Un moyen de connaître les heures et coefficients de marée du jour et de la zone considérés est indispensable. Une ligne de mouillage appropriée au navire et à la zone de navigation est obligatoire si la masse dépasse les 250 kg.

Ne lésinez pas sur la sécurité, tant pour vous (gilet, lampe flash, VHF…) que pour votre matériel. En cas de chavirage, une boite de leurre qui coule irrémédiablement saura vous faire regretter de n’y avoir songé plus tôt. Équipez-vous d’un GPS pour ne pas vous égarer et prenez un téléphone (dans une pochette étanche) au cas où vous auriez besoin d’appeler à l’aide.

Tenue vestimentaire et protection contre les éléments

Le choix des vêtements est crucial. Par temps chaud, portez des vêtements plutôt longs que courts pour ne pas souffrir des coups de soleil qui peuvent être violents si vous restez plusieurs heures sur l’eau. Optez pour des habits légers et respirants, pas trop amples pour qu’ils ne s’alourdissent pas avec l’eau. Préférez les couleurs claires pour éloigner les moustiques, l’idéal étant de porter un t-shirt blanc. L’idéal pour une excursion en kayak par temps chaud est de porter un long short ou un legging de natation avec un t-shirt blanc anti UV léger. Lorsque les températures chutent, il est crucial de porter les bons vêtements pour rester au chaud et profiter pleinement de votre expérience de kayak. Pensez aux combinaisons néoprènes qui vous maintiennent au chaud tout en vous protégeant de l’eau. Les combinaisons en néoprène sont un atout en raison de leur isolation thermique efficace, offrant une protection contre les éléments tels que le froid et les éclaboussures. Le néoprène flexible permet une mobilité optimale pour des mouvements de pagaie, tout en fournissant une certaine flottabilité en cas de chute à l’eau.

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La météo peut changer rapidement pendant une sortie en kayak, il est donc essentiel d’avoir une veste imperméable à portée de main. Cette veste vous protégera non seulement de la pluie, mais également des éclaboussures et des vents forts. Pour protéger vos pieds des rochers tranchants, des coquillages et des surfaces glissantes, il est recommandé d’emporter des chaussures d’eau ou des sandales fermées. Lorsque vous pagayez sur l’eau, vos yeux sont exposés aux rayons UV réfléchis par la surface. Pour protéger vos yeux du soleil éblouissant, portez des lunettes de soleil avec des verres teintés offrant une protection UV adéquate. Assurez-vous également qu’elles sont équipées d’un cordon de sécurité pour éviter de les perdre en cas de mouvement brusque ou de chavirement.

Stabilité et navigation spécifique

Même si, sur le papier, il est possible de pêcher depuis pratiquement n’importe quelle embarcation légère, certains kayaks seront plus adaptés que d’autres à la pratique de la pêche : stabilité, possibilité de pêcher debout, porte-cannes, possibilité d’installer un sondeur, etc. Les kayaks dédiés à la pêche sont désormais proposés avec des équipements spécifiques. Le siège est généralement proposé de série avec votre kayak de pêche mais certains fabricants proposent des sièges « confort » en option. Les kayaks de pêche sont généralement assez larges, au point de pouvoir permettre la pêche debout, en eaux calmes. Leur stabilité est réellement impressionnante, et chavirer est extrêmement rare (ce qui n’exclut pas une pratique en toute sécurité). Revers de la médaille, un kayak large est rarement rapide, ce qui peut être un inconvénient lorsqu’on doit affronter les courants ou remonter face au vent. Le poids ou la longueur sont également à prendre en compte à l’achat. Une masse de 30 kg est un minimum pour la plupart des modèles, hors équipement complémentaire. Les kayaks de pêche haut de gamme dépassent même les 40 kg, et ce point est important pour appréhender la mise à l’eau, notamment si les conditions d’accès sont difficiles.

Plusieurs fabricants de kayaks se sont lancés dans la commercialisation de kayaks propulsés par un pédalier. Si, traditionnellement et en termes de sécurité, la pagaie demeure obligatoire, le pédalier offre un avantage majeur pour le pêcheur, celui de conserver les mains libres durant sa session de pêche. Proposé par Hobie Kayaks, ce type de pédalier fonctionne avec un mouvement de va-et-vient et assure une excellente vitesse à votre embarcation. Les pédaliers récents sont même dotés d’une marche arrière (Mirage Drive 180), voire sur les modèles de kayaks hauts de gamme (Pro Angler), d’une direction à 360° permettant des déplacements latéraux (Mirage Drive 360). Légèrement moins performant en termes de vitesse, ce pédalier rotatif (comme sur un cycle) offre l’avantage d’une marche arrière directe, sans avoir à tirer un levier : il suffit de tourner les jambes dans le sens inverse.

Ancres et mouillage

Équiper un kayak de pêche d’une ancre est rarement indispensable ; on utilisera davantage l’ancre flottante, qui offre l’intérêt de ralentir la dérive. Un trolley va-et-vient est constitué de deux pontets de fixations à l’avant et à l’arrière du bateau, sur lesquels on viendra installer une poulie. La cordelette (environ 5 mm) passe dans les deux poulies et les deux brins sont reliés par un anneau inox, dans lequel passera votre ancrage. La masse lège du kayak étant très réduite, il est inutile de prévoir une ancre trop lourde (de 1 à 2 kg suffisent généralement). Idéalement, une longueur de chaîne de deux à trois mètres complètera la partie basse, pour éviter toute rupture liée à l’abrasion. Le bout (corde) reliant l’ancre et la chaîne au kayak sera d’une longueur adaptée à la profondeur d’eau. Prévoir environ trois fois la hauteur d’eau pour la longueur du bout. Si vous prévoyez d’ancrer dans des hauteurs d’eau plus importantes (très utile pour la pêche du corégone), il est possible d’installer un filin intermédiaire, par exemple un dévidoir de plongée. Sur la partie haute de votre filin, installer une bouée est une bonne pratique. En partant de l’ancre, une chaîne de deux mètres, un dévidoir de plongée de 83 mètres, et 5 mètres de bout, sur lequel est installée une bouée.

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