Les Championnats du Monde de Natation à Singapour ont été le théâtre d'intenses compétitions, où les athlètes se sont mesurés pour l'excellence mondiale. Au cœur de ces affrontements, le relais 4x200m nage libre masculin a particulièrement captivé l'attention, notamment avec la participation de l'équipe de France. Ce rendez-vous mondial a également permis à de nombreux nageurs français de se distinguer, récoltant médailles et qualifications, tout en inscrivant leurs performances dans un contexte global marqué par des records et des révélations. La présence du nouveau recordman du monde Léon Marchand, parmi d'autres talents nationaux, a insufflé une dynamique particulière aux Bleus qui ont replongé dans le bassin de Singapour, cherchant à marquer leur empreinte collective et individuelle.
Le Relais 4x200m Nage Libre Masculin : Un Apprentissage en Finale Mondiale
L'équipe de France masculine a abordé la finale du relais 4x200m nage libre avec détermination, après s'être qualifiée avec le huitième temps des séries, un temps de 7'06"88, ce vendredi aux Mondiaux de Singapour. Cette qualification a permis de renforcer le collectif avec l'arrivée de Léon Marchand, le quadruple champion olympique, dans l'effectif pour la grande finale de l'après-midi. La présence de Léon Marchand dans le relais, après son record du monde et son titre lors du 200 m quatre nages, a été rendue possible grâce à la performance de ses coéquipiers lors des séries vendredi matin. L'ordre de passage des Bleus pour cette finale a été établi avec Roman Fuchs en premier, suivi de Yann Le Goff, Rafael Fente-Damers, et enfin Léon Marchand comme dernier relayeur et finisseur.
La course de la finale a débuté avec Roman Fuchs qui est parti en premier pour les Bleus. Roman Fuchs a conclu son 200m en 1'46"11, un temps qui constitue son meilleur chrono personnel, plaçant le relais français en cinquième position après le premier segment, tandis que la Grande-Bretagne était en tête. Après un premier 200 m canon de Roman Fuchs, qui a atomisé son record personnel pour passer le premier relais en 4e position, Yann Le Goff et Rafael Fente-Damers ont ensuite pris le relais. Cependant, malgré leurs efforts, ils ont peu à peu chuté au 7e rang, loin derrière le peloton de tête. Yann Le Goff a lâché le relais, et Rafael Fente-Damers a pris la main en septième position. Roman Fuchs avait pourtant bien lancé les hostilités en réussissant à conserver le contact avec les meilleurs en début de course.
C'est ensuite Léon Marchand, meilleur élément du contingent français, avide de progresser en crawl, qui a pris le départ avec une mission de remontée ambitieuse face à un retard conséquent. Parti (très) fort, le Toulousain a réalisé cinquante premiers bons mètres, mais la France était loin du podium. Léon Marchand a même remis les Bleus en sixième position et a attaqué les 50 derniers mètres avec une énergie décuplée. Le sextuple champion du monde a bouclé sa première longueur en 23"40, une performance que personne n'a fait mieux ce vendredi, même chez les Britanniques, et a laissé espérer un insensé exploit. Toutefois, il l'a payé et a fini en 27"90, soit la deuxième longueur la moins rapide du clan français, témoignant d'un départ trop rapide. Les Français auront tout donné dans ce relais mais n'ont pas réussi à accrocher de médaille malgré un dernier passage de haut niveau pour Léon Marchand. Engagés en finale du relais 4 x 200 m nage libre des Mondiaux de Singapour, les Bleus n’ont pas réussi à faire mieux que la sixième place. Les Bleus, emmenés par Léon Marchand, ont finalement pris la 6e place d'un relais 4 x 200 m très rapide avec un temps de 7'03"69. Ils se sont ainsi classés loin du podium composé de la Grande-Bretagne (6'59"84), la Chine (7'00"91) et l'Australie (7'00"98). La Grande-Bretagne s'est imposée devant la Chine et l'Australie, tandis que les États-Unis ont terminé au pied du podium. Les résultats complets de ce relais 4x200m nage libre ont montré la Grande-Bretagne en tête avec 6'59"84, suivie par la Chine (7'00"91), l'Australie (7'00"98), les États-Unis (7'01"24), la Corée du Sud (7'02"29), la France (7'03"69), l'Italie (7'05"54) et Israël (7'06"76).
Les réactions des nageurs français après cette finale ont souligné à la fois la progression et l'apprentissage de cette équipe. Roman Fuchs a déclaré que cela était bien parti et qu'ils avaient fait une bonne progression par rapport à l'an dernier, ajoutant qu'ils avaient tous fait une très belle course. Yann Le Goff a affirmé que le relais progresse, et année après année, ils s'améliorent, ne voyant que du positif. Rafael Fente-Damers a reconnu que c'était beaucoup plus dur et moins fluide que le matin pour lui. Il a également partagé que c'était sa première expérience en finale, ce qui "fait bien battre le cœur", mais que "ça fait du bien de nager avec ses copains". Léon Marchand a partagé son enthousiasme, soulignant que "c'était trop bien de le faire ensemble". Il a ajouté qu'il a beaucoup de joie dans ses courses individuelles, mais quand il fait un relais, cette joie est décuplée, et que ce n'est que le début, chacun de leur côté voulant progresser. Il a aussi avoué s'être "fait avoir comme un débutant", étant "parti beaucoup trop vite et [n'étant] pas du tout dans ma nage, mais j'ai tout donné". Il a ensuite précisé sur RMC Sport qu'il était "parti beaucoup trop vite, et trop sur les jambes" en voulant "essayer de rattraper", mais que "le dernier 50m, c'était un carnage". Ce relais, encore très vert, poursuit son apprentissage avec pour objectif les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028. Roman Fuchs a commenté qu'ils étaient en pleine évolution et se rapprochaient de plus en plus du record de France, suggérant qu'il y a encore quelque chose à construire. L'esprit d'équipe a été total, Rafael Fente-Damers ayant même dit : "J'ai joué aux jeux vidéo avec Roman, j'ai fait le bizutage avec Yann et je pars au Texas avec Léon, alors je crois que, entouré d'amis comme ça, c'est que du plaisir. Un esprit d'équipe qui ne peut que nous faire mieux nager." Léon Marchand a confirmé : "C'est trop bien. C'est une pression qui est différente parce qu'on ne nage pas seulement pour soi-même. Mais c'est que le début et ça annonce de bonnes choses pour Los Angeles 2028."
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Les Faits Marquants Individuels Français : Entre Podium et Ambition
Au-delà de la performance collective du relais, plusieurs nageurs français se sont illustrés par leurs performances individuelles, marquées par des médailles, des records personnels et des qualifications significatives.
Yohann Ndoye-Brouard : Une Double Moisson de Bronze
Yohann Ndoye-Brouard a été le seul médaillé du jour côté français, décrochant le bronze sur le 200 m dos avec un temps de 1'54"62. Il s'offre ainsi une nouvelle médaille en terminant sur la dernière marche du podium. Le Hongrois Hubert Kos a pris la première place avec un temps de 1'53"19, devenant recordman d'Europe. Pieter Coetze (RSA) a quant à lui signé le nouveau record d'Afrique en 1'53"36. Pendant la course, Yohann Ndoye-Brouard a bien commencé, étant troisième après la première longueur, et a remonté sur le duo de tête, parti avec beaucoup d'avance, se maintenant à la 3e position à 50 m de l'arrivée.
Après sa course, Yohann Ndoye-Brouard, médaillé de bronze du 200 m dos (1'54"62) a réagi : "J'ai peut-être un peu mal géré au 100 m pour essayer de jouer la gagne. Mais ça reste quand même un podium sur ma première finale du 200 m dos au niveau mondial. Je suis très content de réussir et surtout d'avoir pris du plaisir." Il a souligné que l'émotion n'était pas la même que pour sa première médaille (sur 100 m dos), "parce que justement j'ai remis mes ambitions à la hausse. Je me suis dit bon, après le bronze logiquement c'est un peu mieux, donc je voulais faire mieux. Mais j'ai enfin réussi à faire le 100 et le 200 à mon niveau, pour une fois. Je suis très fier de moi." Sur France TV, il a ajouté que cette médaille est différente par rapport à celle du 100m, "il y a moins de surprise car je m'attendais, entre guillemets, à faire podium, mais beaucoup de fierté car au début d'année je voulais arrêter le 200m. Il faut toujours y croire. Mes coachs m'ont fait continuer et m'entraîner pour prendre plus de confiance donc le plaisir est revenu." Il a conclu en déclarant simplement : "Deux médailles, je suis content." Les résultats complets de la finale du 200m dos hommes ont été : Hubert Kos (HUN) 1'53"19, Pieter Coetze (RSA) 1'53"36, Yohann Ndoye-Brouard (FRA) 1'54"62, Blake Tierney (CAN) 1'55"09, Apostolos Siskos (GRE) 1'55"13, Jan Cejka (CZE) 1'55"37, Roman Mityukov (SUI) 1'55"57, Luke Greenbank (GBR) 1'56"26.
Maxime Grousset et le 100m Papillon : Une Finale en Vue
Maxime Grousset s'est solidement qualifié pour la finale du 100m papillon avec le 3e temps (50"25), après avoir fait l'impasse sur le 50m nage libre pour se concentrer pleinement sur cette épreuve. Il s'est imposé en force dans sa demi-finale et a frôlé le record de France. Maxime Grousset, qui était déjà qualifié en demi-finale du 100 m papillon avec le 11e temps (51"36) en séries, avait déjà fait savoir qu'il se sentait "bien, facile", et que c'était "une course facile, je n'allais pas tout mettre dès ce matin". Il a reconnu qu'il était "un peu loin sur le mur, il y a plein de choses à revoir", mais ce qu'il cherchait ce matin-là, c'était "de la fluidité, de la facilité". Concernant son choix tactique, il a expliqué que "le choix de zapper le 50 m nage libre est parce que je me sens mieux en papillon. Et si je me sens mieux en pap autant profiter à 100% de ce que je peux faire. La page est tournée, ça m'a fait un peu ruminer hier soir, mais je suis parti de l'avant avec une course correcte ce matin." En finale, Maxime Grousset s'est dit content d'être contre Noé Ponti, le Suisse, meilleur temps des demies, car il préfère "encore plus battre mes potes, c'est pareil sur les jeux vidéo par exemple. C'est un plaisir de nager contre lui."
Clément Secchi, quant à lui, a terminé 7e dans la demi-finale de Maxime Grousset avec un temps de 51"23. Il a été officiellement éliminé, comme attendu, avec le 13e temps global. Après s'être qualifié en demi-finale du 100 m papillon avec le 16e temps (51"58), Clément Secchi avait exprimé avoir eu "chaud, un centième je crois la qualif (sourire)", et que c'était "très serré, le huitième est à deux dixièmes, donc cet après-midi on va tout donner en demi-finale et tout faire pour rentrer en finale. Moi j'y crois et cet après-midi on va faire une meilleure course. C'est mon entrée dans la compétition, c'était long l'attente." Les résultats de la première demi-finale ont été : Maxime Grousset (FRA) 50"25 (Q), Ilya Kharun (CAN) 50"39 (Q), Matthew Temple (AUS) 50"83 (Q), Simon Bucher (AUT) 50"88 (Q), Naoki Mizunuma (JPN) 50"96, Katsuhiro Matsumoto (JPN) 51"20, Clément Secchi (FRA) 51"23, Jakub Majerski (POL) 51"40. Les résultats de la seconde demi-finale ont été : Noe Ponti (SUI) 50"18 (Q), Josh Liendo (CAN) 50"24 (Q), Thomas Ceccon (ITA) 50"42 (Q), Andrei Minakov (RUS) 50"87 (Q), Jesse Jack Coleman (AUS) 51"14, Diogo Matos Ribeiro (POR) 51"21, Edward Mildred (GBR) 51"61, Gal Cohen Groumi (ISR) 51"64.
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Béryl Gastaldello : Une Sixième Place et un Record Personnel au 100m Nage Libre
Béryl Gastaldello a terminé à la 6e place de la finale du 100m nage libre femmes avec un temps de 53"30, ce qui constitue une explosion de son record personnel. Malgré cette performance, la Française s'est bien battue, mais ce n'était pas suffisant pour accrocher une médaille. Après la première longueur, Béryl Gastaldello était dernière, mais elle a tout de même tenté de glaner une médaille sur le 100 m nage libre pour sa première finale individuelle aux Mondiaux.
Sa réaction après la course a été empreinte de satisfaction et de fierté : "Franchement je suis satisfaite, j'ai tout donné. Je suis vraiment fière de moi ce soir. Je crois que mon nouveau départ ne paye pas encore (rires). C'est cool parce que j'ai fait un meilleur temps en finale mondiale. Sixième place… Je suis vraiment fière de moi. C'est pas tous les jours qu'on fait un meilleur temps, encore moins en finale mondiale. J'y suis pas encore pour la barre des 53 secondes, mais le travail va payer à un moment ou un autre. Je suis 6e mondiale, il y a une petite part de déception forcément parce que j'y croyais pour le podium. Je fais une grosse erreur au virage mais c'est comme ça, c'est une finale. J'ai pris beaucoup de plaisir aujourd'hui." Marrit Steenbergen (NED) a remporté la course en 52"55, réalisant le doublé après son titre en 2023. Les résultats complets de la finale du 100m nage libre ont été : Marrit Steenbergen (NED) 52"55, Mollie O'Callaghan (AUS) 52"67, Torri Huske (USA) 52"89, Milou Van Wijk (NED) 52"91, Daria Klepikova (RUS) 52"98, Beryl Gastaldello (FRA) 53"30, Yujie Cheng (CHN) 53"34, Sara Curtis (ITA) 53"41.
Autres Participations Françaises : Défis et Apprentissages
D'autres nageurs français ont également pris part à ces championnats, avec des fortunes diverses mais toujours dans un esprit d'apprentissage et de dépassement. Nikita Baez, avec le 22e temps des séries du 50 m nage libre (22"06), a exprimé sa déception : "Je suis assez déçu par ce que j'ai fait naturellement parce que je suis assez loin de mon meilleur temps. À chaud, je suis juste très frustré et il me faut un petit laps de temps pour me remémorer ma course et avoir un retour objectif sur ce que je viens de faire." Il a ajouté qu'il avait "juste à digérer ma course pour l'instant et dans un deuxième temps analyser concrètement ce qui s'est passé, ce qu'il y a eu de bien et pas bien, puis rebondir dessus pour faire en sorte que ça ne se reproduise plus ou le moins possible." Il a décrit une compétition fluctuante au niveau des émotions, avec "des pics de stress qui survenaient un peu n'importe quand dans la semaine". Malgré tout, il a déclaré : "Je fais mon deuxième meilleur temps, donc tout n'est pas à jeter, mais ça a été assez challengeant nerveusement et émotionnellement ces dernières semaines." Il a conclu avec motivation : "Ça donne envie de revenir. J'ai surtout pas envie de terminer sur cette note-là. Surtout que je suis capable de mieux faire. Je suis déjà motivé pour la suite et me remettre au boulot. Je prends tout pour la suite."
Pauline Mahieu, 24e temps des séries du 200 m dos (2'12"33), a connu des difficultés : "Je ne sais pas trop. C'était super dur, je n'ai pas réussi à relancer. La fin de course a été interminable. J'avais vraiment mal dans tout le corps dès le 100 m donc je savais que ça allait être compliqué." Elle a également confié : "Je savais que ça allait être compliqué ce matin, je pensais que ça passerait quand même sauf que là j'étais vraiment à l'ouest. Après le 100 m ça a été dur parce que j'ai été déçue et il y a eu le contrecoup d'avoir fait quatre 100 m à fond." Elle a eu "deux jours pour récupérer et je ne me suis pas sentie bien."
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