Analyse technique : Surmonter les 3 défauts majeurs du dos crawlé

Le dos crawlé est une nage naturelle qui suit la ligne du corps contrairement à la brasse et au papillon. Elle n’est cependant pas la plus populaire chez les nageurs et demande un peu de pratique avant de bien la maîtriser. La natation étant un sport de traction par les bras plutôt que de propulsion par les jambes, la maîtrise technique est le seul vecteur de progression réelle. Pour progresser, il est essentiel d'identifier les défauts récurrents qui freinent l'avancement et créent des résistances inutiles.

Le déséquilibre horizontal et le naufrage des jambes

En dos crawlé, le risque majeur est d’avoir les jambes qui s’enfoncent au fond du bassin et de ne plus être en position horizontale. Cette position est pourtant fondamentale pour réduire la résistance à l’avancement et ne pas se blesser au niveau du dos. La position horizontale n’est pas naturelle ; elle se trouve en la cherchant par un gainage qui consiste à étirer le corps au maximum, de la pointe des doigts à la pointe des orteils. Le nageur doit chercher à se grandir, comme s'il voulait se faufiler dans un tuyau.

L'un des défauts les plus fréquents est la flexion des hanches trop importante, souvent due à un mouvement de type pédalage. Pour garder vos jambes le plus proche de la surface, essayez de maintenir votre nombril à la surface de l’eau. Gardez bien également votre tête dans l’alignement de votre colonne. De nombreux nageurs ont le défaut d'un dos oblique avec une tête souvent fléchie et un regard dirigé vers les pieds, ce qui entraîne automatiquement un enfoncement du bassin. L'utilisation du battement de jambes doit avant tout servir à l'équilibration et à l'horizontalisation pour compenser le roulis.

L'absence de roulis et les erreurs de retour aérien

Le roulis est absolument nécessaire en dos pour diminuer les résistances de l’épaule qui sort de l’eau et pour permettre au bras opposé une recherche d’appui profonde, dans l’axe du corps. Une sortie de la main avec un corps trop à plat, sans roulis, génère une masse d’eau au-dessus de l’épaule qui freine considérablement le dossiste. Grâce au roulis, l’épaule doit sortir en premier, suivie du pouce.

La configuration anatomique de l’épaule ne permet pas un appui dans l’axe et sous le corps sans cette rotation latérale. On observe souvent des nageurs qui « moulinent » bras tendus sans utiliser leurs épaules. Le retour aérien doit être conduit par l’épaule au départ, puis par la main. Une erreur classique consiste à faire entrer la main à plat sur la face dorsale. La main devrait au contraire rentrer par le petit doigt, bras tendu, dans l’axe du corps, après une rotation interne du bras effectuée durant le retour aérien. Un retour mal conduit, sans roulis, ne favorise jamais une bonne entrée de la main dans l’axe et en profondeur.

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